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Italie - Législatives

Elections législatives et sénatoriales en Italie, le point à une semaine du scrutin

Elections législatives et sénatoriales en Italie, le point à une semaine du scrutin

29/03/2006 - J-7

Cinquante millions d'Italiens sont appelés aux urnes les 9 et 10 avril prochains pour renouveler les 630 députés et les 315 sénateurs de leur Parlement. Pour la première fois depuis 1994, les parlementaires seront tous élus au scrutin proportionnel, la coalition gagnante recevant un « prix de majorité ». Deux blocs principaux s'affrontent pour ces élections législatives et sénatoriales : la Casa della Liberta, coalition libérale dirigée par l'actuel Président du Conseil, Silvio Berlusconi, et l'Unione, coalition des partis de gauche emmenée par le leader de l'opposition et ancien Président de la Commission européenne (1999-2004), Romano Prodi.

A une semaine des élections, les forces de gauche sont toujours en tête des enquêtes d'opinion même si « il Cavaliere », surnom de Silvio Berlusconi, continue de rassembler sur son nom près d'un Italien sur deux. Le dernier sondage, publié par La Repubblica le 26 mars dernier, accorde 51,7% des suffrages à l'Unione contre 46,6% à la Casa della Liberta pour les élections législatives et 51,4% contre 47,1% pour les élections sénatoriales. Interrogés sur la personnalité qu'ils préfèreraient voir à la tête du pays, plus de quatre Italiens sur dix (43,4%) répondent Romano Prodi contre 34,5% à Silvio Berlusconi. Un tiers des personnes interrogées se déclarent toujours indécises. Cette enquête d'opinion sera la dernière à être publiée avant le 9 avril, les sondages étant interdits, en Italie, deux semaines avant le vote.

Silvio Berlusconi continue à se dire confiant dans sa réélection. « Ce serait de la pure folie que de renvoyer à la maison une équipe de gouvernement qui a appris à connaître si bien l'entreprise Italie en cinq longues années. Notre gouvernement a une expérience de la machine d'Etat que personne d'autre n'a et une équipe nouvelle qui arriverait devrait repartir de zéro. Une victoire de l'opposition du centre-gauche serait le signe d'un masochisme dont les citoyens italiens ne peuvent pas faire preuve » a t-il déclaré. Le Président du Conseil a fait envoyer à onze millions de foyers italiens un magazine de 160 pages, intitulé « La vraie histoire italienne » dressant le bilan de son action gouvernementale. Il avait déjà utilisé ce procédé lors des élections législatives et sénatoriales du 13 mai 2001 en envoyant à plusieurs millions de foyers sa biographie intitulée « Une histoire italienne ».

Le Président du Conseil vit cependant une campagne électorale difficile : attaques du patronat italien contre son bilan, publication de mauvais chiffres pour l'économie du pays, démission de plusieurs de ses ministres, engagement de plusieurs intellectuels en faveur de Romano Prodi et difficultés, très inhabituelles pour le Président du Conseil, à s'imposer à la télévision, média dont il était jusqu'alors le maître incontesté. Enfin, Silvio Berlusconi doit affronter une demande de renvoi en justice pour corruption en actes judiciaires par le parquet de Milan.

Le 17 mars dernier, le Président du Conseil et le leader de l'opposition étaient invités par la Confindustria, l'organisation patronale, à s'exprimer devant 5 000 chefs d'entreprise à Vicenza (Nord-Est de l'Italie), ce qui a été l'occasion de constater l'ampleur de la rupture entre Silvio Berlusconi et le patronat italien. Le Président du Conseil, souffrant d'une lombalgie, avait d'abord annulé le rendez-vous avant de finalement se rendre au congrès que le vice-président de la Confindustria, Andrea Pininfarina, avait ouvert par les mots suivants « Pour la première fois depuis l'après-guerre, l'Italie risque de décrocher du groupe des pays les plus industrialisés ».

« Un industriel, à moins d'avoir perdu la raison, ne peut soutenir la gauche que s'il a beaucoup de cadavres dans le placard et de choses à se faire pardonner» a déclaré le Président du Conseil devant un parterre de patrons scandalisés. Il a également nié la crise qui affecterait l'Italie : « La crise, où est la crise ? Seulement dans la volonté de la gauche et de ses journaux d'inventer un déclin qui n'existe pas dans le seul but d'accéder au pouvoir », ajoutant « ce n'est pas vrai que nous nous sommes appauvris ces dernières années ; nous sommes au sommet de l'Europe pour la possession de voitures, de téléphones portables et bientôt d'ordinateurs ». Selon le Président du Conseil, les chefs d'entreprise « refusent de comprendre qu'ils seront les premières victimes de la gauche si celle-ci arrive au pouvoir ».

« L'agressivité qui le porte à dire ces nombreuses inepties inquiète étant donné que c'est l'homme qui gouverne le pays » a déclaré Diego Della Valle, PDG de Tod's et du club de football Fiorentina de la ville de Florence. Il a également demandé au Président du Conseil de « cesser de prendre les Italiens pour des analphabètes » et lui a reproché « de se lever chaque matin en étant persuadé d'être le propriétaire de l'Italie ». Diego Della Valle a d'ailleurs démissionné le 20 mars du comité exécutif de la Confindustria, « pour éviter de continuelles instrumentalisations qui pourraient faire du tort à l'association et à mes amis industriels ».

Outre les critiques de certains chefs d'entreprise, Silvio Berlusconi a dû également faire face à la publication par la Banque centrale italienne des derniers chiffres de l'économie concernant les performances de l'Italie l'année passée. Pour la troisième année consécutive, le PIB et les exportations, longtemps le point fort de l'économie de la Péninsule, sont en recul. Le PIB s'élève à 1,3% et est inférieur à celui des autres pays de la zone euro et les exportations ont reculé de trente points sur les marchés étrangers De même, le solde commercial est passé de huit milliards à trois cent vingt-neuf millions d'euro. En outre, la dette publique a augmenté en 2005 pour la première fois depuis dix ans atteignant 106,4% du PIB contre 103,8% en 2004. En un an, les dépenses des administrations publiques ont augmenté de 4%, soit deux fois plus que l'objectif qui leur avait été fixé, et atteignent 48,5% du PIB. Enfin, le nouveau gouverneur de la Banque centrale d'Italie, Mario Draghi, souligne le fort accroissement du travail précaire sur les neuf premiers mois de 2005 (49,8% des jeunes de 15 à 29 ans auraient été recrutés avec un contrat à durée déterminée). Le plus important des syndicats, la Confédération générale du travail (CGIL) a apporté son soutien aux forces de l'opposition de gauche. Devant les 1 200 délégués du quinzième congrès de l'organisation ouvrière, son leader, Gugliemo Epifani, s'est déclaré favorable à la signature d'un « pacte de législature de mille jours afin de refonder l'Italie» avec un prochain gouvernement qui serait dirigé par Romano Prodi. « Vos idées coïncident avec mon programme. Reconstruire l'Italie est un engagement qui nous rassemble. Il existe une étroite concordance de vues entre vos idées et mon programme » lui a répondu le leader de l'opposition qui sait combien il aura besoin, en cas de victoire, de s'appuyer sur les syndicats pour imposer ses vues au sein de coalition comme pour faire passer et appliquer son programme de rigueur auprès des Italiens.

Le 12 mars, le Président du Conseil a quitté le plateau du journal télévisé de la Rai 3 alors qu'il était interrogé par la journaliste Lucia Annunziata qui lui demandait pourquoi, hors de l'Italie, il était surtout connu pour son soutien au président américain George Bush dans la guerre en Irak et ses problèmes financiers et politiques. « J'exige que vous me laissiez répondre sinon je me lève et je m'en vais » lui a lancé Silvio Berlusconi avant de mettre sa menace à exécution. « Je vous demande de ne pas partir. Vous ne pouvez dicter les règles. Cela restera comme une tache dans votre carrière, vous devriez avoir honte de votre comportement. Vous ne savez pas vous comporter avec les journalistes. C'est mon émission et je décide quelles sont les questions que je pose » s'est écrié Lucia Annunziata. « Cette chaîne est une machine de guerre contre le Premier ministre » a affirmé Silvio Berlusconi. La journaliste de la Rai 3, coutumière des interviews incisives, est considérée comme proche du centre-gauche. Elle avait quitté la direction de la Rai il y a deux ans, estimant que celle-ci était devenue le relais des requêtes du gouvernement.

Le 27 mars, le leader des forces de gauche, Romano Prodi, a annoncé qu'il boycotterait désormais les trois chaînes de télévision appartenant au groupe Mediaset dirigé par Silvio Berlusconi. De son côté, l'ancien Président du Conseil, Massimo d'Alema (DS), a déclaré qu'en cas de victoire, les formations de gauche obligeraient Silvio Berlusconi à vendre les 38% de participation que possède sa famille dans Mediaset. « Mediaset est devenu un instrument partial dans la campagne électorale » a affirmé le leader des Démocrates de gauche, Piero Fassino. Selon des chiffres publiés par le Corriere della Sera, les chaînes de télévision du groupe ont consacré 10 heures, 21 minutes et 4 secondes au Président du Conseil entre le 1er janvier et le 15 mars contre 1 heure, 35 minutes et 21 secondes à Romano Prodi.

Silvio Berlusconi a affronté Romano Prodi, le 14 mars dernier lors d'un débat télévisé de 90 minutes. L'émission était dirigée par un responsable de la rédaction de la Rai ; les deux candidats étaient alternativement interrogés par deux directeurs de quotidiens et chacun disposait de deux minutes et demie pour répondre avait interdiction d'interpeller directement son adversaire. La Rai s'était engagée à ne pas filmer un candidat quand l'autre était en train de s'exprimer. Les questions socioéconomiques ont figuré au cœur de l'émission. Silvio Berlusconi s'est appliqué à défendre le bilan de son gouvernement en dressant la liste des réformes entreprises au cours des cinq dernières années « dix fois plus nombreuses que durant les cinq gouvernements de gauche précédents », ainsi que les grands travaux qu'il a mis en oeuvre. Le Président du Conseil a mis en garde sur le fait que « si la gauche gagne, ils bloqueront tous les chantiers parce que 20% de la coalition, les Verts, Refondation communiste, les altermondialistes sont contre la modernisation ». Romano Prodi lui a répondu en affirmant que « les grands chantiers ne sont pas terminés et pas financés » et que « la politique démagogique doit cesser (...) Vous diffusez pessimisme et catastrophisme en suscitant la peur chez les Italiens » a-t-il souligné plaidant pour « le respect de l'éthique du devoir ».

Seize millions d'Italiens ont suivi le face-à-face entre les deux hommes, soit un taux d'audience de 56,75%. Quatre téléspectateurs sur dix ont considéré que le leader des forces de gauche avait remporté le duel qui l'opposait au Président du Conseil (42% contre 35,6% à Silvio Berlusconi). Enfin, 27% estiment que le débat s'est conclu sur un mach nul. Un deuxième débat est prévu sur la Rai 1 le 3 avril prochain.

Le 10 mars, Silvio Berlusconi a dû faire face à la démission de son ministre de la Santé, leader d'Alliance nationale, Francesco Storace, accusé d'avoir tenté d'espionner Alessandra Mussolini (Alternative sociale) et Piero Marazzo, ancien journaliste de la Rai représentant des forces de gauche, candidats contre lui à la présidence du Latium lors des élections régionales des 2-3 et 17-18 avril 2005. Le ministre est accusé d'avoir loué les services de onze détectives privés spécialisés dans l'espionnage industriel pour discréditer ses adversaires lors de ce scrutin. Cette tentative de dénigrement a été révélée par des écoutes téléphoniques. « Le simple soupçon que j'ai pu orchestrer une manœuvre politique contre les adversaires me fait mal et m'indigne. Je ressens, plus que quiconque, le droit de savoir la vérité dans les délais les plus brefs, parce que rien n'est plus important que mon honneur personnel et politique » a déclaré Francesco Storace qui a également invoqué « le devoir de ne pas exposer sa famille politique et le gouvernement » et sa « volonté de ne pas être instrumentalisé par la gauche». Les élections régionales de 2005 avaient vu la victoire de Piero Marazzo. Cette démission est la deuxième en trois semaines depuis le départ, le 18 février dernier, du ministre des Réformes, Roberto Calderoli (Ligue du Nord), qui avait choqué de nombreux Italiens par ses déclarations racistes et ses critiques contre l'islam en arborant un tee-shirt orné de l'une des caricatures controversées du prophète Mahomet publiée dans le journal danois Jyllands-Posten. Silvio Berlusconi a décidé de ne pas remplacer Francesco Storace et d'assumer lui-même les fonctions de ministre de la Santé.

Enfin, les juges Fabio de Pasquale et Alfredo Robledo du parquet de Milan ont demandé le renvoi en justice pour corruption en actes judiciaires de Silvio Berlusconi et de l'avocat d'affaires britannique David Mills, époux de la ministre britannique de la Culture, des Médias et du Sport, Tessa Jowell. Cette requête du parquet équivaut à une procédure d'inculpation et il revient maintenant au juge des audiences préliminaires de déterminer s'il y a matière à procès, une opération qui devrait prendre plusieurs mois. Cette inculpation émane d'une autre procédure judiciaire en cours dans laquelle Silvio Berlusconi est soupçonné de fraude fiscale dans le rachat de droits cinématographiques par son groupe audiovisuel Mediaset (gonflement artificiel des prix via des sociétés intermédiaires résidant dans des paradis fiscaux). Le parquet de Milan soupçonne David Mills, impliqué dans la création de sociétés off shore et l'ouverture de comptes bancaires dans des paradis fiscaux pour le compte de la Fininvest, holding de Silvio Berlusconi, d'avoir reçu, en 1997, plus de 500 000 euro de la Fininvest en échange de faux témoignages en faveur de Silvio Berlusconi lors de deux procès à la fin des années quatre vingt dix. Sommé par le fisc britannique de justifier la provenance de cette somme, qui aurait servi au couple à rembourser un prêt immobilier qu'ils avaient contracté, David Mills aurait confié qu'il s'agissait « d'un cadeau » en échange de ses témoignages bienveillants avant de se rétracter. David Mills et Silvio Berlusconi affirment tous deux que cette somme ne provenait pas de la Fininvest. Le 11 mars dernier, David Mills et Tessa Jowell ont annoncé leur séparation et la ministre a reçu le soutien de Tony Blair.

Les proches du Président du Conseil ont dénoncé « une offensive calculée » des magistrats. « Encore une fois, et juste à la veille des élections, certains magistrats renoncent volontairement à la recherche de la vérité pour poursuivre des buts politiques » a déclaré Sandro Bondi, coordonnateur national de Forza Italia. « En pleine campagne électorale, le parquet rejette une demande légitime de supplément d'information alors que nous proposons d'interrompre les temps de prescription pour ne pas retarder la procédure. Je vous laisse tirer les conclusions de ce choix » a souligné Nicollo Ghedini, avocat de Silvio Berlusconi et député de Forza Italia. Les magistrats du parquet de Milan ont justifié leur intervention par la crainte d'une prescription ; le Président du Conseil a en effet récemment réduit de moitié les délais de classement des dossiers pour faux en écriture.

Ces dernières semaines de campagne ont vu l'engagement d'intellectuels en faveur des forces de gauche. « Le Caïman » du cinéaste Nanni Moretti est sorti le 24 mars dernier dans 380 salles de la Péninsule. Le film raconte l'histoire d'une jeune réalisatrice qui ne parvient pas à trouver d'acteur pour tenir le rôle de Silvio Berlusconi. « Espérons que Le Caïman soit utile et non nuisible à la campagne électorale » a indiqué Romano Prodi. L'hebdomadaire de gauche Diario a offert à ses lecteurs un DVD intitulé « Il était une fois Silvio » dont son directeur, Enrico Deaglio, déclare qu'il s'agit d'une chronique de cinq années de gouvernement du Président du Conseil « à la manière de Michael Moore ». Un autre hebdomadaire, L'Espresso, a diffusé le film d'un jeune réalisateur allemand intitulé « Bye bye Berlusconi ». L'écrivain Umberto Eco, qui vient de publier « A pas de crevette », critique du « populisme » de Silvio Berlusconi, apporte son soutien à la coalition de gauche : « Nous sommes face à un rendez-vous dramatique. Depuis 2001, l'Italie a chuté d'une manière désastreuse en ce qui concerne le respect des lois et de la Constitution, dans le domaine économique et en ce qui concerne son prestige international. Si nous devions avoir cinq années supplémentaires de gouvernement de Silvio Berlusconi, alors le déclin de notre pays serait inexorable et peut-être ne pourrions nous plus nous en remettre » L'écrivain n'a pas hésité à déclarer qu'il pourrait quitter l'Italie en cas de victoire de Silvio Berlusconi.

Ces élections mobilisent aussi hors des frontières de la Péninsule. Ainsi, le 1er mars dernier, Silvio Berlusconi a été invité aux Etats-Unis par le président George Bush ; il a eu le privilège, rare pour un Chef de gouvernement étranger, de prononcer un discours devant le Congrès américain, diffusé intégralement par de nombreuses chaînes de télévision italiennes. Le Président des Etats-Unis a également dépêché auprès de Silvio Berlusconi son conseiller en communication et artisan de sa propre victoire en novembre 2004, Karl Rove. Pour la première fois cette année, les trois millions et demi d'Italiens résidant à l'étranger pourront voter aux élections législatives et sénatoriales. Ils seront désormais représentés par douze députés et six sénateurs.

Les Verts et Refondation communiste présenteront près de la moitié de femmes parmi les candidats de leurs listes, les Démocrates de gauche 30% et la Margherita environ 20%. Les forces gouvernementales sont les mauvais élèves en matière de féminisation des listes. Avec 11,5% de femmes députées et 8,1% de sénatrices, l'Italie est classée au quatre vingt neuvième rang mondial et au vingt-troisième rang de l'Union européenne pour la représentation des femmes au Parlement par l'Union interparlementaire (UIP). La ministre de l'Egalité des chances, Stefania Prestigiacomo, qui est l'une des trois femmes du gouvernement de Silvio Berlusconi, n'est pas parvenue à faire voter sa loi sur la parité, certes adoptée par le Sénat le 9 février dernier quelques heures seulement avant la dissolution du Parlement, mais qui n'a pas de fait pu être examinée devant la Chambre des députés.

La campagne électorale est si rude et tendueque le 24 mars dernier, le Président de la République Carlo Azeglio Ciampi, a lancé un appel au calme à l'ensemble des hommes politiques. « La véritable passion civique s'exprime et est convaincante lorsqu'elle aborde des problèmes concrets et fait progresser des projets qui règlent les problèmes de l'Italie, certainement pas lorsque l'on hausse le ton. Il serait préférable au contraire de le baisser » a souligné le Chef de l'Etat. L'ensemble de la classe politique a salué cet appel.
Directeur de la publication : Pascale JOANNIN
Les auteurs
Corinne Deloy
Chargée d'études au CERI (Sciences Po Paris), responsable de l'Observatoire des élections en Europe à la Fondation Robert Schuman
Fondation Robert Schuman
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