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Serbie - Législatives

Elections législatives en Serbie,
11 mai 2008

Elections législatives en Serbie,
11 mai 2008

11/04/2008 - Analyse

Le 11 mai prochain, 6,7 millions de Serbes sont appelés aux urnes pour la 3e fois en 16 mois. Le 21 janvier 2007, les Serbes ont élu leur Parlement et, le 3 février 2008, désigné leur Président de la République en la personne du Chef de l'Etat sortant, Boris Tadic (Parti démocrate, DS). 14 jours après ce scrutin, le 17 février, le Kosovo déclarait unilatéralement son indépendance provoquant une crise politique en Serbie, pays déjà en proie à une crise économique et sociale.
L'ancienne province considérée par les Serbes comme le berceau de leur histoire aura finalement eu raison du gouvernement serbe, puisque le 8 mars dernier, le Premier ministre Vojislav Kostunica (Parti démocratique de Serbie, DSS) présentait sa démission entraînant la tenue d'élections législatives anticipées le 11 mai, le même jour que les élections locales et provinciales. Le ministre pour le Kosovo, Slobodan Samardzic, a assuré que les scrutins local et national seraient également organisés au Kosovo. "Les élections législatives doivent être organisées sur l'ensemble du territoire serbe, donc au Kosovo" a souligné le Président Boris Tadic. Selon le Président kosovar Fatmir Sedju, la Serbie utilise les élections pour défier le Kosovo.

La crise politique



Le 5 mars dernier, 133 députés acceptaient que soit inscrite à l'ordre du jour la motion demandant à l'Union européenne de reconnaître "clairement et sans ambiguïté l'intégrité territoriale de la Serbie" ; 32 députés ont voté contre et 37 n'ont pas pris part au vote. Cette motion, présentée par le Parti radical de Serbie (SRS), était soutenue par le DSS et le Parti socialiste (SPS). Le lendemain, les ministres du Parti démocrate (DS) et de G17+ rejetaient, par 16 voix contre 7, la résolution qu'ils qualifiaient de nuisible pour les intérêts de la Serbie et qui, selon eux, en la conditionnant à la reconnaissance de l'intégrité territoriale de la Serbie, enterrait de fait la coopération de Belgrade avec l'Union européenne. Les partis pro-européens serbes soulignent que ce texte ne fera pas revenir le Kosovo dans le giron serbe mais qu'en revanche, il mettra en danger la candidature de Belgrade à l'adhésion à l'Union européenne, intégration qui reste le principal objectif du gouvernement. Le leader de G17+, Mladjan Dinkic, a déclaré que son parti "ne voulait plus rester dans un gouvernement qui ramène la Serbie à l'isolement". "Tout ce qui compte pour nous, c'est une Serbie économiquement forte et membre de l'Union européenne" a indiqué le ministre des Finances et du Développement régional.

Le 8 mars, le Premier ministre Vojislav Kostunica remettait sa démission. "Le gouvernement serbe traverse une grave crise car la volonté de décider que la Serbie ne peut devenir membre de l'Union européenne que dans son intégralité, c'est-à-dire avec le Kosovo, n'existe pas" a t-il déclaré ajoutant "un gouvernement qui n'a plus de politique unifiée sur une importante question liée à l'avenir du pays, le Kosovo, ne peut évidemment plus fonctionner, c'est donc la fin de ce gouvernement et nous devons rendre notre mandat au peuple".

"Je respecte la position du Premier ministre lorsqu'il dit qu'il n'est plus en mesure de diriger le gouvernement et je convoquerai des élections législatives" a déclaré le Président Boris Tadic qui a indiqué que celles-ci constituaient "une façon démocratique de surmonter la crise politique". Sur proposition du gouvernement, le Chef de l'Etat a dissous le Parlement et décidé de l'organisation d'un scrutin législatif anticipé.

Le système politique serbe



L'Assemblée nationale, Chambre unique du Parlement, compte 250 membres élus pour 4 ans au scrutin proportionnel au sein d'une circonscription unique. Chaque liste doit obtenir au moins 10 000 signatures de citoyens pour se présenter aux suffrages des électeurs, 3 000 pour les partis représentant des minorités. En 2006, une réforme de la loi électorale a aboli pour les partis représentant des minorités (rom, hongroise, croate, roumaine, bosniaque, etc.) l'obligation d'atteindre un minimum de 5% des suffrages exprimés pour être représenté au Parlement. Le seuil reste en vigueur pour les autres partis. Enfin, chaque liste doit obligatoirement comprendre au moins 30% de femmes parmi ses candidats.

11 formations politiques sont actuellement représentées à l'Assemblée nationale :
- Le Parti démocrate (DS), membre de la coalition gouvernementale, dirigé par l'actuel Président de la République, Boris Tadic, compte 64 députés ;
- Le Parti démocratique de Serbie (DSS), parti du Premier ministre Vojislav Kostunica, possède, avec Nouvelle Serbie (NS), dirigée par le ministre des Infrastructures Velimir Ilic, 47 sièges ;
- Le Parti radical serbe (SRS), parti ultranationaliste dirigé par Vojislav Seselj, ancien vice-Premier ministre de Slobodan Milosevic, emprisonné à La Haye depuis sa reddition en février 2003, inculpé de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY). Le parti, dont Tomislav Nikolic est le président par intérim, compte 81 députés ;
- G17+, membre de la coalition gouvernementale, dirigé par le ministre des Finances et du Développement régional, Mladjan Dinkic, possède 19 sièges ;
- Le Parti socialiste (SPS), parti de l'ancien Président Slobodan Milosevic, mort le 11 mars 2006 à La Haye. Le parti, dirigé par Ivica Dacic, compte 16 députés ;
- La coalition, unissant le Parti libéral-démocrate (LDP), l'Alliance civique de Serbie, l'Union sociale-démocrate et la Ligue des sociaux-démocrates de Voïvodine, emmenée par Cedomir Jovanovic, possède 15 sièges ;
- L'Alliance des Hongrois de Voïvodine dirigée par Jozef Kasa, 3 députés ;
- La Liste de coalition pour le Sandjak emmenée par Sulejman Ugljanin, 2 sièges ;
- L'Union des roms de Serbie de Rajko Djuric, 1 député ;
- La Coalition albanaise de la vallée de Presevo, 1 siège ;
- Le Parti rom dirigé par Sajn Srdjan, 1 député.


La campagne électorale



Pour la 2e fois en 3 mois, les Serbes vont donc devoir se prononcer pour ou contre le rapprochement de leur pays avec l'Union européenne et confirmer ou infirmer leurs précédents choix. Ces élections anticipées peuvent permettre de clarifier la situation politique et donc mettre fin à la paralysie politique. Toutefois, compte tenu de la multiplication des scrutins, elles peuvent aussi lasser les Serbes qui pourraient choisir l'abstention ou sanctionner les partis de la coalition gouvernementale et voter en faveur des partis radicaux.

"Le Premier ministre a choisi la solution la plus rationnelle et sans doute la meilleure. Savoir si la Serbie continuera sur la voie de l'intégration européenne avec ou sans le Kosovo ne peut être réglé que par des élections" affirme l'analyste politique, Dusan Pavlovic. "Tout est repoussé à la marge. Rien ne peut être abordé parce que le Kosovo prend toute la place sur l'agenda. Le Kosovo est devenu une sorte de point de référence à l'aune duquel toutes les autres questions d'ordre économique et social sont mesurées. Et il en sera ainsi jusqu'aux prochaines élections législatives" souligne-t-il, considérant que "plus la date des élections sera éloignée du 17 février, plus les chances du Parti démocrate grandiront car on sortira progressivement de cette atmosphère d'émotion intense".

Le Président Boris Tadic souhaite accélérer l'intégration de son pays dans l'Union européenne et refuse que le Kosovo figure au cœur de la campagne électorale. "Le Kosovo est bien entendu partie intégrante de notre pays, le problème est que le gouvernement serbe n'a pas de position unie sur les perspectives européenne et économique de la Serbie." a-t-il souligné. "Nous ne pouvons pas nous permettre de revenir dans les années 1990 avec la domination d'un populisme politique primitif et d'un faux patriotisme qui n'ont produit que ruine et malheurs, je lutterai de toutes mes forces contre ces concepts dangereux" affirme le Chef de l'Etat qui se déclare confiant du fait que "ce concept ne peut plus gagner en Serbie, les résultats de l'élection présidentielle l'ont bien prouvé" ajoutant "Ces élections législatives sont une chance pour la Serbie de confirmer son ancrage démocratique et de changer pour mieux renforcer son intégralité territoriale et ses perspectives économiques à travers son intégration dans l'Union européenne".
Le Parti démocrate et G17+ ont décidé de s'allier pour le scrutin du 11 mai, leur coalition portera le nom de "Pour une Serbie européenne/Parti démocrate-G17+/Boris Tadic" et comportera 166 candidats du DS, 60 de G17+ et 8 du Parti démocratique du Sandjak dirigé par Rasim Ljajic, du Mouvement du renouveau serbe (SPO) ou de la Ligue des sociaux-démocrates de Voïvodine (LSV). La liste, qui a recueilli 13 932 signatures, sera conduite par Dragoljub Micunovic (DS).

Si le DSS fera alliance avec Nouvelle Serbie comme lors des élections du 21 janvier 2007, le Parti libéral-démocrate (LDP) dirigé par Cedomir Jovanovic et le Parti socialiste (SPS) d'Ivica Dacic se présenteront seuls devant les électeurs. Le SPS, qui se présentera avec le Parti uni des retraités (PUPS) et Serbie unie, a vu son influence décroître mois après mois depuis la mort de Slobodan Milosevic. Le parti espère cependant recueillir 10% des suffrages. Quant au LDP, qui a rassemblé 12 000 signatures pour ce scrutin, il est considéré comme peu sérieux et irresponsable depuis qu'il a refusé de condamner la déclaration d'indépendance unilatérale des autorités kosovares le 17 février. Le LDP accuse le gouvernement serbe d'attiser la violence au Kosovo à des fins électorales avant le scrutin du 11 mai. "Si le Kosovo est ainsi utilisé dès le commencement de la campagne, on se demande ce qu'un gouvernement est capable de faire le jour même des élections législatives" s'interroge le LDP ajoutant "Un vote pour nous est un vote en faveur de la signature de l'Accord de stabilisation et d'association avec l'Union européenne car la Serbie appartient à l'Union européenne". La signature de cet accord (ASA) avait été ajournée en janvier dernier, les Pays-Bas et la Belgique ayant considéré insuffisants les efforts de coopération des autorités serbes avec le TPIY. Ce dernier attend toujours que lui soient livrés Ratko Mladic, accusé de génocide et de crimes contre l'humanité, et Radovan Karadjic, accusé de génocide et de crimes de guerre. Le ministre des Affaires étrangères, Vuk Jeremic (DS), a affirmé le 29 mars que l'arrestation de Ratko Mladic était imminente.

"Tous les partis serbes sont favorables à l'adhésion à l'Union européenne, la question est de savoir comment. Les Etats européens qui ont reconnu le faux statut du Kosovo voudraient que la Serbie fasse de même mais la Serbie doit-elle rejoindre les 27 sans le Kosovo ? Le Kosovo, c'est la Serbie et la Serbie ne peut entrer dans l'Union européenne sans le Kosovo" affirme Vojislav Kostunica ajoutant "la Serbie doit respecter sa souveraineté et son intégrité territoriale pour gagner le respect de Bruxelles". "Si les Serbes donnent un message clair aux élections en disant que le Kosovo est serbe et que la Serbie ne peut rejoindre les 27 qu'avec le Kosovo, cela ouvrira une nouvelle route pour nos négociations sur l'entrée dans l'Union européenne" prévoit-il.

Les leaders européens suivent bien entendu de près les événements politiques de Serbie. Beaucoup affichent leur confiance et espèrent en la victoire du camp pro-occidental. "Ces élections législatives sont une bonne occasion pour le peuple serbe de choisir la voie de son avenir. A présent que les élections législatives vont être organisées, j'espère que les forces pro européennes l'emporteront. J'ai vu des signes encourageants. Pour être franc, je ne pense pas que nos amis serbes aient une autre possibilité que l'Union européenne. Où iraient-ils ?" a souligné le ministre slovène des Affaires étrangères, Dimitrij Rupel, dont le pays assure actuellement la présidence de l'UE. "Il est clair que l'Union européenne est engagée dans l'avenir de la Serbie et aujourd'hui, la Serbie a une chance essentielle de bouger. Elle peut soit se tourner vers un avenir européen soit s'imposer à elle-même un isolement international" indique Olli Rehn, Commissaire européen chargé de l'Elargissement. "J'espère vraiment que les Serbes continueront à avancer vers une relation profonde et solide avec l'Union européenne" a déclaré le Haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune (PESC), Javier Solana qui a rappelé, le 8 avril, que la signature de l'Accord de stabilisation et d'association était urgente et qu'il serait souhaitable que celle-ci intervienne avant les élections du 11 mai prochain. "La Serbie est un pays qui a tendance à regarder vers le passé, nous devons l'aider à aller de l'avant. Nous devons faire tous les efforts possibles pour tendre la main au peuple serbe, pour lui dire, pas seulement avec des mots mais aussi avec des actes, qu'il appartient à la famille européenne" a-t-il déclaré.
"Javier Solana intervient directement dans les élections serbes" a souligné le ministre de l'Education, Zoran Locar (DSS). Le Parti radical (SRS) a rappelé que le Haut représentant pour la PESC avait été le premier officiel à féliciter le "faux Etat" du Kosovo.

A ce jour, 18 des 27 Etats membres de l'Union européenne ont officiellement reconnu l'indépendance du Kosovo. Les autorités serbes ont rappelé à Belgrade leurs ambassadeurs en poste dans ces Etats. Le 10 mars, la Serbie a mis en garde ses voisins hongrois, croate et bulgare : "Je demande aux Etats, particulièrement à ceux de la région, de ne pas faire ce pas (reconnaître la souveraineté de Pristina)" leur a demandé le ministre serbe des Affaires étrangères serbe, Vuk Jeremic concluant "Tout pays qui reconnaîtra l'Etat illégal du Kosovo viole le droit international". Boris Tadic et Vojislav Kostunica sont tous deux contre la souveraineté du Kosovo, mais le Président, pro-européen, s'oppose au Premier ministre qui veut mettre un terme aux négociations de son pays avec l'Union européenne si Bruxelles ne condamne pas ouvertement l'indépendance du Kosovo. Le Chef du gouvernement rappelle que Belgrade doit absolument protéger les 100 000 Serbes vivant dans la province du Sud. Il souhaite que ces Serbes gèrent eux-mêmes, sous le contrôle des Nations unies, les fonctions de police, de justice et l'administration des frontières de leur territoire. "Nous acceptons la résolution 1 244 sur les compétences de la police, des organes judiciaires et des douanes de la Minuk mais à la suite de la proclamation unilatérale de l'indépendance, seuls les Serbes, aidés par Belgrade, sont compétents pour les assumer" a déclaré le ministre pour le Kosovo, Slobodan Samardzic. Le 24 mars, la Serbie s'est dit prête à discuter "sous les auspices de l'ONU" du statut du Kosovo. "La paix et la stabilité ne sauraient être trouvées sans l'approbation du Conseil de sécurité des Nations unies" a souligné le ministre serbe des Affaires étrangères, Vuk Jeremic.

Beaucoup d'observateurs de la vie politique voient dans la démission de Vojislav Kostunica un sursaut pour profiter de la mobilisation autour du Kosovo afin de gagner quelques points dans les enquêtes d'opinion, voire d'assurer sa survie politique alors que le DSS est particulièrement impopulaire et se maintient juste au-dessus du seuil de représentativité de 5% des suffrages obligatoire pour être représenté au Parlement. "Plus on attend, plus cela conviendra aux partis pro-européens que sont le Parti démocrate, G17+ et le Parti libéral-démocrate (LDP) de Cedomir Jovanovic" soulignait le politologue Slobodan Antonic avant que la date du scrutin en soit connue. "Certains partis politiques tentent de profiter du problème du Kosovo pour gagner en popularité" a affirmé le Président Boris Tadic.

Le DSS sera une fois de plus l'arbitre des élections législatives après avoir été celui du scrutin présidentiel. S'il n'est jamais parvenu à faire échouer le camp pro-européen, Vojislav Kostunica semble s'être définitivement éloigné de Boris Tadic et met de plus en plus en avant ses opinions nationalistes. Si son alliance avec le SRS apparaît du domaine du possible, le SRS pourrait cependant ne pas accepter de voir, en cas de victoire, Vojislav Kostunica diriger le gouvernement, une fonction à laquelle, de l'avis de tous, le Premier ministre n'est pas prêt à renoncer.

"Tous les partis politiques sont d'accord sur le Kosovo, la seule question qui se pose est de savoir si la Serbie doit abandonner ses projets européens parce qu'elle a été insultée" déclare le directeur du Centre d'études sur les alternatives, Milan Nikolic qui, dans le quotidien Blic, se dit optimiste sur l'issue des élections législatives, les enquêtes d'opinion attestant que 79% des Serbes soutiennent l'intégration européenne de leur pays.
Au début de l'année, des jeunes ont créé à Belgrade le mouvement "Il n'y a pas d'alternative à l'Europe". "L'idée principale est de se rapprocher de l'Europe et que la Serbie devienne membre de l'Union. Mais notre but est aussi le respect des valeurs universelles et européennes et que le pays devienne une société de tolérance et de dialogue où il est possible de s'exprimer librement" souligne l'un de ses membres, Srecko Sekelijc. Le mouvement a adopté une déclaration des jeunes de Serbie qui a été signée par 56 organisations et remise au gouvernement serbe. Le 11 février, il a organisé une manifestation pour avertir le peuple serbe du danger qui le menace : "Quelqu'un œuvre à faire revenir la Serbie au temps de l'isolement comme dans les années 1990. Or le chemin de la Serbie passe par l'intégration européenne". Trois demandes écrites ont été faites au gouvernement serbe : le déblocage des institutions, la signature de l'accord provisoire proposé par l'Union européenne et le respect des obligations internationales, y compris l'extradition des criminels de guerre.

La dernière enquête d'opinion publiée par le quotidien B92 crédite la coalition "Parti démocrate (DS)-G17+" de 39,9% des suffrages devant le Parti radical serbe (SRS), 37,1%. Le Parti démocratique de Serbie (DSS)-Nouvelle Serbie (NS) recueillerait 10,4%, le Parti socialiste (SPS) 5,4% et le Parti libéral-démocrate (LDP), 3,1%, soit au-dessous du seuil des 5% nécessaire pour être représenté au Parlement.

Rappel des résultats des élections législatives du 21 janvier 2007 en Serbie



Participation : 60,62%
Source : Site internet du Bureau de la statistique de la République serbe (http://webrzs.statserb.sr.gov.yu/axd/en/konacni_mandati.php)
Directeur de la publication : Pascale JOANNIN
Les auteurs
Corinne Deloy
Chargée d'études au CERI (Sciences Po Paris), responsable de l'Observatoire des élections en Europe à la Fondation Robert Schuman
Fondation Robert Schuman
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