Elections législatives et sénatoriales en Pologne, 25 septembre 2005 élection présidentielle, 9 octobre 2005

Actualité

Corinne Deloy,  

Fondation Robert Schuman

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9 octobre 2005
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Corinne Deloy

Chargée d'études au CERI (Sciences Po Paris), responsable de l'Observatoire des élections en Europe à la Fondation Robert Schuman

Robert Schuman Fondation

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Les Polonais vont renouveler cet automne l'ensemble de leurs élus nationaux.

Ils éliront tout d'abord leurs parlementaires (députés et sénateurs), le 25 septembre, puis leur Président de la République, le 9 octobre (deuxième tour prévu, si nécessaire, le 23 octobre). L'ensemble des enquêtes d'opinion prévoit la déroute des sociaux-démocrates au pouvoir depuis 2001 et la victoire des deux formations libérales, la Plateforme civique (PO) et Droit et justice (PiS). Donald Tusk, président de la Plateforme civique, est également le grand favori de l'élection présidentielle à laquelle Aleksander Kwasniewski (Alliance de la gauche démocratique, SLD), en poste depuis le 19 novembre 1995, ne peut pas se représenter.

L'ELECTION PRESIDENTIELLE

La présidence de la République

Le rôle du Président de la République est officiellement honorifique. En réalité, il exerce une influence non négligeable. Elu pour cinq ans, il dispose d'un droit de veto que la Diète, Chambre basse du Parlement, peut rejeter, la majorité des trois cinquièmes des voix et la présence d'au moins la moitié des députés étant cependant requises. Le Président de la République peut également décider de la tenue d'un référendum national ; il est le chef des forces armées, ratifie les accords internationaux, nomme, révoque les ambassadeurs et exerce un droit de grâce par lequel il peut casser les décisions en appel des tribunaux. La Constitution polonaise stipule que le Président de la République ne peut effectuer plus de deux mandats.

La Pologne n'a connu dans son histoire que deux Présidents de la République élus au suffrage universel direct : Lech Walesa de 1990 à 1995 et Aleksander Kwasniewski, élu une première fois le 19 novembre 1995 et réélu le 8 octobre 2000.

Un candidat à la Présidence de la République doit obligatoirement être âgé de trente-cinq ans minimum et rassembler au moins cent mille signatures d'électeurs. L'élection se déroule au scrutin majoritaire. Le premier tour aura lieu le 9 octobre prochain, soit deux semaines après les élections législatives ; le deuxième tour –si nécessaire- le 23 octobre.

A ce jour, trente personnalités sont officiellement candidates au poste de Président de la République :

- Donald Tusk, 48 ans, président de la Plateforme civique (PO) ;

- Włodzimierz Cimoszewicz, ancien Premier ministre (du 15 février 1996 au 17 octobre 1997), ancien ministre des Affaires étrangères et de la Justice, président de la Diète et candidat de l'Alliance de la gauche démocratique (SLD),

- Lech Kaczynski, professeur de droit, leader et fondateur de Droit et justice (PiS) et actuel maire de Varsovie (depuis 2002) ;

- Zbigniew Religa, 67 ans, cardiologue et professeur de médecine, sénateur du Parti du centre (PC) et candidat indépendant;

- Andrzej Lepper, 51 ans, leader et fondateur de Samoobrona (S) (1992), député, ancien candidat à l'élection présidentielle de 1995 (1,32% des voix) et de 2000 (3,05%) ;

- Maciej Giertych, 49 ans, candidat de la Ligue des familles polonaises (LPR) et député européen ;

- Marek Borowski, 59 ans, ancien président de la Diète et leader du Parti social-démocrate de Pologne (SDPL), formation dissidente de l'Alliance de la gauche démocratique créée en mars 2004 ;

- Henryka Bochniarz, docteur en économie, ancienne ministre de l'Economie, candidate centriste du Parti démocratique, dirigeante du Lewiatan, conférence polonaise des employeurs privés. Sa candidature est parrainée par l'ancien Premier ministre Tadeusz Mazowiecki (du 24 août 1989 au 14 décembre 1990) et l'ancien ministre de l'Economie, Jerzy Hausner;

- Leszek Bubel, candidat d'extrême droite;

- Marek Goliszewski, homme d'affaires ;

- Jarosław Kalinowski, candidat du Parti populaire polonais (PSL) ;

- Janusz Korwin-Mikke, candidat libertaire ;

- Waldemar Janusz Kossakowski

- Maria Szyszkowska, candidate féministe et militante de la cause homosexuelle ;

- Bolesław Tejkowski, candidat d'extrême droite nationaliste ;

- Arnold Buzdygan ;

- Tadeusz Cichocki ;

- Liwiusz Ilasz ;

- Gabriel Janowski ;

- Kazimierz Piotrowicz ;

- Wojciech Podjacki ;

- Daniel Podrzycki ;

- Jan Pyszko ;

- Marian Rembelski ;

- Zbigniew Roliński ;

- Sławomir Salomon ;

- Adam Słomka ;

- Stan Tymiński ;

- Roman Włos ;

- Zbigniew Wrzesiński.

La campagne de l'élection présidentielle

Le 28 juin dernier, Włodzimierz Cimoszewicz, encouragé par de nombreuses personnalités politiques, dont le Président de la République Aleksander Kwasniewski, le Premier ministre Marek Belka et le candidat quasi-officiel de l'Alliance de la gauche démocratique, Jerzy Szmadzinski, a accepté de se présenter à l'élection présidentielle du 9 octobre prochain. Włodzimierz Cimoszewicz est soutenu par le SLD mais a affirmé qu'il ne s'engagerait pas dans la campagne du parti pour les élections législatives. « Moi, je prends un autre chemin, un chemin qui est proche mais différent. Il ne concerne ni les intérêts du parti ni les intérêts personnels. C'est uniquement la Pologne qui compte. J'espère que vous comprenez cela. Je compte sur votre appui (...) La Pologne a besoin de l'harmonie intérieure et de la solidarité des gens » a-t-il déclaré. Son slogan est « Que la Pologne nous unisse ».

Dès son entrée en campagne, Włodzimierz Cimoszewicz a occupé la première position dans les enquêtes d'opinion, atteignant jusqu'à 30% des suffrages, mais sa candidature a réconcilié les deux candidats principaux de l'opposition de droite, Donald Tusk (Plateforme civique) et Lech Kaczynski (Droit et justice) qui ont annoncé leur volonté de mettre fin à leurs querelles personnelles et de coopérer. Ils ont finalement repris la tête des sondages en août.

Placé assez haut dans les sondages cet été, Andrzej Lepper a perdu plus de 10%. Le leader de Samoobrona affirme vouloir mettre en oeuvre « une politique pro-sociale tout en respectant nos traditions et notre foi ». Le leader populiste se dit « partisan du marché libre et de l'économie sociale de marché » et présente sa formation comme « un parti libéral-social ».

Si l'ensemble des enquêtes d'opinion prévoient la victoire, au second tour de l'élection présidentielle, d'un candidat libéral (Donald Tusk ou Lech Kaczynski), de nombreux analystes politiques estiment que le résultat des « petites » formations, telles que Samoobrona ou la Ligue des familles, est sous-estimé et que ces partis pourraient troubler aussi bien le scrutin présidentiel que les élections législatives.

LES ELECTIONS LEGISLATIVES

Le système politique polonais

Le Parlement comprend deux Chambres : la Diète (Sjem) qui compte quatre cent soixante députés et le Sénat, composé de cent membres.

Les élections législatives ont lieu tous les quatre ans au scrutin proportionnel selon le système d'Hondt. Une formation doit recueillir au moins 5% des suffrages pour être représentée à la Diète. Dans les localités de moins de trente mille habitants, les électeurs n'élisent qu'un seul député.

Les élections sénatoriales ont lieu tous les 4 ans à la représentation proportionnelle, la Pologne étant divisée en quarante circonscriptions.

Les candidats doivent être âgés d'au moins vingt et ans pour accéder au poste de député et de trente ans pour devenir sénateur. Plus de onze mille personnes seront en lice pour les élections législatives du 25 septembre, soit deux fois plus que lors du scrutin du 23 septembre 2001, et six cent vingt-quatre postuleront à un poste de sénateur.

Huit formations politiques sont actuellement représentées à la Diète :

- l'Alliance de la gauche démocratique (SLD), créée en 1999 à partir de plusieurs formations sociales-démocrates, est présidée, depuis juin dernier, par l'ancien ministre de l'Agriculture, Wojciech Olejniczak. Une partie de ses membres sont issus de l'ex-Parti ouvrier unifié (POUP).

- la Plateforme citoyenne (PO), formation d'opposition libérale créée en 2001, regroupe des anciens membres de l'Union de la liberté et de l'Action électorale Solidarité (AWS) ;

- le Parti social-démocrate (SDPL) est un parti dissident de l'Alliance de la gauche démocratique, créé en mars 2004 et dirigé par Marek Borowski ;

- Droit et justice (PiS) est une formation d'opposition de droite née en 2001 ;

- Autodéfense de la République de Pologne – Samoobrona (S) est un parti populiste dirigé par Andrzej Lepper ;

- le Parti populaire (PSL) représente les intérêts des agriculteurs. Son président est Jaroslaw Kalinowski, vice-Premier ministre et ministre de l'Agriculture et du Développement des campagnes ;

- l'Union du travail (UW), créée en 1991 et dirigée par Marek Pol, vice-Premier ministre, ministre de l'Equipement, est membre de l'actuelle coalition gouvernementale ;

- la Ligue des familles (LPR), dirigée par Roman Giertych, est une formation populiste d'extrême droite opposée à l'intégration de la Pologne dans l'Union européenne.

La campagne des élections législatives

Selon toutes les enquêtes d'opinion, les élections législatives du 25 septembre prochain devraient signer la déroute des sociaux-démocrates. Alors que l'Alliance de la gauche démocratique avait manqué de peu la majorité absolue il y a quatre ans, elle est dorénavant au plus bas dans les sondages. Certains analystes politiques prédisent même que la SLD pourrait ne pas atteindre, le 25 septembre prochain, le seuil des 5% de voix nécessaires pour être représentée à la Diète. Ceci avait été le cas, après quatre années de pouvoir, de l'Action électorale Solidarité (AWSP) qui n'avait obtenu aucun député lors du scrutin du 23 septembre 2001. Les sociaux-démocrates sont victimes de l'usure du pouvoir mais surtout des affaires de corruption et autres scandales politico-financiers dans lesquels un grand nombre de ses membres sont impliqués. Au cours de la législature, l'Alliance de la gauche démocratique a vu une partie de ses membres faire sécession et se regrouper, en mars 2004, au sein du Parti social-démocrate dirigé par Marek Borowski, candidat à l'élection présidentielle du 9 octobre prochain. Le Premier ministre Marek Belka a, lui aussi, quitté la SLD pour créer sa formation : le Parti démocratique. Dernier signe s'il en fallait du pessimisme prévalant au sein des troupes sociales-démocrates : à la fin du mois de juillet, un groupe de députés a choisi d'adhérer à Samoobrona, dans l'espoir de conserver leurs sièges de parlementaires.

Chacun s'attend donc à ce que la Plateforme civique (PO) et Droit et justice (PiS) sortent victorieux du scrutin législatif du 25 septembre et forment la nouvelle coalition gouvernementale à l'issue des élections législatives. Les deux partis d'inspiration libérale sont idéologiquement proches même si des désaccords subsistent sur des sujets importants (la santé, le système électoral, la fiscalité entre autre). La Plateforme civique apparaît plus libérale et plus européenne tandis que Droit et Justice (PiS) serait plus favorable à l'intervention de l'Etat dans l'économie et plus « souverainiste » sur le plan européen. Le PiS veut mettre l'accent dès son arrivée au pouvoir sur deux problèmes : la corruption en créant un office de lutte contre la corruption et la sécurité nationale, ainsi que la malnutrition infantile en consacrant un milliard de zlotys (247 millions d'euro) à ce problème. La Plateforme civique, de son côté, a affirmé qu'elle s'occuperait en priorité des impôts, des privatisations et de la réduction du coût de la fonction publique.

Le 23 août dernier, les deux leaders libéraux, Donald Tusk et Lech Kaczynski, tous deux candidats à l'élection présidentielle du 9 octobre prochain, ont évoqué leurs différends lors d'un dîner destiné à célébrer les bons résultats obtenus par leurs formations respectives dans les enquêtes d'opinion et tenté d'ébaucher des compromis sur les sujets qui les divisent. Le lendemain, Donald Tusk affirmait que les deux hommes s'étaient mis d'accord sur le fait que le parti arrivé en tête aux élections législatives aurait le droit d'appliquer son programme fiscal, des propos aussitôt démentis par Lech Kaczynski. La Plateforme civique souhaite mettre en place un taux unique de 15% pour la TVA, l'impôt sur le revenu et l'impôt sur les sociétés. De son côté, Droit et justice (PiS) propose de réduire les tranches fiscales à 18% et 32%. Les avis diffèrent également entre les deux formations sur les meilleurs moyens d'endiguer la corruption, le PiS voulant multiplier les contrôles quand la PO souhaite lever les entraves administratives qui, selon elle, donnent trop de pouvoir aux fonctionnaires.

Selon un accord passé entre les deux formations libérales, le parti arrivant en tête des élections législatives du 25 septembre prochain devrait obtenir le poste de Premier ministre. Jaroslaw Kaczynski (PiS), frère jumeau de Lech Kaczynski, et Jan Rokita (PO) sont actuellement les deux personnalités les plus en vue pour devenir Premier ministre à l'issue du scrutin. Jaroslaw Kaczynski a cependant déclaré qu'il renoncerait à cette fonction dans le cas où son frère serait élu à la Présidence de la République même si sa formation, Droit et justice, arrivait en tête du scrutin législatif. Kazimierz Ujazdowski est le candidat de Droit et justice pour le poste de ministre des Affaires étrangères, Jacek Saryusz-Wolski, celui de la Plateforme civique.

Au cours de cette campagne électorale, les relations de la Pologne avec ses voisins russe et biélorusse se sont considérablement dégradées. Les relations de Varsovie avec Moscou sont particulièrement tendues depuis l'hiver dernier pendant lequel la Pologne a soutenu vigoureusement et efficacement la révolution orange ukrainienne. Par ailleurs, les propos de certains responsables polonais qualifiant « d'erreur » l'élimination de l'indépendantiste tchétchène, Aslan Maskhadov, ou ceux du Premier ministre, Marek Belka, qui s'était déclaré « choqué et indigné » par les méthodes des forces armées russes lors de la prise d'otages de l'école de Beslan, ont profondément indignés le Kremlin. Au début du mois d'août, trois citoyens Polonais ont été passés à tabac dans une rue de Moscou (un collaborateur technique de l'ambassade de Pologne, le deuxième secrétaire d'ambassade, Marek Reszuta, et enfin le correspondant en Russie du quotidien Rzeczpospolita, Pawel Reszka). Les autorités russes ont déclaré que ces incidents « ne pouvaient être dissociés du climat général défavorable entre les deux pays », ceux-ci intervenant après que trois enfants de diplomates russes (ainsi qu'un jeune Kazakh) eurent été attaqués par des voyous polonais dans un parc de Varsovie le 31 juillet. « Nous espérons qu'indépendamment de la tension préélectorale, va cesser la montée des sentiments anti-russes qui crée entre les deux pays une atmosphère propice aux attaques criminelles » a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères.

Le 1er août, quatre députés européens, Boguslaw Sonik, Bogdan Klich, Barbara Kudrycka et le vice-président du Parlement européen, Jacek Saryusz-Wolski, pourtant porteurs de passeports diplomatiques et d'une invitation officielle, ont été empêchés d'entrer en Biélorussie. Cette délégation devait rencontrer le maire de Grodno, ville située à la frontière polono-biélorusse, ainsi que des membres de l'opposition biélorusse. A l'approche de l'élection présidentielle qui se tiendra dans son pays en septembre 2006, le président Biélorusse, Alexandre Loukachenko, se montre particulièrement nerveux, à l'heure où la Géorgie, l'Ukraine -et même la Moldavie- se tournent de plus en plus vers l'Ouest. Le régime d'Alexandre Loukachenko accuse la nouvelle direction de l'Union des Polonais de Biélorussie, auxquels appartiennent vingt-cinq mille des quatre cent mille Polonais que compte le pays (représentant 4% de sa population), d'être aux ordres des Etats-Unis et de fomenter une révolution dans son pays. Le pouvoir se refuse à reconnaître la nouvelle présidente de cette association élue en mars dernier, Anzelika Borys, personnalité n'appartenant pas aux réseaux du pouvoir, et soutient toujours l'ancienne équipe dirigeante dont le président Tadeusz Krucz était considéré comme une marionnette du pouvoir. Le 28 juillet dernier, les autorités biélorusses ont arrêté plusieurs responsables de la nouvelle équipe et fait vider les locaux de l'association. Il semble que les différends polono-biélorusses soient excités par les autorités de Minsk comme l'explique Iaroslav Romantchouk, vice-président d'un parti d'opposition et originaire d'un village voisin de Grodno : « La propagande de Loukachenko veut créer un conflit entre Polonais et Biélorusses. Il se sert de la crise à la tête de l'Union des Polonais pour prouver que le risque vient de Varsovie. Cela lui garantit le soutien de la Russie où les sentiments anti-polonais restent forts ».

Selon la dernière enquête d'opinion réalisée par l'institut PBS et publiée le 23 août, la Plateforme civique arriverait en tête des élections législatives du 25 septembre prochain recueillant 27% des suffrages, suivie de Droit et justice, crédité de 25% des voix. Ensemble, ces deux formations compteraient deux cent quatre vingt quinze députés sur les quatre cent soixante que comprend la Diète et n'auraient donc pas à chercher de nouveaux alliés pour former le gouvernement. En outre, les deux partis ne seraient qu'à douze sièges de la majorité des deux tiers de la Diète permettant de modifier la Constitution.

Samoobrona obtiendrait 11% des suffrages, l'Alliance de la gauche démocratique, 10% tout comme la Ligue des familles. Aucune autre formation ne dépasserait le seuil des 5% des suffrages exprimés, nécessaire pour être représenté à la Diète.

Par ailleurs, un sondage effectué par le même institut pour le quotidien Rzeczpospolita, place Donald Tusk, candidat de la Plateforme civique, en tête des candidats à l'élection présidentielle du 9 octobre prochain avec 29% des suffrages. Il est suivi de Lech Kaczynski et de Wlodzimierz Cimoszewicz qui obtiennent, tous deux, 21%. Andrzej Lepper arrive en quatrième position avec 8% des voix, Zbigniew Religa (5%), Marek Borowski (5% également) et Maciej Giertych (3%). L'enquête montre que Donald Tusk serait dans tous les cas victorieux au deuxième tour, par 54% des voix contre Lech Kaczynski (46%) et par 65% contre Wlodzimierz Cimoszewicz (35%). Ce dernier serait également battu au second tour par Lech Kaczynski (57% contre 43%).

La victoire de l'opposition de droite aux élections législatives polonaises du 25 septembre prochain ne semble faire aucun doute. Ce scrutin, et celui qui se déroulera en Allemagne une semaine plus tôt, pourraient bien dessiner les contours d'un nouveau paysage politique au cœur de l'Europe. On notera néanmoins l'absence de véritable débat européen entre les formations politiques polonaises qui représentent pourtant des sensibilités très différentes envers l'Union européenne.

Rappel des résultats des élections législatives polonaises du 23 septembre 2001

participation : 46,3%

Source : Gazeta Wyborcza

Rappel des résultats des élections sénatoriales polonaises du 23 septembre 2001

participation : 46,3%

Source : Gazeta Wyborcza

Rappel des résultats de l'élection présidentielle du 8 octobre 2000

participation : 61,1%

Source: Polska Agencja Prasowa

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