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Politique et démocratie
Question d'Europe n°57

L'Europe dans la campagne présidentielle française

L'Europe dans la campagne présidentielle française
10/04/2007

Résumé :

Difficile de parler d'Europe dans la France de 2007. Peut-être est-ce pour cette raison qu'à de rares exceptions près, les candidats europhiles, qui regroupent pourtant près des trois quarts des intentions de vote dans les sondages, se montrent si prudents lorsqu'ils évoquent les questions européennes, s'exprimant souvent comme si la France pouvait dicter ses lois à l'Union alors que certaines de leurs propositions, notamment les demandes de protection, ont peu de chance de recevoir l'aval de nos partenaires. Ceux-ci observent pourtant la campagne avec intérêt et espèrent beaucoup de cette élection dans une France qui exercera dans quinze mois la présidence de l'Union.
Près de deux ans après le "non" des Français et des Néerlandais au projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe, la dynamique communautaire marque le pas et les Français attendent des réponses concrètes sur l'état de l'Union, la place de la France en son sein et, plus encore, sur les grandes questions – économiques et écologiques notamment – dont chacun sait ou pressent que les solutions ne peuvent être qu'européennes. De leur côté, nos voisins espèrent beaucoup de la prochaine élection présidentielle française et scrutent avec attention les déclarations des principaux candidats à la Présidence de la République dans la perspective d'un message clair de la part de la France qui exercera la présidence de l'Union à partir du 1er juillet 2008. Rappelons que le (la) prochain(e) président(e) participera, moins d'un mois après sa prise de fonction, à un rendez-vous important : le Conseil européen des 21 et 22 juin qui clôturera la présidence allemande de l'Union.
Première difficulté pour les principaux candidats susceptibles d'être présents au deuxième tour [1] : parler d'Europe dans la France du "non". En effet, trois d'entre eux – Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et François Bayrou – étaient, en 2005, favorables à la Constitution européenne, un seul – Jean-Marie Le Pen – ayant défendu le "non". Minoritaire en nombre de candidats dans l'offre politique de cette élection présidentielle (les trois candidats cités plus haut auxquels il convient d'ajouter Dominique Voynet), le camp du "oui" est cependant largement majoritaire en termes d'intentions de vote puisque Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et François Bayrou rassemblent à eux trois environ 75% des intentions de vote enregistrées par les différents instituts de sondages.

1 - Parler d'Europe en France en 2007



Aborder le thème européen constitue un exercice difficile dans une France où le souvenir du "non" du 29 mai 2005 est encore présent et alors que l'élection présidentielle demande surtout de rassembler et de convaincre. La difficulté de l'exercice explique peut-être que l'on ait assisté lors des dernières semaines de 2006 à un florilège de critiques envers l'Union européenne émanant non seulement des eurosceptiques notoires que sont Olivier Besancenot ou Jean-Marie Le Pen mais aussi de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy en passant par Dominique Voynet. En effet, les deux candidats en tête dans les sondages ont rivalisé dans la critique de la Banque centrale européenne. "J'ai voté "oui", mais je dois écouter le "non" de la France" a déclaré le leader de l'UMP [2] qui a accusé l'euro, qualifié de "grave erreur économique" et de "handicap", d'augmenter le coût de la main d'œuvre, de faire baisser les salaires, de pénaliser l'industrie française et, enfin, de provoquer les délocalisations.
De son côté, la candidate socialiste, qui rassemble dans son équipe de campagne partisans et adversaires de la Constitution européenne, a demandé que soit rediscuté le statut de la Banque centrale européenne et que la croissance et l'emploi soient inscrits dans ses objectifs. "Ce n'est plus à M. Trichet de décider de l'avenir de nos économies, c'est aux dirigeants démocratiquement élus" a affirmé Ségolène Royal, ajoutant qu'"une forme d'indépendance n'est pas incompatible avec l'obéissance" [3]. Enfin, Dominique Voynet s'est prononcée contre "l'indépendance de la BCE qui applique sans état d'âme les dogmes de l'économie libérale" [4].

L'ensemble de ces propos ont soulevé des inquiétudes en Europe, amenant Jean-Claude Juncker, Premier ministre du Grand-duché de Luxembourg et actuel président de l'Eurogroupe, à demander aux candidats de n'utiliser ni l'euro ni l'Europe comme thèmes de campagne à des fins électoralistes : "Quand on se sent autorisé à dire du mal de l'Europe, il ne faut pas s'étonner ensuite que les électeurs votent contre l'Europe" a-t-il rappelé lors de sa visite à Paris le 8 novembre dernier. Angela Merkel, Chancelière de la République fédérale d'Allemagne, a également mis les candidats en garde et demandé que le sujet européen soit traité "de manière raisonnable (...) Il faut faire attention à ce que nos difficultés – l'adaptation à la mondialisation, les réformes à faire, les problèmes sociaux à résoudre - ne soient pas mis de manière injuste sur le dos de l'euro" [5].
Sur cette question, François Bayrou est le seul à tenir un langage différent : le candidat UDF estime, en effet, que les Etats membres n'ont pas su tirer les bénéfices de l'euro et il ne souhaite pas revenir sur l'indépendance de la Banque centrale européenne : "Tout changement signifierait hausse des prix et hausse des taux. Nous en mourrions" [6].

2 - Ces manifestations d'humeur n'empêchent pas les "europhiles" de chercher à réconcilier les Français avec l'Europe



"Nous voulons l'Europe parce que, sans elle, nos vieilles nations ne pèseront rien dans la mondialisation, sans elle, nos valeurs ne pourront pas être défendues, sans elle, le choc des civilisations deviendra plus probable et le péril pour l'humanité sera terrible" déclare Nicolas Sarkozy dans son discours d'investiture le 14 janvier dernier. Mais les tentatives de réconciliation visent plutôt à mettre en avant les avantages que la France et les Français peuvent retirer de l'Europe qu'à vanter les fruits de toute nature que l'unification politique et économique peut apporter à l'ensemble de l'Union.

Principale revendication adressée à l'Europe : la protection. Le libre échange aux sources de l'Union est largement mis en question par les candidats qui lui imputent un grand nombre des problèmes de la France face à l'ouverture des frontières : "L'Europe doit se protéger et nous protéger" affirme Ségolène Royal [7]. Ainsi, la candidate socialiste, qui dit refuser que "l'Europe ne soit qu'une zone de libre échange adossée à l'OTAN", souhaite supprimer les aides européennes aux entreprises qui délocalisent d'un Etat membre vers un autre (ou imposer leur remboursement à celles qui partent hors de l'Union) et instaurer des "taux planchers" d'impôt et des règles sociales et environnementales aux sociétés afin de freiner les délocalisations. Elle se prononce en faveur d'une Union "protectrice de ses valeurs, de ses salariés et de son modèle social". Termes dans lesquels il faut sans doute entendre le fameux "modèle social français". Cette demande de protection est exprimée de la même façon par l'un de ses principaux rivaux dans la course à l'Elysée : "Je veux une Europe qui protège, pas une Europe qui inquiète" déclare Nicolas Sarkozy, pour qui l'Europe doit mieux faire respecter ses intérêts, "moraliser le capitalisme financier" et "moins taxer les travailleurs" ; "Le mot de préférence communautaire n'est pas un gros mot. Le mot de protection non plus" répète t-il affirmant que l'Union pratique un libre échangisme irresponsable et qualifiant la situation économique actuelle "d'intolérable".

Le programme des Verts fait état des mêmes demandes de protection, Dominique Voynet souhaitant, en outre, l'application de la taxe Tobin sur les transactions spéculatives des entreprises européennes.

Pour François Bayrou en revanche, le protectionnisme est à manier avec prudence. Il propose de réserver une part des marchés publics aux entreprises européennes et de fixer les charges sociales à un niveau tel que les entreprises aient intérêt à créer des emplois en Europe et à les y maintenir. Dans son programme, il demande, en outre, à l'Union d'être vigilante sur le respect des valeurs sociales et environnementales et propose d'appliquer une taxe aux produits venant de pays où celles-ci ne seraient pas respectées.

Quant aux pratiques et aux moyens de la gouvernance européenne, elles tiennent assez peu de place dans la campagne des principaux candidats. Les propositions de Nicolas Sarkozy consistent dans ce domaine en la constitution de groupes à géométrie variable avec la fin de la règle de l'unanimité par une extension de la majorité super qualifiée (70% ou 80% des votes), afin de permettre aux Etats qui veulent agir de le faire. Pour améliorer le fonctionnement de l'Europe, Ségolène Royal préconise un changement de méthode : elle veut faire "l'Europe par la preuve", c'est-à-dire conjuguer "l'émulation, l'harmonisation sociale et fiscale et la mutualisation", en rouvrant la discussion sur ce que les Européens attendent concrètement de l'Union dans leur vie quotidienne, en matière sociale, de gouvernance économique et notamment d'environnement. Elle souhaite ainsi orienter davantage la Politique agricole commune dans un sens plus favorable à l'environnement et propose d'instituer une TVA à taux réduit sur les énergies renouvelables. Pour lutter contre le chômage, la candidate socialiste promet également de relancer politiques communes et grands projets et d'assouplir le Pacte de stabilité et de croissance.
Le président de l'UMP, favorable à une hausse du budget européen, met l'accent sur la nécessité d'aller rapidement vers une harmonisation fiscale et se dit favorable à ce que les dépenses européennes soient financées par les ressources propres de l'Union et non plus par les budgets nationaux.

3 - Quel avenir institutionnel pour l'Europe ?



Dans son programme, Ségolène Royal prévoit le lancement, pendant la présidence allemande, d'un grand débat européen qui prendrait la forme d'une large consultation associant élus nationaux et locaux de chaque Etat membre, partenaires sociaux et associations (une consultation des citoyens pourrait être organisée sur Internet) puis la réunion, sous la présidence française (1er juillet-31 décembre 2008), d'une Convention chargée de rédiger un traité institutionnel qui sera soumis à ratification le même jour dans toute l'Europe selon la procédure choisie par chaque Etat (par référendum en France). La candidate socialiste souhaite que ce traité comprenne un volet social comportant "un socle de droits minimaux pour les travailleurs" (maximum de 48h de travail hebdomadaire, revenu minimum d'insertion, revenu minimum garanti fixé par Etats, règles minimales en matière de licenciement, etc.).

François Bayrou estime illusoire de parler d'un salaire minimum imposé à toute l'Europe. Le candidat UDF est, comme la candidate socialiste, partisan d'un renforcement des pouvoirs du Parlement. Ségolène Royal plaide pour la désignation d'un président de l'Europe, François Bayrou pour la limitation du nombre des Commissaires et le renforcement du Conseil des ministres par un système de vote à la double majorité (Etats/populations). Favorable à un référendum sur un nouveau traité constitutionnel simplifié (sans la partie III sur les politiques européennes), il propose une "clause de rendez-vous" qui permettrait de réviser régulièrement les politiques communes et les compétences de l'Union. Il appelle de ses voeux une Europe à deux cercles : une "Europe large", fondée sur les règles du commerce et du droit et correspondant à un grand marché, et une "Europe socle [8]", plus politique dont le socle serait constitué par les Etats fondateurs et ceux de la zone euro qui agiraient ensemble.
"Ce n'est pas le "non" français et néerlandais à la Constitution européenne qui est responsable de la crise de l'Europe, c'est la crise de l'Europe qui est responsable du rejet de la Constitution" déclarait Nicolas Sarkozy le 21 février dernier. Selon le leader de l'UMP, l'avenir de la Constitution européenne passe par l'établissement d'un mini traité qui reprendrait les seules parties I et II du traité constitutionnel, c'est-à-dire les "mesures qui ont fait consensus" (entre autres, la création d'un ministre des Affaires étrangères, l'extension du vote à la majorité qualifiée et de la codécision, les coopérations renforcées), et qui serait adopté par le Parlement français dès l'été 2007 avant d'être ratifié par les autres Etats membres avant les élections européennes de 2009. Le candidat UMP renvoie à après cette date le débat sur l'avenir de l'Europe et l'élaboration d'un texte de référence "qui scellera la dimension fondamentalement politique de la construction européenne" pour laquelle il préconise la constitution d'une "grande Convention".
Enfin, Jean-Marie Le Pen veut inscrire dans la Constitution l'obligation de passer par un référendum pour toute modification d'un traité européen.

4 - Quelles frontières pour l'Europe ?



Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy se prononcent en faveur d'une pause dans les élargissements. Pour l'UMP, aucune nouvelle adhésion ne doit être acceptée tant que les institutions n'ont pas été réformées ; le PS est sur les mêmes positions estimant que l'élargissement doit se limiter à l'examen des candidatures actuelles dans le respect des critères exigés. Les deux formations proposent également aux pays voisins, notamment ceux de la rive Sud de la mer Méditerranée, mais également certains pays d'Asie, la signature de partenariats stratégiques avec l'Union. François Bayrou réclame de véritables frontières, affirmant que "si l'Europe ne peut être dessinée sur la carte, elle n'existe pas pour les Européens" [9].
Favorable à une "grande Europe des nations", le leader du Front national veut, au contraire, faire de l'Union un "ensemble cohérent de peuples de civilisation chrétienne" qui s'étendrait de Brest à Vladivostok [10].

L'opposition à l'adhésion de la Turquie n'est pas loin de faire l'unanimité parmi les principaux candidats. François Bayrou et Nicolas Sarkozy y sont opposés, ce dernier demandant même la suspension de l'ouverture de nouveaux chapitres de négociation avec Ankara tant que le pays n'appliquera pas l'union douanière avec Chypre. Le candidat UMP énonce clairement son opinion : "Nous avons un problème d'intégration des musulmans qui pose la question de l'islam en Europe. Dire que ce n'est pas un problème, c'est se masquer la réalité. Si vous faites entrer cent millions de Turcs musulmans, qu'est-ce qu'il en sera ?" s'interroge t-il [11]. Pour François Bayrou, l'adhésion de la Turquie remettrait en cause la nature même de l'Europe. Le candidat de l'UDF s'oppose à une "extension indéfinie" de l'Union qui, selon lui, serait synonyme au mieux de dilution, au pire de dissolution. Ségolène Royal est la seule à être favorable à l'adhésion de la Turquie qu'elle envisage cependant avec prudence et pragmatisme, sous conditions (reconnaissance du génocide arménien) et pas avant dix ou quinze ans.

5 - Les eurosceptiques dans la continuité du 29 mai



Les candidats eurosceptiques, nombreux mais crédités d'un faible nombre de voix [12], entendent bien continuer à exploiter la dénonciation - qui leur a si bien réussi le 29 mai 2005 - d'une Europe "ultralibérale" et soumise aux intérêts du grand capital pour les uns ou celle d'une vaste machine bureaucratique portant atteinte à la souveraineté de la France pour les autres.

Tant la LCR que José Bové, dont la candidature est ancrée dans la victoire du "non" au référendum, demandent l'abrogation de tous les traités européens existants, y compris le traité de Rome, et le démantèlement de l'ensemble des institutions de l'Union. Défenseurs d'une "autre Europe" ou encore d'une "Europe des peuples" dans le cas d'Arlette Laguiller, ces candidats n'expliquent pas comment ils pensent convaincre nos partenaires européens d'adopter leur programme.
"Précarisation généralisée, démantèlement des services publics, pression contre les salaires et les retraites", tel est le portait de l'Union européenne que dresse Marie-George Buffet. Le PCF propose également "la fin des traités actuels et leur remplacement par un nouveau traité".

Sur la droite de l'échiquier politique, Philippe de Villiers veut "contraindre Bruxelles à s'adapter aux nations" [13] et, pour cela, demande qu'une plus grande liberté soit accordée aux Etats membres. Militant pour une "Europe dirigée par les peuples", il est partisan de l'élaboration d'une "Charte fondatrice pour une nouvelle Europe".
Défenseur d'une "Europe des nations libres et souveraines", seule capable à ses yeux de lutter contre "l'hégémonie américaine", Jean-Marie Le Pen, qui veut rétablir les contrôles aux frontières intérieures de l'Europe, dénonce les traités européens actuels même si, contrairement à 2002, il ne préconise plus la sortie immédiate de la France de l'Union, se contentant de demander un retour au franc.
Seul Gérard Schivardi exige une "rupture immédiate avec l'Union européenne". Le candidat soutenu par le Parti des travailleurs n'hésite pas à rendre l'Europe responsable de tous les maux dont souffre l'Hexagone : les licenciements chez Airbus, la suppression de 1 500 emplois par Alcatel et la disparition de 5 000 postes dans l'Education nationale sont, pour lui, la preuve de la "dépendance européenne" de la France.

Conclusion



Les discours de la plupart des candidats à l'élection présidentielle française paraissent ainsi fort éloignés de la politique européenne. Marqués par de vieilles thématiques largement protectionnistes et des propositions démagogiques peu susceptibles de donner lieu à des décisions européennes futures, ils témoignent davantage du malaise français et d'une tentation de repli faisant écho à des angoisses et des craintes qu'à de véritables visions pour l'Europe.
Les candidats prennent position comme si la France devait décider seule au sein de l'Union européenne.
Pourtant, il appartiendra au nouvel élu, dès les premiers jours de son mandat, de trouver les voies et moyens indispensables pour sortir la France de son relatif isolement et de proposer une relance du projet européen.
Très attendue par ses partenaires, la France n'aura pas saisi l'occasion de cette campagne électorale pour engager un vrai débat sur l'avenir de l'Union et les candidats auront soigneusement évité de débattre avec les Français de la politique européenne.
[1] C'est-à-dire les quatre candidats qui recueillent le plus grand nombre d'intentions de vote, soit Nicolas Sarkozy (UMP), Ségolène Royal (PS) François Bayrou (UDF) et Jean-Marie Le Pen (FN).
[2] Discours de Charleville-Mézières, 18 décembre 2006.
[3] Congrès du Parti socialiste européen de Porto, 7 décembre 2006.
[4] Le Parisien, 29 décembre 2006.
[5] Le Monde, 15 janvier 2007.
[6] Discours de Strasbourg, 12 février 2007.
[7] Discours de Villepinte, 11 février 2007.
[8] Discours de Strasbourg, 12 février 2007.
[9] Discours de Strasbourg, 12 février 2007.
[10] Discours prononcé à la Convention présidentielle du Front national le 12 novembre 2006.
[11] Interview dans Le Meilleur des mondes, 5 octobre 2006.
[12] Jean-Marie Le Pen (FN), Arlette Laguiller (LO), Olivier Besancenot (LCR), Philippe de Villiers (MPF), Marie-George Buffet (PCF), Frédéric Nihous (CPNT), Gérard Schivardi (soutenu par le PT) et José Bové.
[13] Pour un patriotisme populaire, Les cent mesures proposées par Philippe de Villiers.
Directeur de la publication : Pascale JOANNIN
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