Elections législatives en Lettonie, 7 octobre 2006

Actualité

Corinne Deloy,  

Fondation Robert Schuman

-

8 septembre 2006
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Deloy Corinne

Corinne Deloy

Chargée d'études au CERI (Sciences Po Paris), responsable de l'Observatoire des élections en Europe à la Fondation Robert Schuman

Robert Schuman Fondation

Fondation Robert Schuman

Le 7 octobre prochain, soit le premier samedi d'octobre comme le prévoit la Constitution, les Lettons sont appelés à renouveler les 100 membres de la Saeima, Chambre unique de leur Parlement.

19 formations ou alliances politiques (soit une de moins que lors des précédentes élections législatives du 5 octobre 2002), représentant environ 40 partis au total et 1025 candidats dont 269 femmes, sont en lice pour ce scrutin.

Pour la première fois en Lettonie, aucune formation nouvellement créée ne sera présente dans ce scrutin et aucun nouveau leader ne se présente comme un «messie ». En 2002, l'ancien gouverneur de la Banque centrale, Einars Repse, fondateur de Nouvelle ère (JL), avait joué ce rôle et sa formation s'était imposée avec 23,98% des suffrages, remportant 26 des 100 sièges de la Saeima. Cette même année, le parti Premier de Lettonie (LPP) venait aussi d'être créé par Ainars Slesers. Quatre ans plus tôt, le rôle de sauveur avait été tenu par Andris Skele, fondateur du Parti du peuple (TP) ; en 1995 par le Mouvement populaire pour la Lettonie dirigé par Joachim Siegerist, élu à la Saeima sans parler un mot de letton en faisant campagne contre la corruption de la classe politique et, en 1993, par la Voie lettone (LC).

Les analystes politiques craignent que les électeurs se détournent des urnes le 7 octobre prochain à cause de cette absence de nouvelles formations politiques, et donc de parti capable de capter les votes protestataires, ainsi qu'en raison des scandales politiques qu'a connu le pays ces derniers mois (Aivars Lembergs, maire de Ventspils, est accusé de corruption et de blanchiment d'argent dans des transactions ayant eu lieu entre 1993 et 1995 ; le ministre des Transports Ainars Slesers (LPP) et l'ancien Premier ministre, fondateur du Parti du peuple, Andris Skele, ont été mis en cause dans une affaire de fraude électorale lors des élections locales du 13 mars 2005 à Jurmala). « Les partis existants ont récemment montré tant de mépris pour l'opinion publique que les gens qui se prononçaient habituellement en leur faveur vont peut-être y regarder à deux fois avant de voter » affirme le politologue Gatis Purins.

Le système politique

Les 100 membres de la Saeima sont élus pour 4 ans (depuis 1998) au scrutin proportionnel selon la méthode de Sainte Lagüe. Toute formation politique doit recueillir au moins 5% des suffrages pour être représentée au Parlement. Pour les scrutins législatifs, la Lettonie est divisée en 5 districts électoraux : Riga, Vidzeme, Latgale, Zemgale et Kurzeme.

6 formations politiques sont représentées dans l'actuelle saeima :

- Nouvelle ère (JL), formation majoritaire de centre-droit dirigée par l'ancien ministre de l'Education et de la Science, Karlis Sadurskis, compte 26 députés ;

- Pour les droits de l'homme dans une Lettonie unie (PVTCL), parti situé à gauche sur l'échiquier politique, défenseur de la minorité russophone, et dirigé conjointement par la députée européenne Tatjana Zdanoka et Jakovs Pliners, possède 25 élus ;

- Le Parti du peuple (TP), formation de centre-droit de l'actuel Premier ministre Aigars Kaltivis, dirigée par Atis Slakteris, possède 20 députés ;

- L'Union des fermiers et des Verts (ZZS), parti de centre-droit dirigé par Augusts Brigmanis, compte 12 élus ;

- Premier de Lettonie (LPP), formation conservatrice, appelée « parti des prêtres » parce que de nombreux hommes du clergé figurent parmi ses fondateurs, dirigée par Ainars Slesers, possède 10 élus ;

- L'Union pour la patrie et la liberté (TB/LNNK), parti nationaliste fondé en 1988 pour lutter contre la présence russe en Lettonie et dirigé par Janis Straume, compte 7 députés.

Le Président de la République est élu par les 100 membres de la Saiema tous les 4 ans. Depuis juin 1999, cette fonction est occupée par Vaira Vike-Freiberga (réélue le 20 juin 2003 par 98 voix contre 6). Disposant de pouvoirs limités, la Présidente jouit cependant d'une grande autorité morale dans le pays.

A l'issue des dernières élections législatives du 5 octobre 2002, Einars Repse (JL) avait formé un gouvernement de coalition avec Premier de Lettonie (LPP), l'Union des fermiers et des Verts (ZZS) et l'Union pour la patrie et la liberté(TB/LNNK). Le 28 janvier 2004, Premier de Lettonie (LPP) quittait le gouvernement, laissant le Premier ministre sans majorité. Le 20 février 2004, Indulis Emsis (ZZS) devenait le chef d'un gouvernement comprenant le Parti du peuple, Premier de Lettonie et l'Union des fermiers et des Verts. Cette coalition durera moins d'un an et le 24 novembre, Aigars Kalvitis (TP) a succédé à Indulis Emsis au poste de Premier ministre.

Enjeu politique majeur et permanent en Lettonie, le statut des 420 000 habitants du pays (représentant 18% de la population) qui ne possèdent pas la nationalité lettone et, n'étant pas ressortissants d'un autre pays, se retrouvent sans nationalité. La plupart d'entre eux possèdent un passeport de « non citoyens lettons ». Ce statut leur donne le droit de résider dans le pays et l'accès aux services sociaux au même titre que les citoyens lettons. Les non-citoyens ne sont cependant pas autorisés à voter aux élections nationales et locales et à travailler dans la police ou l'armée. En outre, certains Etats, qui ne demandent pas de visa aux Lettons, en exigent un pour les non-citoyens.

Lors de l'indépendance du 21 août 1991, seuls les habitants, ayant été citoyens lettons avant la Deuxième Guerre mondiale, et leurs descendants sont devenus Lettons. De nombreuses personnes, étant venues vivre en Lettonie durant l'occupation soviétique, se sont donc retrouvées sans nationalité. Il a fallu attendre 1994 pour qu'une première loi autorise ces personnes à demander la nationalité lettone par naturalisation. En 1998, après de longs débats, une nouvelle loi sur la citoyenneté a été adoptée et a remplacé celle votée quatre ans plus tôt. Mais obtenir la nationalité lettone reste chose difficile : un minimum de cinq années de résidence dans le pays est requis tout comme une bonne connaissance de la langue lettone ainsi que de l'histoire, de la culture et de la Constitution du pays. Enfin, les nouveaux citoyens doivent prêter serment et renoncer à leur ancienne nationalité. En novembre 2005, environ 109 000 personnes avaient demandé la nationalité lettone, désormais synonyme de citoyenneté européenne, 103 000 l'ont obtenue.

Rappelons que jusqu'au 1er juillet 1995, la Lettonie a accordé à toute personne ayant été contrainte de fuir le pays durant les occupations soviétique ou nazie la possibilité de conserver, en plus de la citoyenneté lettone, celle qu'elle avait obtenue auprès de son pays d'accueil.

La Lettonie possède la minorité russophone la plus nombreuse des trois Républiques baltes. Selon les chiffres officiels datant de juillet 2004, les « Lettons de souche » représentent 58,7% de la population et les « Russes », 28,8%. 58,2% des habitants ont le letton pour langue maternelle, 37,5% le russe. La minorité russophone est majoritaire dans sept des huit plus grandes villes du pays.

Les enjeux du scrutin

Selon le politologue Janis Ikstens, professeur à l'université Vidzeme de Valmiera, chaque formation politique représente en Lettonie les intérêts d'un groupe social déterminé. Si la scène politique du pays se prête peu à la traditionnelle division droite-gauche, en revanche, il est fréquent de distinguer « les partis défendant les Lettons de ceux défendant les Slaves, dont les russophones ne représentent qu'une partie ».

Les formations « lettones » sont toutes favorables à l'économie de marché, à l'intégration européenne et elles veulent, dans une plus ou moins grande mesure, voir les impôts diminuer. Les différences entre elles résident essentiellement dans les enjeux sur lesquels elles ont choisi de centrer leur positionnement.

Ainsi, Nouvelle ère (JL) a choisi pour slogan « Honnêteté et bien-être » mais sa campagne se focalise surtout sur le premier terme et notamment sur la lutte contre la corruption. La formation, créée par l'ancien gouverneur de la Banque centrale Einars Repse, reprend les thèmes qui ont fait son succès lors des dernières élections législatives du 5 octobre 2002.

Le Parti du peuple (TP), qui se définit comme « le leader de la droite » et dont le slogan est « Votez pour ceux qui agissent ! », représente les intérêts des entrepreneurs et est moins présent sur les enjeux sociaux.

L'Union des fermiers et des Verts (ZZS), qui accueille sur ses listes des personnalités d'horizons très divers, ne possède pas de ligne claire, ses dirigeants étant souvent en contradiction les uns avec les autres. La formation, qui dit se situer au centre-droit, possède néanmoins l'image d'un parti défendant les agriculteurs et les habitants des zones rurales du pays, un enjeu sur lequel elle reste très focalisée. Le parti fait campagne sous le slogan « Pour vivre dans une Lettonie prospère ».

L'Union pour la patrie et la liberté (TB/LNNK) se bat pour la défense de l'identité lettone et reste un parti très nationaliste qui souhaite amender l'actuelle loi sur la citoyenneté. Mais le programme, rédigé par le député européen candidat au poste de Premier ministre, Roberts Zile, est également très social, prévoyant une baisse de l'impôt sur le revenu et une hausse des pensions et des allocations familiales.

Les conservateurs de Premier de Lettonie (LPP) défendent les valeurs familiales et se sont violemment opposés à la tenue de la Gay Pride à Riga le 22 juillet dernier. Défenseurs d'une économie libérale (la formation est favorable à l'établissement d'un impôt à taux unique de 15% pour la TVA, l'impôt sur le revenu et l'impôt sur les sociétés), le parti présente également un programme social dans lequel figure une augmentation des salaires des fonctionnaires, ainsi que des baisses d'impôts. Néanmoins, la récente alliance de Premier de Lettonie avec La Voie lettone, parti de centre-droit qui a longtemps dominé la scène politique lettone (la Voie lettone a participé à tous les gouvernements entre 1993, année de sa fondation, et 2002), rend désormais moins lisible son positionnement sur l'échiquier politique.

Parmi les partis « russophones » ou défendant les Slaves, Pour les droits de l'homme dans une Lettonie unie (PVTCL) se bat pour la définition d'un statut particulier de la langue russe et s'oppose aux propositions visant à restreindre les naturalisations. La formation souhaite que le russe soit reconnu comme langue officielle dans les municipalités où il est la langue maternelle de plus de 20% des habitants, qu'il puisse être utilisé dans l'enseignement supérieur et le système judiciaire. « Cela a été décidé depuis longtemps. Le letton est la langue officielle du pays et cette question n'est plus inscrite à l'agenda » répète le Premier ministre Aigars Kalvitis. Le PVTCL possède également un agenda très social. Il propose, dans un programme assez irréaliste, à la fois un accroissement des dépenses de l'Etat (abolition de la TVA sur les biens de première nécessité, augmentation des pensions et du salaire minimum, etc.) et une réduction des impôts. Interrogés sur le financement des mesures qu'ils préconisent, ses dirigeants déclarent que l'argent sera fourni par les fonds européens, l'abandon de certains grands projets en cours, ainsi que par une réduction des dépenses de défense. Cette dernière mesure est toutefois rendue impossible par l'adhésion de la Lettonie à l'OTAN qui l'oblige à consacrer 2% de son PIB à la défense. « Notre parti offre aux électeurs une véritable alternative aux forces politiques de droite qui, durant les 15 dernières années, ont fait de la Lettonie un Etat ethnique et corrompu » affirme l'ancienne députée du Conseil suprême de la République soviétique socialiste de Lettonie (1990-1993) et actuelle députée européenne, Tatiana Zdanoka. Rappelons que celle-ci, déclarée inéligible en 1998 pour avoir « participé aux activités du Parti communiste de Lettonie après le 13 janvier 1991 », avait été exceptionnellement autorisée par la Saeima, en janvier 2004, à se présenter aux élections européennes de juin 2004.

Concurrent direct du PVTCL, le Centre de l'harmonie (SC), successeur du Parti communiste de la République soviétique socialiste de Lettonie et dirigé par Nils Usakovs, ancien journaliste à la First Baltic Channel, se veut néanmoins plus modéré. Le parti se dit favorable à l'établissement d'un statut spécifique pour la langue russe et à ce que les écoles, accueillant des enfants issus de minorités, puissent choisir la langue dans laquelle elles dispensent leur enseignement. Il souhaite augmenter le salaire minimum, réduire l'impôt sur le revenu et propose que l'Etat abandonne certains grands projets comme, par exemple, la construction de la Bibliothèque nationale et de plusieurs salles de concerts régionales.

Pour les droits de l'homme dans une Lettonie unie et le Centre de l'harmonie se partageront les suffrages de la grande majorité des russophones aux élections législatives du 7 octobre.

Dirigé par Guntars Jirgensons, le Parti social-démocrate des travailleurs (LSDSP) tente de mobiliser les syndicats et la Fédération des retraités et de coopérer avec les formations régionales. Le parti s'est allié pour ce scrutin législatif avec le Parti du travail (DP) d'Aivars Kreituss, l'Union des chrétiens-démocrates (KDS) et la formation régionale, Lumière de Latgale (LG). La présence de partis régionalistes à des élections nationales est une première en Lettonie. Le Parti social-démocrate des travailleurs propose une augmentation du salaire minimum et la gratuité des études supérieures. « La formation est habituellement considérée comme « lettone » même si un quart de ses membres ne sont pas des « Lettons de souche ». Les électeurs lettons, qui n'ont pas oublié la coopération du parti avec Pour les droits de l'homme dans une Lettonie unie au sein du conseil municipal de Riga, se montrent très sceptiques envers le Parti social-démocrate des travailleurs. En outre, toute formation de gauche est automatiquement perçue comme russe en Lettonie » souligne Janis Ikstens.

La campagne électorale

L'Union des fermiers et des Verts (ZZS) a décidé d'accueillir sur ses listes des membres de Pour la Lettonie et Ventspils (LV), la formation d'Aivars Lemberg, maire de Ventspils. Le 20 juillet dernier, celui-ci a été accusé de corruption et de blanchiment d'argent dans des transactions ayant eu lieu entre 1993 et 1995. Il est soupçonné d'avoir reçu 453 000 lats (650 000 euro) de dividendes d'une compagnie suisse d'investissement Multinord AG. Ainars Lemberg s'est vu interdire de quitter le territoire letton et a été condamné à verser une caution d'un million de lats (1,43 million d'euro). « Je n'ai pas autant d'argent sur mon compte » a affirmé celui que le magazine Pastaiga a pourtant classé parmi les millionnaires lettons avec une fortune estimée à 51 millions de lats (73,26 millions d'euro).

Agé de 52 ans, Ainars Lemberg est la deuxième personnalité la plus populaire du pays, juste derrière la Présidente de la République, Vaira Vike-Freiberga. Lors des dernières élections locales du 13 mars 2005, il a été brillamment réélu premier magistrat de Ventspils, qu'il dirige depuis 18 ans, recueillant 72% des suffrages et dix des douze sièges de la ville. Ainars Lemberg a affirmé que la décision du procureur était politiquement motivée : « C'est bien sûr une coïncidence que la décision du procureur ait lieu le jour même et à l'heure même où l'Union des fermiers et des Verts me choisissait comme candidat au poste de Premier ministre » a t-il déclaré.

La Lettonie a été secouée, mi-mars 2006, par le scandale dit du « Jurmalagate », du nom de la ville de Jurmala, proche de la capitale Riga. A l'issue des élections locales du 13 mars 2005, un conseiller municipal a avoué avoir reçu une somme de 10 000 lats pour voter en faveur d'un candidat lors de l'élection du premier magistrat de la ville. Après enquête, les autorités chargées de la lutte contre la corruption sont remontés jusqu'à deux hommes politiques nationaux : le ministre des Transports et leader de Premier de Lettonie, Ainars Slesers, et l'ancien Premier ministre, fondateur du Parti du peuple, Andris Skele. Ainars Slesers a été démissionné par le Premier ministre Aigars Kalvitis.

Le mois suivant, le ministre de l'Economie et numéro deux de Nouvelle ère (JL), Krisjanis Karins, a été sévèrement critiqué pour sa distribution des fonds européens à différents entrepreneurs, certains membres du gouvernement demandant même qu'une enquête judiciaire soit ouverte. Le leader de Nouvelle ère, Einars Repse, a alors demandé au Premier ministre, Aigars Kalvitis, de choisir entre Premier de Lettonie (LPP) et sa formation, JL. Le Premier ministre, refusant de rompre sa coalition avec Premier de Lettonie, Einars Repse a décidé de quitter le gouvernement. Un retrait qui ne semble cependant pas avoir été du goût de l'opinion publique : la formation, qui pour beaucoup a été à l'origine de la crise, a perdu quatre points dans les enquêtes d'opinion entre mars et avril derniers. Depuis cette crise, Aigars Kalvitis est à la tête d'un gouvernement minoritaire.

Enfin, le Premier ministre a été sévèrement critiqué pour ne pas avoir demandé la démission de son ministre de l'Intérieur, Dzintars Jaundzeikars (LPP), à l'issue des incidents ayant eu lieu à Riga le jour de la Gay Pride et au cours desquels les forces de police n'avaient pas été en mesure d'assurer la sécurité des manifestants. Selon les analystes politiques, Aigars Kalvitis n'a pas voulu prendre le risque de voir les ministres appartenant à Premier de Lettonie (LPP) quitter en bloc le gouvernement et a préféré ne pas s'afficher lui-même comme trop proche des participants à la Gay Pride. « La décision du Premier ministre (de ne pas sanctionner son ministre de l'Intérieur) témoigne d'un manque de responsabilité politique » a déclaré Ilze Brands-Kehre, directrice du Centre pour les droits de l'Homme de Lettonie.

A un mois du jour du vote, Nouvelle ère (JL), en dépit de sa chute dans les sondages, reste la formation politique la plus populaire du pays. Elle est créditée de 12% des suffrages dans les dernières enquêtes d'opinion du début du mois de septembre (+1,9 point depuis juillet dernier). Le parti, dirigé par Karlis Sadurskis, est suivi de l'Union des fermiers et des Verts (ZZS) qui recueille 11,4% des intentions de vote, mais a cependant perdu des points (-2,6 points) après la nomination d'Aivars Lemberg comme candidat au poste de Premier ministre. Pour les droits de l'homme dans une Lettonie unie (PVTCL), est en troisième position avec 9,3% (+1,2 point) et le Parti du peuple en quatrième position avec 8,9% (-1 point). Enfin, l'Union pour la patrie et la liberté (TB/LNNK) devrait être représentée au Parlement, recueillant 6% des suffrages (-1,5 point).

Aucune autre formation politique n'obtiendrait plus des 5% nécessaires pour entrer à la Saeima : le Parti social-démocrate des travailleurs ne serait qu'à 3,8% et les deux alliés Premier de Lettonie (LPP) et la Voie lettone à 3,5%. Des enquêtes d'opinion à prendre toutefois avec précaution puisque, début septembre, plus d'un tiers des électeurs sont encore indécis (36%). Lors des élections législatives du 5 octobre 2002, ils n'étaient que 21% dans ce cas à un mois du scrutin.

Rappel des résultats des élections législatives du 5 octobre 2002 en lettonie

Participation : 72,49%

Source : agence france-presse

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