Elections législatives en République Tchèque, le point à une semaine du scrutin

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Corinne Deloy,  

Fondation Robert Schuman

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29 mai 2006
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Corinne Deloy

Chargée d'études au CERI (Sciences Po Paris), responsable de l'Observatoire des élections en Europe à la Fondation Robert Schuman

Robert Schuman Fondation

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La campagne électorale est entrée dans sa dernière phase en République tchèque où les élections législatives auront lieu les 2 et 3 juin prochains. Entre les deux principales formations, le ton monte chaque jour un peu plus : accusations et agressions verbales, voire physiques, se multiplient. La tension est d'autant plus forte que l'écart entre le Parti social-démocrate (CSSD) au pouvoir et le Parti démocrate civique (ODS) s'est réduit au fil des semaines dans les enquêtes d'opinion -la formation d'opposition restant cependant toujours en tête des sondages- et que les Verts, crédités d'environ 10% des voix, perturbent le jeu électoral traditionnel en refusant de se positionner sur l'échiquier politique, contribuant à laisser ouvert le nombre de coalitions gouvernementales possibles.

Le Parti social-démocrate a récemment reçu le soutien de Gerhard Schröder qui s'est rendu à Prague pour soutenir le Premier ministre Jiri Paroubek. L'ancien chancelier allemand, spécialiste des victoires à l'arraché, a enjoint ses amis sociaux-démocrates à se battre jusqu'au bout et à croire en la victoire puisque peu de points les séparent du Parti démocrate civique. Il leur a rappelé que le Parti social-démocrate allemand (SPD) était devancé de vingt-cinq points par ses principaux adversaires de l'Union chrétienne-démocrate (CDU-CSU) quelques mois avant les élections du 18 septembre dernier, lors desquelles le SPD a pratiquement fait jeu égal avec la CDU-CSU. « Vous pouvez être fiers de votre Jiri. Aucun pays en Europe n'a atteint un niveau de croissance économique équivalent à celui de la République tchèque » a t-il déclaré. Le Premier ministre britannique Tony Blair devrait également se rendre à Prague pour soutenir la coalition gouvernementale tout comme le Président du Conseil italien, Romano Prodi et le Premier ministre hongrois Ferenc Gyurcsany (Parti socialiste, MSZP) qui ont également promis leur soutien à Jiri Paroubek.

Au plan intérieur, fin avril, le Parti social-démocrate rom (RDSS), formation créée en mars 2005, a appelé ses membres à voter en faveur du Parti social-démocrate. « Nous avons décidé de ne pas diviser la gauche » a déclaré son leader, Miroslav Tancos. « Ces dernières années, la situation s'est améliorée pour les Roms en Moravie du nord et en Bohème de l'Est, notamment en matière de logement et d'emploi » a t-il ajouté pour justifier sa position.

Le Premier ministre Jiri Paroubek, qui a été triomphalement élu avec plus de 90% des voix à la tête du Parti social-démocrate le 13 mai dernier, ne manque pas d'afficher le bilan de son gouvernement. « La croissance économique (8,2% au premier trimestre 2006) constitue notre réalisation la plus importante, tout comme l'amélioration du niveau de vie de la population et l'établissement de la paix sociale » a déclaré le Premier ministre. Certains économistes ont cependant exprimé leurs craintes que cette croissance rapide, due exclusivement à la croissance du secteur industriel, et notamment de la branche automobile, fragilise l'économie. Une enquête d'opinion réalisée par l'institut Factum Invenio poll pour l'hebdomadaire Ekonom montre que l'argument de la croissance économique pourrait faire voter 42% des Tchèques en faveur de l'une des formations de la coalition gouvernementale.

Jiri Paroubek répète qu'il n'est pas question pour les sociaux-démocrates de gouverner avec le Parti communiste de Bohème et Moravie. « Toute alliance du parti social-démocrate avec les communistes, au delà de l'impossibilité morale qu'elle contient, est absurde. La réalisation du programme du KSCM signifierait la fin de la croissance et conduirait inévitablement à une crise socioéconomique. Les désaccords que nous avons concernant nos priorités économiques et sociales ne peuvent être dépassés » a t-il déclaré. Cependant, il a toutefois affirmé ne pas regretter que certaines des lois votées par son gouvernement aient été soutenues par le Parti communiste de Bohème et Moravie et non par ses alliés de la coalition gouvernementale. « La flexibilité est importante et doit être possible dans le travail parlementaire. La coopération du Parti social-démocrate avec le KSCM n'est pas idéologique, son seul but était de permettre au gouvernement de mettre sa politique en œuvre ». Interrogé sur son éventuelle future équipe gouvernementale en cas de victoire les 2 et 3 juin prochains, Jiri Paroubek a parlé « d'un cabinet de talents », qui comprendrait plusieurs ministres indépendants, parmi lesquels probablement Pavel Telicka, principal négociateur de l'entrée de la République tchèque dans l'Union européenne.

Dans un article publié le 8 mars dernier dans le quotidien Pravo, le Premier ministre établissait un état des lieux des difficultés du pays. Selon lui, la situation du secteur de la santé est le problème le plus important de la République tchèque. Les médias constituent le deuxième problème ; le troisième étant l'« invisibilité » et la « passivité » des élus. Jiri Paroubek a déclaré qu'il considérait une éventuelle victoire du Parti démocrate civique aux élections législatives comme un plus grand danger pour le développement économique du pays qu'une alliance du Parti social-démocrate avec le Parti communiste de Bohème et Moravie.

Le Parti social-démocrate a en effet choisi de mettre l'accent sur le danger que représenterait un retour au pouvoir du Parti démocrate civique. « Le Parti démocrate civique veut mener une expérience qui n'a jamais été menée auparavant dans le monde. Si l'opposition remporte les élections législatives, cela se traduira par plus de dérégulation et l'introduction de nouveaux frais pour pouvoir bénéficier de soins. La mise en place d'un impôt à taux unique de 15% pour la TVA, l'impôt sur le revenu et l'impôt sur les sociétés rendra les riches plus riches et les pauvres encore plus pauvres » a déclaré Jiri Paroubek. « L'impôt à taux unique est une sorte de Robin des bois inversé : il prend aux pauvres pour donner aux riches » a renchéri le conseiller du Premier ministre pour l'Economie, Jiri Havel. « La dictature bleue (couleur du Parti démocrate civique) n'est pas une exagération. Le Parti démocrate civique occupe le poste de Président de la République, il domine le Sénat et presque tous les conseils régionaux » a t-il ajouté comme si ce fait ne résultait pas d'élections régulières.

« La campagne agressive du Parti social-démocrate en dit plus long sur ce qu'il est que sur ce que nous sommes. Nous menons quant à nous une campagne positive, professionnelle et sincère » répète le leader du Parti démocrate civique, Mirek Topolanek. « Je demande aux militants du Parti démocrate civique de laisser de côté les attaques personnelles durant la campagne. Faisons preuve de civisme. L'agressivité ne peut que détourner les Tchèques des élections et augmenter encore le dégoût qu'ont une partie des gens pour la politique » a t-il enjoint à ses troupes lors d'un meeting à Usti nad Labm le 13 mai dernier. Le chef de l'opposition se voit reproché de ne pas être un véritable leader, ce qui, selon le politologue de l'université de Bohème de l'Ouest à Plzen, Ladislav Cabada, n'est cependant pas forcément à son désavantage. « Mirek Topolanek n'est pas un leader politique traditionnel. Il ne souhaite pas occuper toute l'attention mais il a derrière lui, et notamment au niveau régional, une équipe soudée qui lui est entièrement dévouée » souligne Ladislav Cabada.

Le Parti démocrate civique défend fermement son programme électoral qui comprend l'introduction d'un impôt à taux unique de 15% pour la TVA (actuellement à 19%), l'impôt sur le revenu et l'impôt (actuellement à 32% pour la tranche haute) sur les sociétés (actuellement à 24%), un revenu minimum garanti et la possibilité pour les petites et moyennes entreprises d'être exemptées d'impôt pendant un an, une mesure qui comprend cependant de nombreuses conditions. Par ces mesures, le Parti démocrate civique souhaite rendre le système fiscal plus simple, plus transparent et responsabiliser davantage les Tchèques. « La baisse des taxes incitera les entreprises à investir dans le pays et conduira, entre autre, à l'élimination de toute une zone grise de l'économie, ce qui se traduira in fine par un accroissement des recettes de l'Etat » affirme le ministre des Finances du shadow cabinet du Parti démocrate civique, Vlastimil Tlusty. La formation libérale devrait cependant avoir quelques difficultés à imposer son impôt à taux unique, ses partenaires gouvernementaux potentiels, à savoir l'Union chrétienne-démocrate-Parti du peuple et les Verts, étant opposés à cette mesure qui, selon eux, profiterait essentiellement aux plus riches.

Le leader de la principale formation d'opposition a choisi de mettre l'accent sur la corruption. Il a accusé le gouvernement de Jiri Paroubek d'être responsable d'une hausse « démesurée » de la corruption dans le pays. « Les sociaux-démocrates ont fait de la corruption une norme et leurs scandales sont artificiellement étouffés. Il s'agit d'une corruption systématique, de la mise en place d'un milieu pro-corruption dans l'administration d'Etat, partout où l'on décide d'un avantage ou d'un désavantage» a déclaré Mirek Topolanek.

Lors du premier débat télévisé entre les leaders des deux principales formations retransmis par la chaîne privée Prima le 21 mai dernier, Mirek Topolanek a d'ailleurs accusé le Premier ministre Jiri Paroubek et le Parti social-démocrate d'entretenir des relations avec le crime organisé. « Même si Jiri Paroubek n'est pas directement impliqué dans ces contacts, il en est pleinement responsable » a t-il souligné. Le Premier ministre ayant plainte pour diffamation, les deux hommes pourraient se retrouver prochainement devant un tribunal. Le leader du Parti démocrate civique a d'ailleurs refusé de serrer la main de Jiri Paroubek à la fin de l'émission, déclarant qu'il ne le respectait pas. Ce premier des quatre débats télévisés a donc tourné court. Le lendemain, la presse estimait d'ailleurs que si duel il y avait bien eu entre les deux hommes, en revanche, le débat d'idées avait lui été complètement absent de cette première rencontre. Les deux leaders doivent se rencontrer encore trois fois avant les 2 et 3 juin prochains, dont la veille du premier jour de scrutin.

En matière de corruption, le Parti social-démocrate est favorable à une législation plus sévère tandis que le Parti démocrate civique privilégie une réduction de la régulation des interventions de l'Etat. En 2005, la République tchèque figurait à la 47e place dans le classement annuel établi par l'organisation Transparency International qui lutte contre la corruption dans le monde à partir d'indices de perception de la corruption dans chaque pays. La République tchèque se situait au même niveau que la Grèce et la Slovaquie et devant la Lettonie et la Pologne, mais néanmoins parmi le dernier quart des Etats membres de l'Union européenne. Selon une récente enquête d'opinion réalisée par l'institut STEM/MARK, les deux tiers des Tchèques (65%) considèrent que la corruption a augmenté dans le pays durant ces cinq dernières années. Près d'un quart des personnes interrogées (23%) déclarent avoir subi une tentative de corruption.

En janvier dernier, deux députés mis en cause dans des scandales financiers, Michael Kraus (CSSD) et Vladimir Dolezal (ODS) ont démissionné de leurs fonctions. Pour le politologue Jiri Pehe, « ces cas individuels appartiennent à un phénomène plus large ». « Les scandales, qui constituent l'une des raisons de la méfiance exprimée par les Tchèques vis-à-vis de la politique, sont utilisés comme une arme par les hommes politiques» souligne t-il. « Malheureusement, la seule formation à ne pas être affectée par la corruption est le Parti communiste de Bohème et Moravie parce que celui-ci n'a fait partie d'aucun gouvernement depuis seize ans. Aujourd'hui, paradoxalement et ironiquement, il apparaît donc comme un parti propre aux yeux de nombreux Tchèques. Si une formation profite des scandales actuels, c'est donc bien le Parti communiste » ajoute le politologue.

Autre incident de la campagne électorale : la gifle reçue par le ministre de la Santé, David Rath, au congrès des stomatologues tchèques. Candidat du Parti social-démocrate à Prague, il a été physiquement agressé par Miroslav Macek, ancien vice-président du Parti démocrate civique dont il est également l'un des fondateurs et conseiller du Président de la République, Vaclav Klaus. Les deux hommes semblent avoir eu un différend personnel, David Rath ayant récemment déclaré dans le quotidien Lidove noviny que Miroslav Macek ne s'était marié que pour des raisons financières. « Il y a des gens qui aiment l'âme, d'autres qui aiment le corps et d'autres encore qui aiment l'argent » avait-il affirmé. Miroslav Macek a épousé en 2001 une Tchéquo-suisse fortunée, Jana Blochova. Le conseiller du Président Vaclav Klaus, figure controversée y compris au sein de sa propre formation, ne sera cependant pas exclu du Parti démocrate civique. « Miroslav Macek a agi en citoyen et non pas en tant que membre du Parti démocrate civique. Pour nous, il ne s'agit pas d'une affaire politique et nous ne souhaitons pas nous en occuper » a déclaré le leader local de la formation d'opposition, Bedrich Jurnicek. Seule la direction centrale de l'ODS détient le pouvoir d'exclure l'un de ses membres ; toutefois, Miroslav Macek a décidé de ne pas suivre les conseils de Mirek Topolanek qui lui a demandé de quitter le parti.

Les questions européennes ont été jusqu'ici peu présentes dans la campagne électorale. Les deux principales formations sont pourtant en désaccord quant à l'introduction de l'euro. Le Parti social-démocrate et son partenaire au gouvernement, l'Union chrétienne-démocrate-Parti du peuple (KDU-CSL), sont favorables au remplacement de la couronne tchèque par l'euro dès 2010 tandis que le Parti démocrate civique, comme les Verts, refusent de se fixer une échéance et suggèrent de décider de la date de l'introduction de l'euro en fonction de la santé économique du pays. Le Parti communiste de Bohème et Moravie estime que « la République tchèque ne remplit pas pour l'heure les critères nécessaires à l'introduction de la monnaie unique ». Les deux principales formations diffèrent aussi en ce qui concerne l'intégration européenne du pays ; le Parti social-démocrate étant favorable à une plus grande intégration à l'Union que le Parti démocrate civique plus méfiant envers Bruxelles. L'ODS est favorable à ce que la fiscalité, la santé et les retraites restent contrôlées par les nations alors que le Parti social-démocrate souhaite une plus grande intégration européenne aux niveaux social et économique mais également en matière de défense et de culture.

Le 15 mai dernier, le Président de la République, Vaclav Klaus (ODS) a déclaré qu'être membre de l'Union européenne n'était désormais plus rentable pour la République tchèque. Selon le Chef de l'Etat, depuis l'adhésion du pays en mai 2004, les effets négatifs sont plus importants que les effets positifs. Le Président a affirmé que « ceux qui pensaient que la République tchèque retirerait de son adhésion à l'Union européenne autant de bénéfices que l'Irlande ou l'Espagne se trompaient ». Pourtant, une étude d'opinion réalisée en avril par le Centre de recherche sur l'opinion publique montre que les trois quarts des Tchèques (75%) se disent satisfaits de l'état de la démocratie, de la solidarité et de la coopération dans l'Union européenne. Plus de la moitié des personnes interrogées déplorent en revanche la situation actuelle en matière de justice et d'égalité. Le sondage révèle aussi que la majorité des Tchèques estiment que l'intégration européenne est une chose positive. Dans les domaines de la défense, de l'environnement et de la culture, les personnes interrogées sont les plus nombreuses à exprimer leur satisfaction (environ 70%). Plus de six sur dix (63%) considèrent enfin que l'Union européenne a une influence positive sur l'économie.

Les formations politiques ont rivalisé pour obtenir le soutien de personnalités du monde des arts ou du sport. Le Parti démocrate civique a ainsi obtenu l'appui du footballeur Milan Baros, qui évolue au club d'Aston Villa et qui fût le meilleur buteur en 2004, du hockeyeur Jaromir Jagr et du médaillé olympique de ski aux Jeux d'hiver de Turin, Lukas Bauer. L'Union chrétienne-Parti du peuple est soutenu par l'ancien entraîneur de l'équipe de football du Sparta Prague, Frantisek Straka, qui avait même souhaité être candidat pour ces élections législatives mais s'en est vu empêché faute d'avoir obtenu la nationalité tchèque à temps. Autre nouveauté de cette campagne électorale : l'apparition d'affiches humoristiques anonymes se moquant le plus souvent du Parti social-démocrate ou du Parti démocrate civique.

De façon générale, les partis politiques mènent une campagne plus professionnelle que lors des précédentes élections. Le Parti social-démocrate s'est adjoint l'aide de la compagnie américaine, PBS tandis que le Parti démocrate civique coopère avec la formation polonaise victorieuse aux dernières élections législatives du 25 septembre dernier, Droit et justice (PiS).

Enfin, le nombre de candidates à ces élections législatives est le plus faible enregistré depuis la chute du communisme en 1989. A l'exception des Verts, plus féministes, le nombre de femmes figurant sur les listes électorales est particulièrement bas dans l'ensemble des formations politiques. Actuellement, la Chambre des députés compte 34 femmes sur 200 députés, soit 17% du total et le Sénat 10 femmes sur 81 sénateurs, soit 10% du total.

Les Verts ont reçu le soutien de l'ancien Président de la République (1993-2003), Vaclav Havel, qui a affirmé qu'il voterait pour la formation écologiste les 2 et 3 juin prochains. A propos des éternelles querelles internes des Verts, l'ancien Président a déclaré « C'est le prix à payer pour voir émerger de nouvelles personnalités parce qu'elles ne sont pas prisonnières de lobbies, apportent un sang neuf à la vie politique ». Les deux co-présidents des Verts allemands, Reinhard Bütikofer et Claudia Roth, sont venus à Prague pour soutenir les candidats du Parti écologiste. Le leader Martin Bursik a cependant déclaré que sa formation pourrait envisager de faire partie de toute coalition gouvernementale qui ne s'appuierait pas sur le soutien du Parti communiste de Bohème et Moravie. Le politologue Jiri Pehe explique le succès des Verts dans les enquêtes d'opinion par le fait qu'ils se situent hors du débat entre droite et gauche. « Les leaders politiques nous expliquent que nous avons en fait le choix entre deux extrêmes, soit un gouvernement très à droite (dirigé par le Parti démocrate civique et l'Union chrétienne-démocrate-Parti du peuple), soit un gouvernement très à gauche, voire communiste, dirigé par le Parti social-démocrate alors qu'en fait nous avons deux Partis social-démocrates (CSSD et ODS) qui rivalisent de promesses populistes » déclare Jiri Pehe.

A une semaine du scrutin législatif, les dernières enquêtes d'opinion donnent toujours une légère avance à l'opposition. Ainsi, le sondage réalisé par l'institut CVVM crédite le Parti démocrate civique de 26,5% des voix contre 23,5% au Parti social-démocrate. Toujours selon cette enquête, le Parti communiste de Bohème et Moravie recueillerait 13,5% des suffrages, les Verts 10% et l'Union chrétienne-démocrate-Parti du peuple 9,5%.

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