Les élections européennes 2014 : un scrutin aux multiples enjeux.

Élections en Europe

Corinne Deloy

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28 avril 2014
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Corinne Deloy

Chargée d'études au CERI (Sciences Po Paris), responsable de l'Observatoire des élections en Europe à la Fondation Robert Schuman

Les élections européennes 2014 : un scrutin aux multiples enjeux.

PDF | 801 koEn français

382  millions de citoyens issus des 28 Etats membres de l'Union européenne sont appelés aux urnes du 22 au 25 mai prochain pour renouveler le Parlement européen dont le siège est à Strasbourg, seule instance européenne à être désignée au suffrage universel direct. Les Pays-Bas et le Royaume-Uni voteront le 22 mai, l'Irlande le 23 mai ; la Lettonie, la Slovaquie et Malte le 24 mai. La République tchèque se rendra aux urnes les 23 et 24 mai ; l'Italie les 24 et 25 mai. Les 20 autres Etats membres désigneront leurs députés le 25 mai. Au total, 751 parlementaires seront élus pour 5 ans lors de ce scrutin alors que l'Assemblée de Strasbourg compte actuellement 766 membres. L'Allemagne est le pays qui compte le plus grand nombre de parlementaires (99) mais également auquel le traité de Lisbonne en fait perdre le plus (96, -3). La Roumanie, la Grèce, la Belgique, le Portugal, la République tchèque, la Hongrie, l'Autriche, la Bulgarie, l'Irlande, la Croatie et la Lituanie perdront chacun un député. Les autres Etats membres conservent le même nombre d'élus. Le nombre minium d'élus est de 6 députés (Malte, Chypre, Estonie, Luxembourg).

382  millions de citoyens issus des 28 Etats membres de l'Union européenne sont appelés aux urnes du 22 au 25 mai prochain pour renouveler le Parlement européen dont le siège est à Strasbourg, seule instance européenne à être désignée au suffrage universel direct. Les Pays-Bas et le Royaume-Uni voteront le 22 mai, l'Irlande le 23 mai ; la Lettonie, la Slovaquie et Malte le 24 mai. La République tchèque se rendra aux urnes les 23 et 24 mai ; l'Italie les 24 et 25 mai. Les 20 autres Etats membres désigneront leurs députés le 25 mai. Au total, 751 parlementaires seront élus pour 5 ans lors de ce scrutin alors que l'Assemblée de Strasbourg compte actuellement 766 membres. L'Allemagne est le pays qui compte le plus grand nombre de parlementaires (99) mais également auquel le traité de Lisbonne en fait perdre le plus (96, -3). La Roumanie, la Grèce, la Belgique, le Portugal, la République tchèque, la Hongrie, l'Autriche, la Bulgarie, l'Irlande, la Croatie et la Lituanie perdront chacun un député. Les autres Etats membres conservent le même nombre d'élus. Le nombre minium d'élus est de 6 députés (Malte, Chypre, Estonie, Luxembourg).

 

Les élections européennes de mai prochain suscitent de nombreuses craintes dans de nombreux d'Etat membres. Beaucoup de responsables politiques et d'analystes anticipent à la fois une nouvelle baisse de la participation et une hausse des votes en faveur des partis populistes, d'extrême gauche et d'extrême droite.

Situation économique (45%), chômage (36%) et état des finances publiques (26%), tels sont les trois principaux problèmes auxquels doit faire face l'Union européenne selon ses citoyens[1]. Les sujets cités sont les mêmes aux niveaux national et personnel : appelés à désigner les trois principaux problèmes qu'affronte leur pays ou encore leurs inquiétudes personnelles, les Européens mentionnent le chômage, la situation économique et la hausse des prix.

Jamais les questions européennes, notamment la crise de la dette et de la zone euro, n'ont été aussi prégnantes qu'au cours des cinq dernières années où elles ont figuré au cœur du débat dans tous les Etats membres. L'Union européenne est considérée comme l'acteur le plus à même d'agir efficacement face aux conséquences de la crise financière et économique (22%, au même niveau que le gouvernement national)[2].

Dans ce contexte et considérant le rôle croissant du Parlement de Strasbourg dans la décision européenne, il devrait donc être possible de faire des élections des 22-25 mai prochain un grand rendez-vous européen.

 

Une nouveauté institutionnelle

 

Les élections européennes des 22-25 mai 2014 seront différentes de toutes celles qui les ont précédées. L'adoption du traité de Lisbonne, en 2009, permet en effet aux citoyens européens d'"élire" pour la première fois le président de la Commission européenne. Le texte (art. 17.7) oblige le Conseil européen à tenir compte des résultats des élections européennes lorsque celui-ci choisira la personnalité qu'il souhaite voir accéder au poste de président de la Commission ; le candidat du Conseil sera ensuite soumis au vote des parlementaires[3]. Cette personnalisation du scrutin, qui lie la désignation du futur président de la Commission au vote des citoyens, vise à rendre les élections européennes plus lisibles et plus concrètes aux yeux des électeurs.

Par conséquent, pour la première fois, chacun des partis politiques européens présente son propre candidat au poste de président de la Commission européenne.

 

Le Parti populaire européen (PPE) - dont le programme est disponible http://juncker.epp.eu/epp-manifesto - a désigné (à 61% des suffrages) lors de son congrès de Dublin des 6 et 7 mars 2014 l'ancien Premier ministre (1995-2013) du Luxembourg et ancien président de l'Eurogroupe (2005-2013), Jean-Claude Juncker (Parti social-chrétien, PCS/CVS), comme candidat à la présidence de la Commission. http://juncker.epp.eu/

Martin Schulz (Parti social-démocrate, SPD), actuel président du Parlement européen, est la tête de liste du Parti socialiste européen (PSE)  dont le programme est disponible  sur http://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/partyofeuropeansocialists/pages/... ; il a été investi le 1er mars dernier lors du congrès du PSE à Rome. http://www.martin-schulz.eu/

L'Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe (ALDE), dont le programme est disponible  sur http://www.aldeparty.eu/sites/eldr... et le Parti démocrate européen (PDE) ont choisi l'ancien Premier ministre belge (1999-2008) et actuel président du groupe de l'ADLE au Parlement européen Guy Verhofstadt (Libéraux et démocrates flamands, Open VLD) lors du congrès de Bruxelles du 1er février 2014. http://www.guyverhofstadt.eu/

Le Parti vert européen, dont le programme est sur http://campaign.europeangreens.eu/changez-leurope-votez-%C3%A9colo, a organisé, de novembre 2013 à janvier 2014, des élections primaires ouvertes à l'ensemble des habitants de l'Union européenne âgés de plus de 16 ans pour choisir leurs candidats. 23 000 personnes y ont participé et ont désigné le duo constitué par José Bové (Europe écologie-Les Verts, EE-LV) et Franziska Keller (Die Grünen), tous deux députés européens depuis 2009. http://campaign.europeangreens.eu/ska-keller et http://campaign.europeangreens.eu/jose-bove

Enfin, Alexis Tsipras (Coalition de la gauche radicale, SYRIZA) est le candidat du Parti de la gauche européenne (GUE/NGL) dont le programme est disponible sur http://de.european-left.org/sites/... . Il a été choisi lors du congrès de Madrid du 15 décembre 2013. http://european-left.org/tags/alexis-tsipras

L'Alliance des conservateurs et réformistes européens (AECR) et l'Alliance européenne pour la liberté ont fait le choix de ne pas présenter de candidat. La première a expliqué son acte par son opposition au traité de Lisbonne. " Nous ne jouerons pas le jeu de prétendre qu'il existe un électorat européen " a déclaré Daniel Hannan (Conservative). " Nous aspirons à parler au nom d'une grande majorité d'Européens qui n'ont jamais consenti à devenir des citoyens d'une union fédérale " a indiqué Jan Zahradil (Parti démocrate-civique, ODS).

" Nous ne nous abstenons pas de présenter un candidat parce que nous manquons de personnes compétentes mais parce que nous ne voulons pas tromper les citoyens. Il n'existe pas de liste européenne ou de candidat européen pour lequel les gens peuvent voter. Il ne s'agit que d'une recommandation que le Conseil n'est pas tenu de suivre. Nous ne voulons pas prendre part à cette démocratie fausse et malhonnête " a déclaré Franz Obermayr, député euroépen (FPÖ, AT) pour justifier le choix de l'Alliance européenne pour la liberté.

 

Plusieurs débats télévisés sont prévus entre les différents candidats à la présidence de la Commission européenne. Le premier a rassemblé Jean-Claude Juncker et Martin Schulz le 9 avril dernier[4]. Le 28 avril, tous les candidats seront présents. Le représentant du PPE et celui du PSE se retrouveront en face-à-face à deux reprises les 8 et 20 mai prochains et les six candidats débattront de nouveau ensemble les 9 et 15 mai.

Participation : un recul inexorable ?

 

Chaque renouvellement du Parlement européen a été marqué par un recul de la participation depuis 1979. Celle-ci était de 63% en 1979 ; vingt ans plus tard, moins de la moitié des électeurs (49,8%) se rendaient aux urnes. Enfin, en 2009, ils étaient tout juste un peu plus de quatre sur dix (43%) à aller voter. La participation aux élections européennes est également toujours inférieure à celle observée lors des scrutins nationaux dans les 28 Etats membres, sauf dans ceux où le vote est obligatoire. Si la hausse de l'abstention témoigne assurément d'une crise plus large de la démocratie représentative, reste que le scrutin européen peine à mobiliser les citoyens.

Pour tenter d'augmenter la participation, les élections européennes de 2014 ont été avancées de quelques jours de façon à éviter que certains électeurs ne soient en congés. Plusieurs Etats membres (Allemagne, Belgique, Irlande, Grèce, Lituanie, Italie, Royaume-Uni) ont également choisi de lier le scrutin européen à un autre (régional, local, parlementaire ou présidentiel), une mesure qui permet généralement de réduire l'abstention, au risque toutefois de brouiller les termes du scrutin.

L'hétérogénéité des règles (âge minimum du vote, nombre de circonscriptions, éligibilité, répartition des sièges, incompatibilité en matière de cumul des mandats, etc.), comme celle de l'offre électorale et l'absence de vraie " campagne européenne " constituent un handicap certain.

 

Quel vote sanction ?

 

Les élections européennes sont organisées à des moments différents du cycle électoral national dans chacun des Etats membres, sauf en Belgique. Scrutin intermédiaire et souvent considéré comme " de second rang ", elles donnent souvent lieu à l'expression du mécontentement d'une partie des électeurs et sont parfois l'occasion pour ces derniers de sanctionner les gouvernements en place. Il ne faudrait cependant pas exagérer cette tendance. Si, en 2004, les électeurs avaient sanctionné le pouvoir en place dans la moitié des Etats membres (13 sur 25), en 2009, seuls 10 pays sur 27 avaient connu un vote sanction. Celui-ci est bien sûr moins à même d'advenir dans les pays qui ont récemment élu leurs représentants nationaux (Allemagne, Autriche, Bulgarie, Hongrie, Luxembourg, République tchèque, voire Slovaquie et Lituanie).

Concernant les élections des 22-25 mai prochain, le vote sanction est probable dans 9 Etats membres : Bulgarie, Danemark, Estonie, France, Grèce, Pays-Bas, Royaume-Uni, Slovénie et Suède.

 

 

Les dernières élections européennes des 4-7 juin 2009 avaient vu la victoire écrasante des forces de droite. La droite de gouvernement et l'extrême droite avaient ensemble remporté la moitié des suffrages (51,1%) pour un tiers seulement aux forces de gauche (32,4%).

Cette année, le scrutin devrait être beaucoup plus serré. Selon les enquêtes d'opinion, droite et gauche de gouvernement font quasiment jeu égal. Le groupe PPE et celui des Socialistes & démocrates (S&D) sont au coude-à-coude avec une légère avance pour le PPE dans les derniers sondages.[5]

Les écologistes du groupe des Verts/Alliance libre européenne (Verts/ALE) et les libéraux de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE) sont en perte de vitesse dans les sondages.

 

 

Selon les enquêtes d'opinion, les forces de droite devraient arriver en tête dans 13 Etats membres : Allemagne, Autriche, Belgique, Chypre, Danemark, Finlande, France, Hongrie, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne et Slovénie. Les forces de gauche devrait s'imposer dans 12 pays : Croatie, Estonie, Grèce, Italie, Lettonie, Lituanie, Malte, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie et Suède. La situation est indécise en Bulgarie et en Espagne. En République tchèque, le parti populiste Ano 2011 devrait arriver en tête du scrutin.

La montée annoncée des populistes

 

Les résultats des derniers scrutins au sein des Etats membres et les enquêtes d'opinion le montrent : les partis populistes devraient se renforcer lors des élections européennes des 22-25 mai prochains. Ils pourraient doubler leur nombre de députés et frôler les 200 élus à Strasbourg, soit un peu plus d'un quart du total. La Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL) pourrait devenir la troisième force politique du Parlement européen.

Certains partis populistes pourraient probablement arriver en tête du scrutin dans quelques Etats membres : le Front national (FN) en France, le Parti du peuple danois (DF), la Coalition de la gauche radicale (SYRIZA) en Grèce, Ano 2011 en République tchèque, le Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP) au Royaume-Uni. La victoire d'un parti populiste serait sans conteste dommageable au pays concerné et contribuerait à réduire son influence au sein de l'Union. D'autres partis populistes pourraient recueillir un grand nombre de voix : le Parti libéral (FPÖ) en Autriche, la Nouvelle alliance flamande (N-VA) en Belgique, le Mouvement cinq étoiles (M5s) en Italie, les Vrais Finlandais (PS), le Parti communiste de Bohème et Moravie (KSCM) en République tchèque, le Parti de la liberté (PVV) aux Pays-Bas et le Jobbik en Hongrie.

 

Les populistes regroupent des partis très hétérogènes, allant de l'extrême droite (favorable à un repli sur l'Etat-nation) à l'extrême gauche (opposée à une Union européenne qu'elle qualifie de néolibérale). Leur degré d'opposition à l'Union est variable. Certains partis sont europhobes : hostiles au projet européen, ils souhaitent le retrait de leur pays de l'Union (FN, UKIP, PVV). D'autres sont eurosceptiques et s'opposent " seulement " à certaines décisions européennes ou certaines politiques de l'Union. Tous voient en Bruxelles le vecteur de la mondialisation. Se présentant comme la seule véritable voie alternative à la droite comme à la gauche, les populistes de droite et de gauche se retrouvent sur la critique des élites, la remise en cause du mode de représentation et des corps intermédiaires et la valorisation de la dimension nationale (ou régionale comme en Italie, en Belgique ou en Espagne). Les populistes de droite rejettent "l'immigration massive" et "l'islamisation de l'Europe ".

De nouvelles oppositions à l'Union européenne sont apparues à la faveur de la crise économique dans certains Etats membres. L'Alternative pour l'Allemagne (AfD) reproche à Bruxelles d'obliger les Allemands à payer pour les pays en grande difficulté ; le Mouvement cinq étoiles italien de Beppe Grillo juge l'Allemagne responsable de la politique d'austérité qui est imposée à l'Italie.

 

Les députés populistes (99) se répartissent actuellement dans 2 groupes au Parlement européen (31 au sein d'Europe libertés démocratie (ELD) et 35 au sein de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL)) et un tiers d'entre eux (33) siègent parmi les non-inscrits[6]. Leur manque de cohésion et donc leur incapacité à former des coalitions constituent pour eux de réels handicaps au sein d'une institution qui fonctionne sur la base de la négociation et du compromis. En novembre 2013, plusieurs partis populistes de droite - le PVV néerlandais, le FPÖ autrichien, le FN français, le Vlaams Belang belge, les Démocrates suédois (DS), la Ligue du Nord (LN) italienne et le Parti national slovaque (SNS) - ont décidé de s'unir dans la perspective du scrutin des 22-25 mai pour tenter de former un groupe dans le futur Parlement européen. Pour ce faire, ils devront rassembler un minimum de 25 députés, issus d'au moins un quart des Etats membres (soit 7 pays). Disposer d'un groupe leur permettrait de peser sur les débats et de mieux défendre leurs idées, mais aussi de bénéficier d'un temps de parole proportionnel à leur taille ainsi que des moyens financiers et matériels.

 

Le vote populiste aux élections européennes s'élevait à 9,8% en 1994 ; il atteignait 14,4% en 2004, son record à ce jour, et 12,7% en 2009. Il s'explique en partie par le mode de scrutin proportionnel en vigueur pour la désignation des députés européens qui permet une expression plus accentuée des insatisfactions.

Si le vote protestataire n'est pas nouveau, la capacité de certains partis populistes à fédérer les mécontentements grâce à l'évolution récente de leur positionnement idéologique (discours social de défense du protectionnisme et de l'Etat-providence - pour les nationaux –d'une part ; défense des principes du vivre-ensemble européen - tolérance, liberté d'expression, égalité des sexes et émancipation des femmes, laïcité, etc. - d'autre part) est en revanche à ce jour inédite.

 

" Le nouveau parlement européen sera eurosceptique et différent. Ce sera vivant. Il y aura beaucoup de bruit, je pense " a déclaré le dirigeant de l'UKIP, Nigel Farage au quotidien Le Monde du 21 avril 2014. Les électeurs sont prévenus.

 

Pour connaître les listes en présence, les programmes électoraux des partis, les règles de vote, le rappel des résultats de 2009 dans chaque Etat, la Fondation a ouvert un site dédié http://elections-europeennes.robert-schuman.eu/ et une appli gratuite pour mobiles et smartphones "elections europeennes" disponible sur App Store et Google Play.

Les dernières enquêtes d'opinion dans les 28 Etats membres

 

http://elections-europeennes.robert-schuman.eu/fiche/allemagne/

Il n'y a plus de seuil minimal en Allemagne depuis la décision de Cour Constitutionnelle de Karslruhe

Source : http://www.electio2014.eu/fr/pollsandscenarios/polls

 

 

Avec Albert Aixala, Linda Berg, Karolien de Bruyn, Marie Demker, Jacob Christensen, Stellina Galitopoulou, Inga Groth, Alenka Krasovec, Rodolphe Laffranque, Helen Levy, Lukas Macek, Silviu Matei, Grigorij Meseznikov, Augsute Meskyte, Patrick Moreau, Philippe Poirier, Julia Ravaityte, Antti Timonen, Antony Todorov, Hanna Wass

[1] Eurobaromètre 80, automne 2013. [2] Ib. [3] L'article 17, paragraphe 7 du traité sur l'Union européenne précise : " En tenant compte des élections au parlement européen, et après avoir procédé aux consultations appropriées, le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée, propose au parlement européen un candidat à la fonction de président de la Commission. Ce candidat est élu par le parlement européen à la majorité des membres qui le composent. Si ce candidat ne recueille pas la majorité, le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée, propose, dans un délai d'un mois, un nouveau candidat, qui est élu par le parlement européen selon la même procédure ". [4] http://www.france24.com/en/20140410-live-eu-commission-candidates-juncker-schulz-debate-france-24/   [5] http://www.electio2014.eu/fr/pollsandscenarios/polls [6] http://www.robert-schuman.eu/fr/doc/questions-d-europe/qe-309-fr.pdf

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