Elections législatives en Islande, 25 avril 2009

Actualité

Corinne Deloy,  

Fondation Robert Schuman

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23 mars 2009
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Corinne Deloy

Chargée d'études au CERI (Sciences Po Paris), responsable de l'Observatoire des élections en Europe à la Fondation Robert Schuman

Robert Schuman Fondation

Fondation Robert Schuman

Ce sont les habitants d'un pays ruiné qui se rendront aux urnes le 25 avril prochain en Islande pour renouveler, 2 ans avant le terme de la législature, les 63 membres du Parlement (Althing). En effet, la crise financière et économique mondiale a littéralement mis l'Islande, présentée comme un modèle économique il y a encore quelques mois, en faillite. En janvier dernier, la colère des Islandais a obligé le gouvernement à démissionner et à organiser de nouvelles élections législatives qui se dérouleront sur fond de grave crise économique et politique, les gouvernants ayant tous soutenu la politique menée ces dernières années sont déconsidérés.

Dominant la vie politique islandaise depuis 1944, le Parti de l'indépendance pourrait être sorti. "C'est peut être la fin de la première République d'Islande. Beaucoup appellent une nouvelle Constitution" indique le professeur d'université Torfi Tulinius. Une chose est sûre, les "nouveaux Vikings" comme l'on appelait les banquiers qui ont fait la fortune de l'Islande avant de la mener à la ruine, ont plongé le pays dans la crise la plus grave depuis l'indépendance en 1944.

Un pays ruiné.

Comment une île prospère (l'Islande possédait en 2007 le PIB/habitant le plus élevé au monde) a-t-elle pu en l'espace de quelques mois être menée à la ruine ?

Les raisons sont profondes et structurelles : atrophie du secteur financier : une très grande partie des revenus de l'Islande provenait de 3 banques, endettement incontrôlé, investissements réalisés en dépit des graves menaces qu'ils faisaient peser sur la stabilité du pays, etc. La crise a démarré à l'été 2007 après l'effondrement du marché immobilier aux Etats-Unis suivi par celui des établissements de crédit (été 2008).

Le manque de liquidités (credit crunch) devient mondial et les banques islandaises, qui avaient attiré de nombreux comptes étrangers et engagé pas moins de dix fois le PIB du pays, se retrouvent avec le couteau sous la gorge et ne peuvent plus financer leurs opérations ni rembourser leurs créanciers ou leurs déposants.

La couronne islandaise est alors dévaluée (perdant en quelques mois la moitié de sa valeur), les entreprises et les ménages (ces 5 dernières années, le revenu des ménages avait augmenté de 45% en moyenne ; durant ce même laps de temps, leur endettement avait doublé), dont les crédits sont en devises étrangères, sont ruinés et ne peuvent plus rembourser leurs créances. Les faillites se multiplient et le nombre de chômeurs explose. Fin septembre 2008, la banqueroute de la banque Glitnir a entraîné sa nationalisation le 6 octobre, ainsi que celles des banques Kaupthing et Landsbanki. 2 femmes, Elin Sigfusdottir et Birna Einarsdottir, seront alors nommées à la tête de 2 de ces banques nationalisées.

Le Fonds monétaire international (FMI) vient en aide à l'Islande en lui accordant un prêt de 1,6 milliard €. Le 2 novembre, le gouvernement adopte un plan d'urgence qui prévoit la restructuration du secteur bancaire, des aides à la création d'entreprises, la mise en place d'un fonds de reconstruction et le lancement d'un programme de grands travaux. Si une partie des analystes financiers se disent optimistes sur le long terme compte tenu des ressources du pays (et des mesures prises à la fin 2008 sur le contrôle du mouvement des capitaux) ainsi que de la capacité de la population à surmonter les crises les plus violentes, l'Islande s'apprête à vivre des mois, voire des années, difficiles.

Ainsi, si la croissance du PIB a été en moyenne de 4% durant la dernière décennie (jusqu'à 7,8% en 2004 et encore 4,9% en 2007), celle-ci devrait régresser de -9,6% cette année. Le taux de chômage, inférieur à 1% en 2007, a été multiplié par quatre en quelques mois (6,6% en janvier 2009, 8,2% en février et 9,4% prévu en mars) et devrait atteindre 7,9% en 2009 et 8,6% en 2010. L'inflation devrait s'élever à 13,1% pour 2009 (18,5% en janvier). L'endettement net du pays (7 8% du PIB en 2007) atteindra 70% fin 2009.

Si le commerce extérieur s'est récemment redressé (progression des exportations et recul importations), les responsables politiques islandais disposent cependant d'une faible marge de manœuvre. En effet, pour bénéficier de l'aide du FMI, l'Islande s'est engagée à ne pas augmenter son déficit budgétaire et ne pas injecter d'argent dans la machine financière sans l'aval du FMI.

Enfin, l'Althing a chargé une Commission spéciale d'investigation d'établir les causes de la faillite du pays et d'anticiper ses conséquences. Un procureur est autorisé à enquêter sur les éventuelles actions criminelles et à procéder, le cas échéant, à des inculpations.

La révolution des casseroles

La faillite du pays a fait descendre les Islandais dans la rue dès le mois d'octobre 2008. Le 20 janvier dernier, ces manifestations se sont transformées en émeutes populaires. Des projectiles sont lancés sur l'Althing dont plusieurs fenêtres sont brisées. Un policier et 130 personnes sont blessés. Ces émeutes sont un choc pour un pays qui n'a connu qu'une manifestation violente au cours de son histoire, en 1949 lors de l'adhésion à l'OTAN.

La révolution des casseroles, (à cause du bruit que font les manifestants qui tapent sur des casseroles ou tout autre objet pour se faire entendre) provoquera in fine la chute du gouvernement dirigé par Geir H. Haarde (Parti de l'indépendance, SJ). L'annonce d'élections législatives anticipées ne calme pas les Islandais qui continuent à exprimer leur colère jusqu'au départ, le 26 janvier, du Premier ministre qui doit quitter le pouvoir à bord d'une limousine maculée d'œufs et de fromage blanc. "Il n'est pas sain qu'un seul secteur de l'économie se développe de façon disproportionnée et déséquilibrée par rapport aux autres comme le secteur bancaire. La croissance économique doit reposer sur la création de valeur réelle et nous devons réfléchir en profondeur au modèle fondé sur la libre entreprise la libéralisation des échanges" avait déclaré – tardivement – le Chef du gouvernement lors de la présentation de ses voeux début janvier.

Geir H. Haarde a annoncé qu'il souffrait d'une tumeur cancéreuse à l'œsophage et que par conséquent, il abandonnait la tête du SJ qui choisira son nouveau leader lors du congrès des 26-29 mars prochain et au cours duquel il dévoilera son programme législatif.

Après la démission du Premier ministre, le Président islandais, Olafur Ragnar Grimsson, surnommé "la claque" pour son soutien aux investissements à l'étranger de ces dernières années qui se sont avérés ruineux pour le pays et étonnamment silencieux durant la crise, a chargé alors Ingijörg Solrun Gisladottir, présidente du Parti de l'alliance social-démocrate (SF), ministre des Affaires étrangères et n°2 du gouvernement sortant, de former un gouvernement mais celle-ci, encore convalescente après son opération d'une tumeur au cerveau à New York, ne pouvant assumer cette fonction, a proposé à Johanna Sigurdardottir de prendre la tête de la future coalition gouvernementale.

Agée de 67 ans, Johanna Sigurdardottir, ancienne hôtesse de l'air de la compagnie Loftleidir Airlines (qui deviendra Icelandair) entre 1962 et 1971, ancienne ministre des Affaires sociales (1987-1994), est donc devenue le 1er février dernier le nouveau Premier ministre et la première femme à occuper ce poste (en 1980, l'Islandaise Vigdis Finnbogadottir avait été la première Présidente élue démocratiquement à la tête d'un pays européen). Personnalité très appréciée de ses compatriotes, elle a fait de la défense des plus démunis son unique ligne politique et a déclaré : "Notre gouvernement sera le bouclier des familles les plus modestes" ajoutant "pendant la courte période durant laquelle ce gouvernement existera, nous allons mettre l'accent sur l'aide aux entreprises et aux familles". Membre de l'Althing depuis 1978 et élue vice-présidente du SF en 1984, Johanna Sigurdardottir avait échoué dix ans plus tard à en prendre la tête. L'année suivante, elle avait alors fondé Thjodvak (Mouvement national) avant de réintégrer le SF en 1997.

Divorcée, Johanna Sigurdardottir est également la première Premier ministre ouvertement homosexuelle au monde. Elle vit avec Jonina Leosdottir, journaliste et écrivain, une liaison qu'elle a officialisée en 2002 sous la forme d'une union civile. L'homosexualité de leur Chef de gouvernement intéresse si peu les Islandais, qui en étaient avertis avant sa nomination -, que de nombreux médias n'ont pas pris la peine de rappeler sa situation conjugale lors de sa prise de fonction.

Johanna Sigurdardottir a formé le premier gouvernement paritaire : 5 hommes et 5 femmes. La coalition qu'elle dirige comprend, outre son parti SF, le Mouvement de gauche-Les Verts dirigé par Steingrimur Sigfusson et qui participe pour la première fois à un gouvernement. Minoritaire au Parlement, elle bénéficie du soutien du Parti du progrès. Autre nouveauté : 2 de ses ministres, Commerce et Justice, ne sont pas membres du Parlement.

Le 8 mars dernier, Ingijörg Solrun Gisladottir a déclaré, lors d'une conférence de presse convoquée à son domicile, qu'elle renonçait à son mandat de député et à la présidence du SF. Son état de santé ne s'étant pas améliorée, elle a indiqué ne pas se sentir capable de conserver ses deux mandats. Le SF élira son successeur lors du congrès du parti fin mars.

Le système politique islandais

L'Islande possède le plus vieux Parlement du monde. L'Althing a, en effet, été fondé en 930 regroupant à l'époque une Assemblée législative et un tribunal. A la fin du XIIe siècle, l'Althing n'était plus qu'une simple cour de justice qui fut supprimée en 1800 puis rétablie dans ses fonctions d'Assemblée consultative en 1843 par le roi du Danemark.

L'Althing, Parlement unicaméral depuis la disparition de la Chambre haute en 1991, compte 63 membres élus au scrutin proportionnel (selon la méthode d'Hondt) pour une durée ne pouvant excéder 4 ans. Chaque parti politique doit recueillir au moins 5% des suffrages pour être représenté. Pour le scrutin législatif, l'Islande est divisée en 6 circonscriptions : Nord-Ouest, Nord-Est, Sud, Sud-Ouest, Reykjavik-Sud et Reykjavik-Nord. Chacune d'entre elles élit 9 députés à l'Althing. Les 9 sièges restants, appelés "sièges d'égalisation", sont attribués selon une méthode prenant en compte les résultats des partis au niveau national et la répartition de leurs suffrages au sein des circonscriptions afin d'obtenir la représentation parlementaire la plus proche possible du vote exprimé par les électeurs.

5 partis politiques sont représentés dans l'Althing:

- le Parti de l'indépendance (SJ), longtemps dirigé par Geir H. Haarde (le prochain leader sera désigné fin mars) qui a dominé la vie politique ces 15 dernières années en remportant les 5 dernières élections législatives (1991, 1995, 1999, 2003 et 2007), compte 25 députés ;

- le Parti de l'alliance social-démocrate (SF), parti du Premier ministre Johanna Sigurdardottir dirigé par Ingibjorg Solrun Gisladottir (il élira son nouveau chef fin mars), né en janvier 1999 de la fusion du Parti social-démocrate, de l'Alliance du peuple et du Parti des femmes, possède 18 sièges ;

- le Parti du progrès (SF), parti centriste agrarien, longtemps 2e parti politique du pays, dirigé par Sigmundur David Gunnlaugsson, qui a remplacé Valgerdur Sverrisdottir, compte 7 députés ;

- le Mouvement de gauche-Les Verts (VG), parti d'extrême gauche dirigé par Steingrimur Sigfusson et rassemblant les militants de l'Alliance du peuple ayant refusé la fusion avec le Parti social-démocrate. Membre de la coalition gouvernementale sortante, il compte 9 sièges ;

- le Parti libéral (XF), situé à droite sur l'échiquier politique et dirigé par Gudjon Kristjansson, compte 4 députés.

2 nouveaux partis ont vu le jour: le Mouvement civique dirigé par Herbert Sveinbjornsson qui prône un renouveau et la Liste anti-Union européenne qui s'élève contre le fait que l'Islande rejoigne l'UE.

La campagne électorale

Ingijörg Solrun Gisladottir avait conditionné son soutien à la coalition sortante au départ du ministre des Finances, Arni Mathiesen, et à celui du gouverneur de la Banque centrale, l'ancien Premier ministre (1991-2004) David Oddsson. Si le ministre des Finances a démissionné en janvier, l'ancien Premier ministre a catégoriquement refusé de quitter ses fonctions. Le 2 février dernier, Johanna Sigurdardottir lui a demandé de partir.

David Oddsson a quitté ses fonctions le 26 février dernier après que le gouvernement a fait voter une loi supprimant l'actuel conseil des gouverneurs de la Banque centrale, remplacé, à la tête de l'institution bancaire, par un gouverneur unique qui doit obligatoirement détenir un master en économie, diplôme dont David Oddsson n'est pas titulaire. La loi institue également un comité de politique monétaire.

Svein Harald Oyygard, ancien directeur de la société McKinsey et qui a travaillé à la Banque centrale de Norvège et pour le ministère des Finances de son pays, a été nommé gouverneur intérimaire de la Banque centrale islandaise. Sa nationalité norvégienne a suscité quelques questions, notamment auprès de certains membres du parti de l'indépendance qui estimaient que cette nomination était contraire à la Constitution. De son côté, David Oddsson a déclaré qu'il restait présent sur la scène politique et indiqué que la recherche de responsables de l'actuelle crise économique était "tirée par les cheveux".

La crise économique a mis la question européenne au cœur du début de la campagne électorale. Rejoindre l'Union européenne et adopter la monnaie unique seraient "la meilleure option" a déclaré Johanna Sigurdardottir en janvier dernier. Le Parti de l'alliance social-démocrate a toujours été favorable à l'ouverture de négociations de Reykjavik avec Bruxelles. Le Parti de l'indépendance, très lié à l'industrie de la pêche, y est a priori opposé même si une récente évolution a pu être observée. Il souhaite que l'Islande conserve le contrôle de ses ressources naturelles ; l'obtention de dérogations de la part de l'Union européenne en matière de pêche pourrait donc lever l'un des obstacles les plus importants à l'adhésion du pays. Le Mouvement de gauche-Les Verts est fermement opposé à ce que l'Islande rejoigne l'UE même si son leader, le ministre des Finances Steingrimur Sigfusson, qui privilégie une coopération monétaire de l'Islande avec la Norvège à l'adhésion à l'UE, a déclaré début décembre qu'il pouvait envisager un référendum sur la question avant l'ouverture de négociations avec Bruxelles. Le Mouvement de gauche-Les Verts reproche à l'Union européenne son libéralisme économique. Enfin, le Parti du progrès, auparavant opposé à l'adhésion, y est désormais majoritairement favorable.

Le gouvernement de Johanna Sigurdardottir a déclaré au début de son mandat qu'il envisageait de modifier la Constitution pour rendre l'adhésion possible après les élections législatives. L'Islande est membre de l'Espace économique européen (EEE) et une grande partie de sa législation est d'ores et déjà harmonisée avec celle de l'UE mais le pays devrait impérativement rétablir son système financier et stabiliser sa monnaie pour remplir les critères d'adoption de l'euro. "Si l'Islande dépose sa demande d'adhésion et si les négociations se déroulent rapidement, la Croatie et l'Islande pourraient rallier ensemble l'Union européenne" a déclaré Olli Rehn, Commissaire européen chargé de l'Elargissement, qui a ajouté "grâce à son importance économique et stratégique, l'Islande, qui est une démocratie solide et l'une des plus anciennes d'Europe, serait certainement un plus pour l'Union".

Nommé en février 2008, un Comité des affaires européennes a été chargé d'étudier la question. Il rendra son rapport le 15 avril prochain.

L'adhésion ne peut être décidée que par référendum. Une enquête d'opinion réalisée par l'institut Capcent Gallup début mars a montré que 2/3 des Islandais souhaitent que leur pays entame des négociations d'adhésion avec l'Union européenne (64,2% pour 28,2% qui s'y déclarent opposés). Cependant, une minorité (39,7%) se disent favorables à ce que l'Islande rejoigne l'UE (ils étaient près de 70% en octobre dernier) pour 45,5% qui y sont défavorables. 80,6% des sympathisants du Parti de l'alliance social-démocrate sont partisans de l'adhésion, 38,2% de ceux du Mouvement de gauche-Les Verts, 31,6% de ceux du Parti du progrès et 26,5% de ceux du parti de l'indépendance.

A un mois du scrutin, la question européenne a disparue du débat public, remplacée par les problèmes économiques et institutionnels.

Selon la dernière enquête d'opinion publiée dans la presse, la majorité des Islandais souhaitent que les élections législatives du 25 avril permettent au gouvernement formé par le Parti de l'alliance social-démocrate et le Mouvement de gauche-Les Verts de poursuivre son action (54,2%). 12,6% se prononcent en faveur d'une coalition Parti de l'indépendance-Parti du progrès, 9,6% préfèrent une alliance Parti de l'indépendance-Parti de l'alliance social-démocrate et 6,7% un gouvernement improbable : Parti de l'indépendance- Mouvement de gauche-Les Verts.

Un autre sondage, réalisé par le même institut, accorde 31,2% des suffrages au Parti de l'alliance social-démocrate (et 21 sièges), 26,5% au Parti de l'indépendance (18 élus), 24,6% au Mouvement de gauche-Les Verts (17 sièges) et 12% au Parti du progrès (7 élus).

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