|
Depuis une semaine, l’ancienne Première ministre et opposante à l’actuel gouvernement ukrainien, Ioulia Timochenko, a entamé une grève de la faim. Elle dénonce la
répression politique qui règne dans son pays et proteste contre les violences qui lui ont été infligées en prison. Condamnée le 11 octobre 2011 à une peine de sept
ans d’emprisonnement, pour des choix politiques relevant de ses fonctions passées de Premier ministre, la santé de la chef de l’opposition ukrainienne se détériore
de jour en jour.
Alertée par les accusations de mauvais traitement, la Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil suprême d’Ukraine, Nina Karpachova, estime que ce sont des actes
de « torture » au regard de
l’article 3 de la Convention européenne des
droits de l’Homme.
Cette situation ne fait qu’envenimer les relations entre l’Union européenne et l’Ukraine, déjà tendues depuis un an du fait de ces pratiques condamnables.
Le commissaire européen en charge de l’élargissement et de la politique de voisinage, Stefan Füle, réclame « d’urgence » au gouvernement ukrainien «
des explications » sur les faits récents.
|
Source : Parlement européen
|
|
La Haute Représentante de l'Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Catherine Ashton, rappelle au gouvernement ukrainien son obligation
d'examiner « immédiatement et impartialement toutes les plaintes pour
torture ou autres formes de traitements cruels, inhumains ou dégradants ». Le président du groupe du parti populaire européen (PPE)
Joseph Daul et le président de l’assemblée
parlementaire du Conseil de l’Europe Jean-Claude Mignon insistent sur l’urgence
de procurer des soins à Mme Timochenko. L’Allemagne
réitère sa proposition de fournir « une aide médicale indépendante » ; le président allemand Joachim Gauck a annulé le 26 avril une visite en Ukraine prévue au mois de
mai afin de manifester son mécontentement face au mutisme du gouvernement ukrainien. La Russie a fait part de sa vive « inquiétude » sur les conditions d’emprisonnement.
La Fondation Robert Schuman, révoltée par le non-respect des droits de l’Homme, s’associe à ce mouvement de protestation. Elle conteste les méthodes employées par
le gouvernement ukrainien qui violent les principes élémentaires de l’Etat de droit et de la démocratie.
Soutenez Ioulia Timochenko sur Facebook
Blog d’Ioulia Timochenko animée par sa fille
|