Europe - Fondation Robert Schuman Home
fr de es pl





Lisbonne
Quizz
Links Contact
Supplément à la Lettre n 217
Imprimer Version PDF
20th June 2005

Le Conseil européen des 16 et 17 juin 2005 et après ?


Author : Thierry Chopin : Research Director for the Robert Schuman Foundation. He teaches at the Collège d'Europe (Bruges), at Sciences Po and at the Corps des Mines in Paris. He has published a book “France-Europe: le bal des hypocrites” (Editions Saint-Simon and Lignes de repères).


Le Conseil européen, qui s'est tenu les 16 et 17 juin 2005 à Bruxelles, s'est soldé par un échec.

Cette réunion des chefs d'Etat et de gouvernement des vingt-cinq pays de l'Union européenne avait à traiter deux questions principales.

Tout d'abord, après les « non » français et néerlandais au traité constitutionnel européen, la question se posait de savoir s'il fallait ou non interrompre ou à l'inverse poursuivre le processus de ratification. Ensuite, l'objectif était de parvenir à un compromis, c'est-à-dire à un accord entre les vingt-cinq pays, sur les perspectives financières, c'est-à-dire le niveau global du futur budget de l'Europe sur la période 2007-2013.

1- L'enjeu de la Constitution européenne

Concernant le premier point, les pays européens étaient divisés :

- d'un côté, un camp mené par le Royaume-Uni plaidait en faveur d'une « pause » afin d'éviter de plonger encore davantage l'Union européenne dans la « crise » ou, à tout le moins, de la maintenir dans un contexte politique plutôt négatif ;

- de l'autre, un groupe de pays mené par la France défendant l'option consistant à poursuivre les ratifications qui ont été programmées dans les différents Etats membres au nom du respect des démocraties nationales et de la tenue de la ratification parlementaire ou référendaire choisie dans chacune d'entre elles.

Naturellement, ces options renvoyaient aussi à des stratégies propres puisque, par exemple, il est aisé de comprendre la position du Premier ministre britannique souhaitant éviter par l'interruption des ratifications le risque d'un vote négatif qui aurait affecté sa crédibilité politique.

Mais là n'est peut-être pas l'essentiel, et ce qui importe réside dans le fait que la décision a été prise de poursuivre le processus de ratification, mais en prolongeant celui-ci au-delà de novembre 2006 : "nous constatons, a déclaré Jean-Claude Juncker, Président en exercice de l'Union européenne, qu'après le "non" français et le "nee" néerlandais, la date de novembre 2006 n'est plus tenable (...). Par conséquent il faut donner du temps au temps", même si l'idée d'une renégociation est exclue, "parce qu'il n'y avait jamais eu de plan B. Mais il y a un plan D de dialogue et de débat", a-t-il poursuivi, à l'issue duquel "l'état de la situation dans les différents Etats membres" sera examiné. Il convient de noter que, dans la "foulée" de cette décision, plusieurs pays (Royaume-Uni, Irlande, Danemark, République tchèque, Portugal et peut-être aussi le Luxembourg) ont décidé de reporter leur référendum. Seule l'Estonie a décidé de poursuivre la ratification de la Constitution à l'automne prochain.

Aujourd'hui, dans le contexte actuel, la question se pose de savoir quelles sont les avancées possibles.

Un débouché « constitutionnel » est-il envisageable ? Un autre texte constitutionnel est-il possible ? Il est a priori difficile d'envisager une telle option, pour des raisons que nous avions déjà avancées à d'autres occasions et que le cours actuel des « affaires européennes » semblent confirmer[1].

Trois éléments peuvent au moins être indiqués pour relativiser la thèse d'une renégociation possible :

- après dix ans de négociations pour tenter de réformer le fonctionnement de l'Union européenne, où les Etats pourraient-ils aujourd'hui aller puiser l'énergie et la volonté commune nécessaire pour se mettre à nouveau autour de la table des négociations ?

- Le cas échéant, compte tenu du contexte politico-diplomatique actuel qui caractérise les relations entre les différents Etats membres de l'Union, sur quelles bases est-il possible d'envisager un nouvel accord tandis que le délicat compromis constitutionnel avait été pesé au trébuchet des intérêts des différents pays européens ?

- Enfin, même en faisant l'hypothèse, illusoire, qu'un nouveau compromis serait possible, quelles sont, de manière objective, les raisons d'espérer un « meilleur » accord ? Il est donc difficile, pour ne pas dire impossible, de dépasser le compromis actuel qui risque pourtant de ne pas pouvoir entrer en vigueur. En ce sens, les conséquences des votes négatifs en France et aux Pays-Bas sont en effet clairement régressives.

Après le « psychodrame » auquel le récent Conseil européen nous a, à nouveau, conviés, il convient de réfléchir aux pistes permettant de sortir de l'ornière.

A cet égard, deux éléments peuvent être mentionnés.

- Le premier réside dans le fait que s'il existe bel et bien des tensions politiques réelles au sein de l'UE, il n'y a pas aujourd'hui de « crise juridique » à proprement parler. L'Union continue de fonctionner sur la base des traités existants. Cela signifie que la « vie politique » continue au niveau européen, et que les différentes institutions (Commission, Conseil des ministres et Parlement européen) continuent et continueront de prendre ensemble les décisions communautaires. Cela signifie aussi que les prochaines échéances électorales nationales devront être observées attentivement, puisque leurs résultats auront des implications sur ce « jeu politique » en Europe. A cet égard, et pour ne prendre qu'un seul exemple, les élections en Allemagne en septembre 2005 revêtiront une importance particulière.

- Le second réside dans l'une des leçons parmi les plus importantes des référendums négatifs récents. En effet, l'un des messages consensuels que l'on peut décrypter du rejet par certains pays de la Constitution européenne renvoie à la nécessité pressante de démocratisation du fonctionnement de l'Union européenne. Il convient donc maintenant de réfléchir et de mettre en œuvre les changements indispensables pour répondre au sentiment de dépossession que nourrissent les citoyens de l'Union européenne à l'égard d'un processus qu'ils ne maîtrisent pas.

On pourrait imaginer que le Conseil des ministres pourrait décider de changer certains éléments de son fonctionnement, afin de substituer la règle de la transparence et de la publicité à celle du secret et du huis clos, telle qu'elle s'applique aujourd'hui quand il siège en qualité de législateur.

Ce changement présenterait un double avantage : il permettrait d'abord aux journalistes d'assister aux discussions législatives et aux votes des lois européennes et de faire ainsi leur travail d'information.

Il éviterait ensuite que les ministres des Etats membres revenant de Bruxelles continuent de faire endosser à « Bruxelles » la responsabilité de décisions qu'ils ont pourtant eux-mêmes acceptées ce qui serait un premier moyen de rompre avec le discours de transfert de responsabilité trop souvent opéré à l'encontre de l'Europe.

Il convient de poursuivre cette discussion sur le défi démocratique à relever, même si cela ne sera pas simple compte tenu du contexte politique difficile et de la dynamique régressive que le rejet de la Constitution par deux pays fondateurs et le report du processus de ratification n'ont pas manqué de créer.

2- L'enjeu du budget européen

Une telle dynamique régressive s'est manifestée sur le second enjeu du Conseil européen : la question du budget européen. En effet, sur ce sujet, les forces centrifuges des Etats n'ont pas rendu un accord possible sur les perspectives financières pour la période 2007-2013. Trois éléments semblent pouvoir être mentionnés en première analyse.

Tout d'abord, la « passe d'armes » entre la France et le Royaume-Uni. Au-delà de la question strictement financière, des considérations d'ordre stratégique peuvent être avancées. Il était évident après le « non » français à la Constitution que la France se retrouvait dans une position d'affaiblissement et le Royaume-Uni dans une position plutôt offensive lui permettant de laisser entendre quelques jours seulement après le résultat du référendum en France que la consultation référendaire prévue au Royaume-Uni pourrait être annulée.

De ce point de vue, il peut être possible d'interpréter la « charge » française contre le « rabais britannique » comme une tentative d'inverser le rapport de forces en permettant à la France de reprendre la main par une « offensive » contre la volonté britannique de conserver son « chèque », et donc de mettre le Royaume-Uni dans une position défensive, puisque de surcroît, cette dernière se trouve dans une situation d'isolement sur cet aspect des négociations sur les perspectives financières.

Le problème de cette tentative de « retournement symétrique » était double :

- d'un côté, la France affaiblie après le « non » n'avait sans doute pas les moyens de mener une telle politique ;

- de l'autre, il était également notable qu'un échec du Conseil européen, en termes d'intérêt national, profiterait au Royaume-Uni, puisque cela conduit au statu quo tant sur le volet constitutionnel que sur le volet budgétaire.

Ce contexte rend compte des difficultés qu'il y avait à envisager un accord sur les perspectives financières, et ce parce que les dissensions franco-britanniques n'ont fait que cristalliser l'incompatibilité des revendications des différents Etats, chacun campant sur ses positions.

Le second élément important découle précisément de la manière dont la question du budget européen a été abordée par les Etats membres de l'UE. Un accord sur cette question aurait été en effet, à court terme, un signal positif témoignant de la volonté d'aller de l'avant après les référendums négatifs contre la Constitution européenne. Mais, à moyen et à long terme, la question qui doit être posée est la suivante : quels sont les objectifs de l'Union européenne et quels sont les moyens dont elle a besoin pour agir et atteindre ces objectifs ?

Or, il est frappant de constater que les Etats membres se sont contentés, malgré les efforts de Jean-Claude Juncker, d'un débat sur le financement de l'Union européenne, c'est-à-dire sur le montant global du budget qu'il convenait de fixer et sur la répartition de la charge entre les Etats (« qui paie quoi ? »).

Cette approche a eu pour conséquences très visibles que les Etats se sont accrochés à des questions de principe sans laisser vraiment entrevoir de marges de manœuvre : le chèque britannique, la politique agricole commune, le débat sur la différence entre ce qui est versé par les Etats et ce qu'ils reçoivent (les « soldes nets ») et le niveau du budget européen par rapport au revenu national brut de l'UE (la question de la limitation du budget à « 1% » du RNB). In fine, comme l'a récemment mis en évidence dans des termes limpides Jean Pisani-Ferry, les implications ont été d'emblée très claires : d'abord, centralité de la logique du « juste retour » (chacun souhaitant récupérer une part maximale de ce qu'il verse) et son corollaire la prédominance des intérêts nationaux aux dépens de l'intérêt général communautaire ; ensuite, confusion entre la logique comptable (qui consiste à évaluer la « qualité » du budget en fonction des retours que chacun des Etats espère en attendre) et la logique économique (selon laquelle il convient d'évaluer la « qualité » du budget en fonction des bénéfices économiques que l'on peut en tirer)[2]. Cette manière d'appréhender la question du budget européen conduit inévitablement non seulement à l'échec mais aussi à un « jeu à somme nulle ».

Au regard de ce dernier élément d'analyse, la question se pose alors de savoir comment, là encore, sortir de l'impasse. Répondre à cette interrogation implique un autre point de vue que celui qui a été adopté par les chefs d'Etat et de gouvernement au cours des dernières négociations qui ont achoppé lors du Conseil européen. Il faut, en effet, demander de quels moyens l'Europe doit disposer à partir de 2007 pour mener à bien les objectifs qui lui sont assignés. Si la question et les débats sur la nature du budget sont importants, la question de la légitimité des dépenses est centrale et doit être posée en premier lieu. Il nous semble que deux objectifs essentiels devraient être placés au cœur des négociations sur le sujet et sur lesquels on peut espérer un consensus entre la plupart des pays européens : tout d'abord, l'intégration effective des dix nouveaux Etats membres de l'Union européenne ; ensuite, la mise en œuvre de la stratégie adoptée, en mars 2005, par les chefs d'Etat et de gouvernement en faveur de la croissance et de l'emploi en Europe.

A cet égard, deux éléments structurants doivent guider la définition du futur budget européen : la solidarité à l'égard des nouveaux Etats membres (rappelons que c'est l'un des principes clés de la construction européenne et le sens en particulier du dernier élargissement qui a eu lieu en mai 2004) ; le recentrage sur les politiques et les actions en faveur de la compétitivité et de la croissance et donc de l'emploi (en particulier la recherche et le développement ainsi que le financement des réseaux transeuropéens), ce point étant essentiel dans un contexte où certains pays européens comme la France souffre d'une réelle panne de croissance économique et d'un taux de chômage durablement élevé qui touche en particulier les jeunes.

A partir de cette analyse, il doit être clair qu'un accord peut être possible à la condition que chacun accepte de faire un pas pour créer les marges de manœuvre nécessaire pour financer ces actions et atteindre ces objectifs : le Royaume-Uni à l'égard de son « chèque » ; la France à l'égard de la PAC ; l'Espagne, l'Italie, le Portugal à l'égard des fonds de cohésion ; les six pays contributeurs nets qui défendent un budget limité à 1% du PIB doivent également accepter le principe d'une augmentation de celui-ci[3].

Telle est la condition pour que le terme « intérêt commun » liant entre eux les Etats et les peuples européens puisse avoir encore du sens.



[1] Cf. Yves Bertoncini et Thierry Chopin, Constitution européenne : deux fois « oui ! », note de la Fondation Robert Schuman, n°27, 2005 et aussi Thierry Chopin, « Les conséquences du non », Supplément de la Lettre de la Fondation Robert Schuman du 30 mai 2005.

[2] Jean Pisany-Ferry, entretien accordé au journal Le Monde, 16 juin 2005.

[3] Voir plus de plus amples développements, Alexandre Muller, Quels moyens pour l'Europe ? Débat sur le budget de l'Union européenne, note de la Fondation Robert Schuman, n°28, 2005.



Publishing Director: Pascale JOANNIN

The Robert Schuman Foundation, created in 1991 and acknowledged by State decree in 1992, is the main French research centre on Europe. It develops research on the European Union and its policies and promotes the content of these in France , Europe and abroad. It encourages, enriches and stimulates European debate thanks to its research, publications and the organisation of conferences. The Foundation is presided over by Mr. Jean-Dominique Giuliani.

Europe Live

Women/Men
Commission
The European Commission has promised to address the 18% gap in pay between men and women in the EU. The gap lies at 4.9% in Italy, 17.1% in Spain,...
Elections
Moldova
Together the four main opposition parties won the early general elections in Moldova with 50.7% of the vote and 53 MPs ahead of the Communist Party...
Competitiveness
Council
On 1st and 2nd March the 27 European Industry and Research Ministers adopted measures to foster the mobility of researchers and the establishment of...
Carbon
Studies/Reports
The Center for European Reform has just published a study by Stephen Tindale and Simon Tilford entitled "Carbon Capture and Storage: What the EU...
GDP
Eurostat
In the fourth quarter of 2009 the GDP in the euro area and that of the EU increased by 0.1% in comparison with the previous quarter according to...
Commission
Loans
The European Commission paid the second part of its loan to Latvia to a total of 1.2 billion euros on 27th July together with the first payment of...
Spain
Germany
On 1st March German Chancellor Angela Merkel received Spanish Head of Government José Luis Rodriguez Zapatero as part of a series of German-Spanish...
Nuclear
France
On 8th March French President Nicolas Sarkozy pleaded in favour of the world development of civil nuclear activities notably in poor countries...
Norway
Studies/Reports
The OECD published an economic study on Norway which shows that this country has surmounted the financial crisis better than most of the other OECD...
Economy
Publications
The countries in the east and south of Europe are due to recover growth in 2011, but at lower levels than before the crisis according to forecasts...
Treaty ratified
Italia
Italian deputies have voted at the unanimity on july, 31th the ratification of the Lisbon Treaty, just one week after the positive vote from the...
Italy
Financial Crisis
According to Istat the Italian GDP decreased by 3% in 2009 in comparison with 2008 with a contraction in all economic sectors although on various...
Europe/Power
Studies/Reports
Garnet (Globlal, Governance, Regionalisation & Regulation: The role of the EU) has published a report by Zaki Laïdi entitled "Europe as a risk averse...
Tobacco
Court of Justice
On 4th March the European Court of Justice condemned the minimum prices set by France, Austria and Ireland on cigarettes and certain tobacco products...
Spain
Financial Crisis
Data published by the public employment services indicate a rise in the number of unemployed (+82,132) in Spain in February. The number of ...
Belgium
Italy
Italian President Giorgio Napolitano travelled to Brussels on 3rd March where he met European Parliament President Jerzy Buzek, members of the...
EIB
Financial Crisis
The European Investment Bank (EIB) delivered an unprecedented volume of effective funding for the recovery of Europe and Greece. The EIB proved to be...
Energy
Sweden
Maud Olofsson, Swedish Business and Energy Minister announced in an article published in the daily Dagens Nyheter that Sweden is to increase...
Waste
Italy
Italy still does not have an adequate network to dispose of waste in the Naples region of la Campania said the EU Court of Justice on 4th March in a...
Growth/Employment
Commission
On 3rd March the European Commission launched the Europe 2020 strategy for growth and employment. The Commission wants to promote smart growth...
Germany
Financial Crisis
Just as the Bundestag is looking into the German budget for 2010 German Finance Minister Wolfgang Schäuble confirmed in an interview published on 3rd...
Industry
Eurostat
According to figures published on 2nd March by Eurostat the industrial price index increased by 0.7% in the euro area and by 0.9% in the EU in...
Slovenia
Financial Crisis
Slovenia's GDP declined by 7.8% over 2009 as a whole according to figures published on 1st March by the Slovenian statistics office. It is the first...
Parliament
European Council
The President of the European Council, Herman Van Rompuy met the parliamentary groups of the EPP and the S&D on 3rd March. He said that his main...
Russia
France
Russian President Dmitri Medvedev met French President Nicolas Sarkozy during a State visit to France from 1st to 3rd March. The Russian and French...
Balkans
Albania
According to a joint declaration published on 5th march after a meeting in Tirana the Interior Ministers of five western Balkan countries (Albania,...
Debt
Studies/Reports
The Centre for European Studies in Brussels has just published research by Michael Wohlgemuth entitled "Avoiding the Debt Trap: Public Finances in...
Poland
Austria
The Austrian Foreign Minister Michael Spindelegger travelled to Warsaw on 3rd March where he met his Polish counterpart Radoslaw Sikorski....
Referendum/Iceland
Foundation
Nearly all of the Icelanders who turned out to vote on 6th March in the referendum on the law on the Icesave agreement rejected the text: 93% voted...
Justice
Germany
The German Constitutional Court demanded on 2nd March that all data relative to the telecommunications of citizens that had been saved since 2008 be...
Colombia/Peru
Council
On 1st March the EU negotiated a free-trade agreement with Peru and Colombia which will lead to the liberalisation of trade. The agreement notably...
Iceland
Financial Crisis
Iceland's GDP declined by 6.5% in 2009 ie a record annual decline for the country's economy announced the National Statistics Office. In 2008 the GDP...
Exhibition/Rembrandt
Culture
Until 21st April the Bydgoszocz Museum is devoting an exhibition to drawings and prints by Rembrandt. The exhibition is presenting work borrowed from...
Germany/Knights
Culture
Just as the Ruhr is the European Capital of Culture this year the archeological museum of Herne is playing on words and is organising an exhibition...
ECB
Financial Crisis
On 4th March the European Central Bank (ECB) left its main rate at its lowest level ever (1%) - a status quo that is due to continue to the backdrop...
Women/Men
Eurobarometer
According to a Eurobarometer survey published on 5th March the business world is "dominated by men who do not trust women enough" say three quarters...
No confidence
Ukraine
On 3rd March the Ukrainian parliament voted a motion of no-confidence against Yulia Tymoshenko's government thereby heralding the end of the...
France
Financial Crisis
According to figures published by INSEE on 5th March the unemployment level according to the International Labour Office (ILO), lay at 10% of the...
Women/Men
Eurostat
On the occasion of International Women's Day on 8th March Eurostat has published statistics on the situation of women and men in the EU. According to...
Museum/Chopin
Culture
An ultramodern museum devoted to Frederik Chopin was inaugurated on 1st March in Warsaw on the occasion of the bicentary of his birth. Lying in the...
GMO
Commission
On 2nd March the European Commission announced its intention to present a proposal by the summer aiming to allow Member States greater freedom to...
Debate/Barnier
Foundation
EurActiv.fr, notably together with the Robert Schuman Foundation, is organising a debate with Michel Barnier, European Commissioner for the Internal...
Agency/Debt
Financial Crisis
Belgian Prime Minister Yves Leterme is proposing the creation of a Finance Ministry or a European Debt Agency (EDA) for the euro area to manage...
Germany/France
Greece
German Chancellor Angela Merkel endeavoured on 5th March to calm tension between her country and Greece congratulating Athens on its work and saying...
Jerzy Buzek
Bulgaria
Jerzy Buzek, the President European Parliament, travelled to Bulgaria on 3rd March where he attended the ceremonies of the Bulgarian national day...
Carbon Tax
Eurobarometer
An survey undertaken by Eurobarometer and published on 29th July shows that Europeans do not support the idea of a special tax on products that are...
Sweden
Financial Crisis
Sweden is due to recover quicker than planned from the economic crisis due to unemployment which will not increase as much as feared, said the...
Immigration
UK
On March 1st the 2010 strategy was launched by the British Border Agency entitled "International Challenges, International Solutions: Managing the...
Iraq
UK
British Prime Minister Gordon Brown was auditioned by the Commission of Inquiry into British commitment in Iraq. He said "I believe that we took the...
Macedonia
Financial Crisis
On 6th March the Macedonian government revealed a new series of measures to counter the effects of the world economic crisis. This "anti-crisis plan"...
Council
General Affairs and External Relations
On 27th July the 27 Foreign Ministers called on the Commission to issue an opinion on the request for EU membership on the part of Iceland. They...
Russia
Ukraine
After Europe Ukrainian President Viktor Yanukovich travelled to Moscow to meet his Russian counterpart Dmitri Medvedev. During the press conference...
Women/Men
Studies/Reports
The share of women working across the globe has increased significantly over the last 30 years but their work is still less well paid and more menial...
Inflation
Eurostat
According to a rapid estimation published by Eurostat on 2nd March, the annual inflation rate in the euro area lay at 0.9% in February 2010. In...
Greece
Financial Crisis
On 3rd March the Greek government presented a draft law entitled "emergency measures to face the financial crisis" which includes 20 articles; it...
Cybercrime
Spain
On 3rd March Spain announced that it had foiled the biggest world network of "zombie computers". This involved over 13 million pirated machines,...
Balkans
European Council
After a meeting on 5th March with the new Croatian Head of State Ivo Josipovic, the President of the European Council, Herman Van Rompuy asked...
Interim Government
Belgium
Outgoing Belgian Prime Minister Guy Verhofstadt succeeded in reaching agreement on 19th December to form an interim government until 23rd March next...
Defence
France
On 5th March European Foreign Minister Catherine Ashton was the guest of French Defence Minister Hervé Morin. They agreed on the need to establish a...
Fiscality
Spain
The Spanish government approved a plan to counter fiscal fraud on 5th March, this included 60 measures that should lead to the recovery of annual...
EU/USA
Studies/Reports
The German Society for Foreign Policy (DGAP) has just published a study by Josef Braml entitled "Onkel Dagobert in Nöten. Auswirkungen der...
Balkans
Belgium
After a press conference on 5th March with his Serb counterpart Mirko Cvetkovic Belgian Prime Minister Yves Leterme said that Belgium "was no longer...
Finland
Bulgaria
Bulgarian Foreign Minister Nickolay Mladenov travelled to Finland on 2nd and 3rd March on the invitation of his Finnish counterpart Alexander Stubb....
Statistics
Greece
On 4th March the Greek Finance Minister presented the draft law entitled "Greek Statistics System. Creation of the Greek Statistics Authority 'ELSTA'...
A400M
Defence
On 5th March seven customer nations (Germany, France, UK, Spain, Belgium, Luxembourg, Turkey) came to a principle agreement in Berlin to accept the...
Appointment
NATO
The Chief of Staff of the French Army, Stéphane Abrial was appointed "Supreme Allied Commander for the Transformation" of NATO on 29th July. This...
EU
Ukraine
On 1st March Ukrainian President Viktor Yanukovich travelled to Brussels on his first journey abroad. He was guest to Herman Van Rompuy, President of...
Euro Area
Financial Crisis
Eurogroup Chair and Luxembourg Prime Minister Jean-Claude Juncker spoke in support of the creation of a European ratings agency that would be placed...
Telephony
Commission
Since March 1st European mobile telephone operators must offer their clients a limit to their mobile internet bill abroad. According to a regulation...
Diplomacy
Council
On 5th and 6th March the 27 EU Foreign Ministers debated the establishment of a European External Action Service. Debate was intense, notably with...
External Operations
Italy
The Italian Chamber of Representatives approved the decision to extend Italian military participation in international missions by six months,...
Schuman Report
Foundation
The Robert Schuman Foundation has just published the fourth edition of "The State of the Union 2010, Schuman Report on Europe" with the publishing...
Referendum
Iceland
According to the almost final results published on 7th March (using a base of 130,575 counted voting slips) the Icelanders answered "no" - 93.2% - to...
Balkans
France
During his visit on March 1st and 2nd to Serbia and Kosovo French Foreign Minister Bernard Kouchner explained to the authorities in Belgrade that the...
Armenia
USA
On 4th March the Foreign Affairs Committee of the American Chamber of Representatives approved a resolution acknowledging the Armenian genocide by...
Nabucco
Turkey
On 4th March the Turkish parliament ratified the intergovernment agreement to build the European gas pipeline Nabucco. The Nabucco project aims to...
EU/Morocco
Council
The EU and Morocco have expressed their desire to build their partnership in terms of external relations on sharing common democratic values, the...
High-Tech
Germany
On 1st March Chancellor Angela Merkel inaugurated the Cebit exhibition in Hannover whose guest of honour this year was Spain. Until 6th March the...

Newsletter

Subscribe to the newsletter