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Question d'Europe n°24

Lutte contre le crime organisé : Le parent pauvre de l'union européenne ?

Lutte contre le crime organisé : Le parent pauvre de l'union européenne ?
10/04/2006

Résumé :

Moins médiatique et spectaculaire que le terrorisme, le crime organisé est plus meurtrier et bien plus dangereux pour le monde, notamment pour l'Europe. Quelques preuves parmi tant d'autres de cette nocivité : le profit (le bénéfice, et non le chiffre d'affaires) d'un mois de trafic en gros d'héroïne sur la seule Route des Balkans dépasse les 100 millions d'euro ; les trafics d'armes illicites, contrôlés par des criminels, provoquent selon l'ONU 500 000 morts chaque année dans le monde (soit 57 par heure) dont 300 000 en Afrique. (Hiroshima fit, une seule fois, 130 000 morts...). Cette activité criminelle est-elle perçue à son réel niveau de gravité par les instances de l'Union européenne ? On peut en douter. Il est urgent que l'Europe prenne conscience de ce phénomène et de son ampleur et mette en place un plan de bataille à la hauteur de l'enjeu.
Hormis la mention faite dans les rapports d'Europol de l'existence d'un nombre (exprimé en chif­fres ronds) d'entités criminelles opérant dans l'Union européenne, nul diagnostic ou bilan ne semble avoir été fait par l'UE, du moins publiquement, sur le danger du crime organisé pla­nétaire (ce phénomène étant désormais mondialisé), à l'échelle de l'Europe. De fa­çon regrettable, la dimension criminelle des grands flux et trafics illicites à la surface du globe, notamment en direction de l'Union européenne, paraît même oubliée dans les rapports et textes de travail produits par l'Union. Pour illustrer cela, on peut citer deux exemples :

Le rapport annuel 2005 de l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies ne consacre pas une seule ligne, sur 87 pages, à la dimension criminelle et même proprement ma­fieuse du problème, comme s'il ne s'agissait que d'un simple problème de santé publi­que. Comme si "la drogue" apparaissait par génération spontanée de type météorologique (la grêle a ravagé le vignoble). Comme si les 135 tonnes d'héroïne infiltrées, puis consommées chaque année dans l'UE, selon le rapport Europol 2005, se fabriquaient, se transportaient et se distribuaient par magie.

Sur un total de 260 pages, les quatre "Progress Reports" [1] des pays des Balkans occidentaux (Al­banie, Bosnie-Herzégovine, Macédoine, Serbie-Monténégro) en consacrent deux au trafic de stu­péfiants et encore, ils sont rédigés de manière si nuancée qu'ils interdisent toute prise de conscience de la gravité et de l'aspect massif du phénomène.

Cet oubli du crime est d'autant plus étonnant que, s'agissant d'entités et de flux criminels mondialisés, l'échelle nationale est largement inopérante et, qu'à l'inverse, la perspec­tive continentale que possède désormais l'Union européenne serait la garantie du succès dans la lutte contre le crime organisé. Cela, avant tout, dans ses dimensions d'alerte et de prévention, délaissées par les instances de l'Union.

Une première évidence s'impose. A l'échelle de l'Union européenne à 15, tous les Etats membres se heurtent aux mêmes problèmes criminels ou, pour aller vite, ont les mêmes "ennemis criminels". Le tableau suivant en est une illustration explicite :

Synthèse des trois derniers rapports stratégiques annuels d'Europol
"Organised crime situation reports"





Légende : PECO = Pays de l'Europe Centrale et Orientale ; TEH = Trafics d'êtres hu­mains ; V&Tveh = Vols et Trafics de véhicules ; OCT = Organisations Criminelles Transnationales ; BA : blanchiment d'argent.

Mais les instances de l'Union en ont-elle bien conscience ? Le milieu criminel a ses spé­cificités, sa "culture", ses règles de vie et de survie qui ne sont pas celles de la société des honnêtes gens.

Le crime organisé : un quasi monopole des flux illicites



Il existe deux règles criminologiques cruciales pour concevoir le rôle du crime organisé dans l'origine des flux d'êtres humains ou de biens illi­cites :

Seule une société criminelle stable (gang, cartel ou clan mafieux au sein duquel, bien sûr, les individus changent) peut contrôler au long cours un flux illicite (migrants, stupéfiants, etc.). Même si ce flux a des initiateurs eux-mêmes non criminels, il est récupéré par des bandits qui, seuls, peuvent pour cela intimider, rudoyer ou tuer. Le si lucratif trafic de cocaïne vers l'Amérique du nord fut ainsi lancé par des fils de bonne famille, pour vite passer sous le contrôle d'un authentique malfaiteur [2]. L'exemple suivant illustre cette règle : au milieu des années 70 aux Etats-Unis, la cocaïne devient la drogue favorite de la "génération cannabis". Les premiers narco-trafiquants sont des fils de grandes familles colombiennes, alimentant leurs relations de Miami, capitale du business latino-américain où ils résident souvent. Alonzo, Jorge et Fabio Ochoa achètent ainsi la "coke" au jeune entrepreneur colombien Fabio Restrepo pour alimenter la jet-set de Floride. Ils importent alors à Miami 50 à 60 kilos de cocaïne par trimestre (à 40 000 dollars le kilo). Un artisanat qui rapporte une fortune. Intervient alors Pablo Escobar, voyou rusé et opportuniste des banlieues de Medellin. Ni riche héritier, ni businessman doué, ni chimiste de génie – juste un brutal gangster. Début 1975, il "travaille" pour le tandem Ochoa-Restrepo et comprend vite quelle mine d'or représente un trafic industriel de cocaïne. Très vite, Restrepo est assassiné et les Ochoa, matés. Dès l'été 1975, Escobar dirige seul, d'une main de fer, un classique syndicat criminel. Tous les autres, Carlos Lehder, Ro­driguez Gacha, les Ochoa, etc., tremblent devant ses tueurs ; ils sont et resteront ses vassaux.

Seule une société criminelle stable peut garantir un marché illicite comme, par exemple, celui des armes. Un fabriquant d'armes de l'Europe orientale ou des Balkans occidentaux veut vendre cent cais­ses de fusils d'assaut à un seigneur de guerre africain ou sud-améri­cain. Mais qui ga­rantit, à l'un, que ces armes sont en bon état et à l'autre, que les dia­mants ou les éme­raudes fournis en paiement ne sont pas factices ? La COFACE ? Non. La société honnête (un Etat ou une en­treprise spécialisée) ne sait garantir qu'une transaction licite. Seule une entité criminelle puissante, donc res­pectée, peut ga­rantir un trafic illé­gal. C'est la raison pour laquelle tout trafic d'armes impor­tant ou durable est au minimum sous in­fluence criminelle.

Trafics de stupéfiants en direction de l'Union européenne : la "Route des Balkans"



Selon le rap­port 2005 d'Europol [3], 135 tonnes d'héroïne sont impor­tées chaque an­née dans l'Union européenne dont 80 % passent par la "Route des Balkans", soit 100 tonnes d'héroïne / an, environ 8 tonnes par mois. Ces 100 tonnes d'héroïne, vendues au détail par des dea­lers dans l'Union européenne, rapportent quelque 4 milliards € / an. Sur le marché de l'héroïne d'Asie centrale, le prix de gros fluctue entre 50 et 80 000 $ le kilo. Si nous re­tenons ce prix plancher de 50 000 $, le chiffre d'affaires minimal du négoce de l'héroïne, d'Asie centrale vers l'Europe via la Turquie et les Balkans, est d'environ 306 millions € / mois. Dans un trafic où le taux de profit peut atteindre 70 % du prix de vente, si nous le fixons modeste­ment à 40 %, le profit minimum d'un mois de négoce de l'héroïne sur un seul axe est donc d'environ 123 mil­lions €.

Cette inondation de stupéfiants est dénon­cée par les professionnels concernés : à propos de la cir­culation d'héroïne sur la Route des Balkans, la douane française souligne ainsi qu'"un total de 4 511 kilos a été saisi en 2004 contre 2 596 kilos en 2003. Ceci re­présente une augmentation dramatique d'environ 74 %. La rai­son en est la croissance importante de la production d'opium en 2004, en particu­lier en Afghanistan" [4]. Une autre note des Douanes confirme l'importance de la Route des Bal­kans : "La majeure partie de l'héroïne arrivant en Europe vient de Turquie en sui­vant un itinéraire terrestre : Bulgarie, Serbie-Monténégro, Croatie, Slovénie, Autri­che, communément appelé Route des Balkans" [5].

Ces flux d'héroïne ne devraient pas se tarir dans l'avenir proche, bien au contraire, puisqu'en 2005, l'Afghanistan a produit 4 100 tonnes d'opium contre 4 200 tonnes en 2004 et 3 200 tonnes en 2003 et devrait faire mieux encore en 2006, selon le représentant à Ka­boul de l'agence des Nations unies contre la drogue et le crime [6].

Trafics criminels de véhicules volés dans l'Union européenne



Selon Europol, 1,3 million de véhicules sont volés chaque année dans l'Union européenne à 15, dont 60 à 70 % seulement sont récupérés par la suite. Hors escroqueries à l'assurance, 30 % du total, soit 390 000 véhicules d'usage haut de gamme, est ainsi volé puis revendu hors de l'Union (Balkans, continent africain, etc.) par des réseaux criminels. Diverses affaires jugées nous apprennent encore que, selon la marque, l'état, etc., ces véhicules se reven­dent entre 5 et 10 000 €. Ce qui correspond à un chiffre d'affaires annuel moyen de 2,8 à 3 milliards € pour ces réseaux, et quasiment autant de bénéfice, puisque cette activité ne de­mande aucun capital de départ ni frais important au cours de l'opération. Au-delà des be­soins quotidiens des bandits en cause, des sommes énormes sont ainsi disponi­bles, par exemple pour le trafic de stupéfiants ou d'armes qui sont des activités criminelles gourman­des en capital initial.

Estimations de l'ampleur de l'économie criminelle au sein de l'Union européenne



Le rapport Europol donne quelques indications sur les sommes en jeu dans l'économie criminelle de certains pays de l'Union européenne : le "profit" du crime organisé se­rait ainsi en Allema­gne de 1,3 milliard € / an. Son "chiffre d'affaires" serait d'environ 1 milliard € / an en Espagne. Les biens possédés par les sociétés criminelles en Belgi­que sont estimés à 1,5 milliard €.

Selon Europol, la quantité de billets de banque contrefaits dans l'Union européenne a augmenté de 28 % entre 2003 et 2004, (861 000 faux billets saisis en 2004 contre 674 000 en 2003). En 2004, la contrefaçon de cartes bancaires a, par ailleurs, coûté 600 millions € à l'Union européenne.

Tout cela montre une criminalisation croissante de l'économie légitime, phénomène dé­sormais dénoncé même au niveau ministériel : "Les fonds d'origine illégale se mê­lent toujours plus aux activités licites, ce qui rend leur détection de plus en plus diffi­cile" [7].

Des trafics désormais mondialisés - Le trafic de stupéfiants



La clientèle du marché mondial des stupéfiants en 2005 représente, au total, une "clientèle" d'environ 216 millions de personnes dans le monde.

source ONUDC


S'il est le plus massif et le plus médiatisé, le trafic mondialisé des stupéfiants n'est pas le seul flux illicite engendré et contrôlé par le crime organisé transnational.

Trafic international des êtres humains



Le rapport annuel 2004 d'Europol souligne que "l'opération complexe consistant à dé­placer entre divers pays des groupes humains parfois importants demande un niveau d'organisation et de perfectionnement que seul le crime organisé peut atteindre". Les ac­teurs importants du trafic international d'êtres humains vers l'Union euro­péenne sont d'abord les mafias italienne, albanaise et turque, les Triades, le "Milieu" serbe et croate, les gangs nigérians. Coopérant efficacement d'un continent à l'autre, ces so­ciétés crimi­nelles savent jouer sur la sensibilité des dirigeants euro­péens dès qu'il s'agit d'asile ou "d'exclusion". Ce trafic a explosé dans la décennie 1990-2000 et est encore en aug­mentation.

Lors de la conférence "Pour une alliance mondiale contre la crimina­lité organisée in­terna­tionale" [8], M. Grenville Cross, alors procureur géné­ral de Hong-Kong, es­time que ce trafic affecte 4 mil­lions d'êtres humains par an, pour un chiffre d'affaires de 7 mil­liards $. Inter­pol évoque un chiffre d'affaires de 17 mil­liards $ et 25 millions de victimes, dont un million de fem­mes et d'enfants livrés chaque année à l'exploitation sexuelle [9].

Au niveau mondial, de 25 à 27 millions d'êtres humains vivent en situation d'esclavage. Entre 700 000 et 4 millions d'individus selon les catégories et mo­des de calcul retenus, sont chaque an­née trans­formés en "marchandise humaine", vouée à la prostitution, si­non au vol, à la mendicité, etc., dont 95 % de femmes, adolescents et en­fants. En direction de l'Europe, ces trafics concernent de 200 à 500 000 person­nes par an, dont 120 000 en provenance des Bal­kans occidentaux et 50 000 de l'ex-URSS.

Selon l'Office Central de Répression du Trafic des Etres Humains (OCRTEH), il y aurait en France seulement entre 15 et 18 000 prostituées, étrangères pour 90 % d'entre elles. En 2004, elles auraient rapporté à leurs proxénètes en­tre 1,5 milliard €, hypothèse minimale et 3,3 milliards €, hypothèse moyenne. Il s'agit de bénéfices, tous coûts déduits. Dans l'option basse, un proxénète exploitant 5 femmes peut compter sur un profit net de 500 000 € par an, c'est-à-dire largement de quoi investir ensuite dans le trafic de stu­péfiants, au niveau du demi-gros. Avec cette somme, un criminel peut en effet acheter en Turquie 12 kilos d'héroïne assez pure, et décupler ainsi sa mise en quelques mois.

Trafic criminel international des armes "légères"



Selon l'ONU, il y aurait à travers le monde environ 640 millions d'armes "légères" ou de petit calibre [10] (fusils et pistolets-mitrailleurs, fusils d'assaut, armes de poing, lance-grenades et grenades, mines, etc.). Cet afflux est d'abord nourri par un trafic illégal dont le montant annuel estimé dépasse 1 milliard $. Il est très meurtrier, au point de suggérer que les seules authenti­ques "armes de destruction mas­sive" utilisées dans le monde sont en fait ces ar­mes dites "légères". Ainsi par exemple :

Les guerres tribales qui ensanglantent la République démocratique du Congo (ex-Zaïre) ont provoqué 3, 3 millions de morts entre 1998 et 2003. Si ces morts sont en majorité liées la conséquence des épidémies et famines, elles sont aussi à 15 % dues à des combats, assassinats et massacres conduits à l'aide d'armes lé­gères, soit environ 500 000 homicides en 4 ans.

Plus largement, les Nations unies estiment que les armes légères illégales provoquent environ 500 000 morts par an dans le monde (conflits locaux, assassinats, suicides, etc.), soit environ 57 homicides / heure tout au long de l'année.

Contrefaçons d'origine criminelle

[11]

La contrefaçon des médicaments coûte à l'industrie pharmaceutique mondiale 30 mil­liards € par an, soit environ 10 % de son chiffre d'affaires. Au niveau mondial, la contrefaçon et le piratage représentent pour leurs victimes un pré­judice annuel d'environ 500 milliards $.

Etats défaillants et crime organisé



Le phénomène des Etats défaillants a également permis un enracinement croissant des réseaux criminels transnationaux. Or cette stabilisation des entités criminelles constitue un danger grave et per­sistant pour nos sociétés et, plus encore, pour les pays en voie de développement.

Son action corruptrice mine les valeurs sociales acceptées par le plus grand nombre,

Quoique discrète, son action criminelle suscite dans la population fureur et frustra­tion, fragilisant le pouvoir politique, quel qu'il soit,

Son trafic illicite de ressortis­sants du Tiers-monde contribue à susciter une sur-crimi­nalité d'origine étrangère et à créer un climat d'insécurité et de xénophobie.

Mais la criminalité organisée de ni­veau straté­gique représente d'abord un péril financier majeur. A la fin des années 80, Wharton Econometric Forecasting Asso­ciates, obser­vatoire écono­mique américain re­nommé, mène une enquête sur la puis­sance fi­nancière du crime orga­nisé aux Etats-Unis, au profit d'une commis­sion pré­si­den­tielle. Sa conclusion est que vers 1985, soit avant le formidable appel d'air de la mondialisation, le chiffre d'affaires annuel du crime organisé aux Etats-Unis dépasse les 45 mil­liards €, 1,1% du PNB améri­cain, plus que les in­dus­tries du fer, de l'a­cier, du cuivre et de l'aluminium ré­unies. Année après année, trafic de narco­tiques, prêts à taux usu­raires, jeux il­légaux, prostitu­tion, racket, lais­sent alors aux mafias un pro­fit d'environ 23 mil­liards €.

Mais ces menaces mafieuses "classiques" ne sont pas les seules. Ces dernières années en effet, de l'Italie au Pakistan, du Japon aux Etats-Unis, de l'Algérie à la Russie, de nou­veaux trafics criminels ont rapproché de puis­santes mafias et des entités dangereuses issues du chaos mondial. De façon avérée, des mafieux ont ainsi armé plusieurs groupes terroristes dan­gereux, se sont liés à des sectes apocalyptiques, ont compromis l'équili­bre de vingt pays par voie de migrations illégales ou la santé pu­blique et l'environne­ment de plusieurs pays de l'Union européenne. Ces crimes ma­fieux sont une réalité présente et font d'innombrables victimes. Cela, il faudrait que les dirigeants de l'Union européenne le réalisent, puis agissent, concrètement, en consé­quence.


Pour en savoir plus :
www.drmcc.org : site du département de recherche sur les Menaces Criminelles Contemporaines de l'Université Paris II.
www.xavier-raufer.com : site personnel de l'auteur, avec bibliogra­phie, textes, etc.
[1] Commission européenne, Bruxelles 9/11/2005, SEC (2005).
[2] « Killing Pablo : the hunt for the world's greatest outlaw », Atlantic Monthly Press, New York, 2001.
[3] EU 2005 Organised crime report, The Hague, 25/10/2005.
[4] DNRED/DRD/Douanes/Ministère des Finances, note du 15/07/05 intitulée « Stupéfiants : Route des Bal­kans, bilan 2004 ».
[5] DRNED/Douane – fiche 05 08/2005 « La route aérienne des Balkans ».
[6] « En baisse en 2005, l'énorme production d'opium afghan repart à la hausse », AFP, 12/12/2005.
[7] Thierry Breton, ministre de l'Economie. Actes du colloque « Acteurs publics et entreprises, contre l'économie hors-la-loi », Ministère des Finances, 31/03/2005
[8] Hong-Kong - mars 2002, en présence de 500 policiers et experts issus de 34 pays. Sur ce point, voir aussi « Trafficking in migrants », International Organi­zation for Migration (IOM-ONU), données 2001 (derniè­res disponibles). Pour les détails sur les flux <www.iom.int>, puis « publications ».
[9] Les estimations officielles américaines sont de 700 000 à 2 millions de fem­mes et d'enfants livrés cha­que année au trafic trans-frontières pour exploita­tion, sexuelle ou autre.
[10] « Jacques Chirac se rallie à un projet de contrôle international du commerce d'armes légères », Le Monde, 7/12/2005.
[11] Colloque « Acteurs publics et entreprises, ... » op. cit.
Directeur de la publication : Pascale JOANNIN
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L'auteur
Xavier Raufer
Directeur des études au Département de Recherche sur les Menaces Criminelles Contemporaines, Université Paris II – Panthéon-Assas.
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