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Macédoine - Législatives

Elections législatives en Macédoine, 5 juillet 2006

Elections législatives en Macédoine, 5 juillet 2006

08/06/2006 - Bilan

Le 5 juillet prochain, les Macédoniens sont appelés à renouveler leur Parlement. Les élections législatives se dérouleront le premier jour du calendrier prévu pour ce scrutin puisque le Premier ministre, Vlado Buckovski (Union social-démocrate de Macédoine, SDSM), avait en effet le choix de fixer la tenue du scrutin entre le 5 juillet et le 3 octobre. Le choix, le 18 avril dernier, de la date du 5 juillet par le Premier ministre, accusé par l'opposition de jouer avec le calendrier électoral, a fait l'objet d'une polémique. La date choisie permet en tout cas au gouvernement, qui explique son choix en affirmant qu'il souhaite que le dernier trimestre de l'année soit consacré à la mise en place des réformes, de repousser ces mêmes réformes, indispensables mais impopulaires. Les partis au pouvoir bénéficient d'un soutien populaire qui s'étiole de mois en mois comme le montrent les enquêtes d'opinion. Selon Ibrahim Mehmeti, directeur de l'organisation non-gouvernementale « Recherche pour un terrain commun », le gouvernement a commis une erreur en n'organisant pas d'élections anticipées en décembre dernier après la décision du Conseil européen de décembre 2005 d'accorder à la Macédoine le statut de pays candidat à l'Union européenne, une adhésion ardemment souhaitée par les autorités comme par les Macédoniens. « A mesure que le temps passe et que la date de l'obtention du statut s'éloigne dans le passé, l'Union social-démocrate de Macédoine perd des points » souligne Ibrahim Mehmeti.

Le système politique



La Sobranie, Chambre unique du Parlement, compte 120 membres, élus au scrutin proportionnel pour quatre ans. Pour les élections législatives, la Macédoine est divisée en six circonscriptions élisant chacune vingt députés.



Treize formations politiques sont représentées dans l'actuel Parlement :

- l'Union social-démocrate (SDSM), parti actuellement au pouvoir et dirigé par le Premier ministre, Vlado Buckovski. Successeur de la Ligue des communistes au pouvoir dans l'ex-République yougoslave de Macédoine, il compte 43 députés ;

- l'Organisation révolutionnaire-Parti démocratique pour l'unité nationale (VMRO-DPMNE), fondée en 1990 par l'écrivain nationaliste et ancien Premier ministre (1998-2002) Ljubco Georgievski et dirigée, depuis un an, par Nikola Gruevski, est la principale formation d'opposition. Située à droite sur l'échiquier politique, elle compte 28 élus ;

- le Parti libéral démocrate (LDP), créé en 1997 et dirigé par Risto Penov, compte 12 députés ;

- l'Union démocratique pour l'intégration (DUI-BDI), dirigé par Ali Ahmeti et membre de l'actuelle coalition gouvernementale. Le parti, qui a succédé à l'UCK (Ustria Clirimtare Kombetäre, acronyme identique à celui de l'Armée de libération du Kosovo officiellement démantelée en 1999) qui a mené la guérilla contre les forces macédoniennes en 2001, compte 16 élus ;

- le Parti démocratique albanais (PDA-PDSh), dirigé par son fondateur (en 1995) Arben Xhaferi, compte 7 députés ;

- le Parti libéral (LPM), créé en 2000 par des dissidents du Parti libéral-démocrate et dirigé par Stojan Andov, compte 5 élus ;

- le Parti démocrate turc (DPT) compte 2 députés ;

- la Ligue démocratique des Bosniaques (DLB) compte 2 élus ;

- le Parti de la prospérité démocratique (PPD-PDP), dirigé par Abduladi Veiseli, possède 2 députés

- le Parti uni des Roms (OPRM) compte 1 élu ;

- Le Parti démocratique des Serbes (DPS), dirigé par Ivan Stoiljkovic, compte 1 député ;

- le Parti socialiste (SPM) compte 1 élu ;

- le Parti national démocrate (NDP) compte 1 député.

Le système électoral garantit la représentation des minorités, notamment albanophones. En outre, un nouveau code électoral a été adopté en avril dernier qui stipule que la Commission électorale sera désormais dirigée par un membre de l'opposition et que l'influence des représentants du gouvernement en son sein sera réduite.


La Macédoine depuis 2002



La Macédoine est, depuis les dernières élections législatives du 15 septembre 2002, gouvernée par une coalition gouvernementale dirigée par Vlado Buckovski, et rassemblant l'Union social-démocrate, le Parti libéral démocrate et l'Union démocratique pour l'intégration.

Le 24 août 2004, le Parlement votait la loi sur le nouveau découpage des municipalités, faisant passer les communes de 123 à 84. Cette loi a suscité de nombreuses réprobations et notamment une contestation par un grand nombre de Macédoniens du rattachement de la capitale Skopje à deux municipalités albanophones, Saraj et Kondovo. Avec ce nouveau découpage, la proportion d'albanophones vivant dans la capitale devenait supérieure à 20% faisant de l'Albanais la deuxième langue officielle. Le rejet de cette nouvelle loi par l'opposition, qui estimait qu'elle favorisait trop la minorité albanophone, a conduit le gouvernement à organiser un référendum le 7 novembre 2004 après qu'une organisation non gouvernementale, le Congrès mondial macédonien dirigé par Todor Petrov, fût parvenue à rassembler 180 545 signatures, soit plus que les 150 000 exigées par l'article 73 de la Constitution pour convoquer un référendum (dans les six mois suivant le début de la collecte des signatures). Les formations gouvernementales et albanophones avaient appelé au boycott de cette consultation populaire et sont donc sorties victorieuses puisque le référendum a été invalidé faute d'une participation suffisante. Celle-ci s'est en effet élevée à 26,58% alors qu'elle doit obligatoirement dépasser les 50% d'inscrits pour que le scrutin soit déclaré valide. La reconnaissance par les Etats-Unis, le 4 novembre 2004, du pays sous le nom de Macédoine a sans doute joué en faveur de l'échec du référendum, une majorité de Macédoniens ayant probablement estimé qu'une nouvelle division, toujours potentiellement dangereuse dans le pays, pouvait remettre en cause le succès qu'ils venaient d'obtenir au niveau international.

Les 13 et 27 mars 2005 ont eu lieu les élections municipales, reportées à cause du référendum. Elles ont vu la victoire de l'Union social-démocrate qui a remporté 37 des 84 villes (contre 21 pour l'Organisation révolutionnaire-Parti démocratique pour l'unité nationale) et, dans les régions albanophones, la domination de l'Union démocratique pour l'intégration (14 municipalités, contre 2 pour le Parti démocratique albanais qui se présentait allié au Parti de la prospérité démocratique). Skopje, qui regroupe environ le quart de la population macédonienne, a élu à sa tête, Trifun Kostovski, homme d'affaires indépendant qui a décidé de se lancer en politique.

Le scrutin a été marqué par de nombreuses irrégularités (intimidation des électeurs, bourrage des urnes, etc.), notamment dans les régions à population albanaise, ce qui a obligé 20 municipalités et 885 bureaux de vote à organiser un troisième tour le 10 avril 2005.


La campagne électorale



Les formations albanophones, toujours divisées, font campagne en insistant sur le fait qu'elles sont soutenues par l'Albanie et le Kosovo, ce qui n'est pas sans leur être reproché par certains de leurs partisans qui préfèreraient que les partis travaillent à résoudre les problèmes qui se posent en Macédoine plutôt que de se rendre en Albanie ou au Kosovo pour y faire des déclarations sur la stabilité des Balkans. « La solution à nos problèmes, si elle existe, ne peut être trouvée qu'ici en Macédoine, et non pas en Albanie ou au Kosovo » déclare Ibrahim Mehmeti. Deux formations albanophones, l'Union démocratique pour l'intégration et le Parti de la prospérité démocratique, ont signé, le 28 mai dernier, une déclaration de pré-coalition en vue des élections législatives. Le document met en avant l'intégration future de la Macédoine dans l'Union européenne. Les deux partis s'engagent à participer de façon juste et non-violente au processus électoral.

Trois nouvelles formations politiques ont récemment vu le jour. Le Nouveau parti social-démocrate ((NSDP), parti de gauche créé à partir d'une scission de l'Union social-démocrate et du Parti libéral-démocrate ; le Parti pour le renouveau démocratique (DOM), formé par des dissidents du Parti libéral-démocrate ; et enfin le Parti pour un avenir européen (PEI), fondé par des intellectuels et des hommes d'affaires, qui se définit comme une formation centriste et oeuvrant pour tous les citoyens, indépendamment de leurs origines. L'amélioration du processus électoral en Macédoine, le développement économique des régions les moins développées du pays, une rapide intégration euro-atlantique du pays, la réduction du taux de chômage et le développement des investissements étrangers figurent parmi les objectifs de cette formation présidée par Fijat Canovski et qui a établi des listes de candidats parmi lesquelles ne figure aucune personnalité ayant déjà exercé des responsabilités politiques.

Les leaders de huit formations politiques (l'Union social-démocrate, l'Union démocratique pour l'intégration, l'Organisation révolutionnaire-Parti démocratique pour l'unité nationale, le Parti démocratique albanais, le Parti libéral-démocrate, l'Organisation révolutionnaire-Parti du peuple (VMRO-NP), le Parti libéral (LP), le Nouveau Parti social-démocrate) ont signé, le 18 mai dernier, une déclaration pour assurer des élections justes et démocratiques et pour condamner tout acte de violence, d'intimidation et d'activités non-démocratiques et dénoncer ces dernières comme contraires aux intérêts du pays.

Le Président de la République, Branko Crvenkovski (SDSM), a déclaré que « la qualité des élections est plus importante que le vainqueur ». « D'avoir atteint un large consensus sur toutes ces décisions – la déclaration d'engagement signée par les formations politiques- est un encouragement et envoie un signal positif aux citoyens macédoniens comme à la communauté internationale, ce qui est une bonne chose. Mais ceci n'est qu'un début et pour pouvoir véritablement parler de succès, nous devons remplir notre mission jusqu'au bout. Je n'ai pas l'illusion de croire que cette déclaration seule garantisse que le but soit atteint, mais j'aime à croire que chacun d'entre nous a signé le texte en toute responsabilité et avec une volonté politique et une responsabilité sincères » a souligné le Chef de l'Etat.

L'ambassadeur de l'Union européenne auprès de la Macédoine, Erwan Fouere, a averti les hommes politiques que la tenue d'élections justes et démocratiques était essentielle pour l'avenir du pays. « Je suis sûr que le pays a la capacité d'organiser des élections justes et démocratiques. Vous avez toutes les institutions pour le faire, tout ce qu'il vous faut maintenant, c'est la volonté politique. Les formations politiques doivent abandonner leurs anciennes façons de penser et d'agir. Il serait dommageable qu'il y ait des irrégularités car ce sont les citoyens qui en paieraient le prix » a t-il déclaré. « La première chose que vous avez à faire est d'assurer un scrutin en parfaite concordance avec les critères de l'Organisation de sécurité et de coopération en Europe (OSCE) » a souligné Karel de Gucht, ministre belge des Affaires étrangères, président en exercice de l'OSCE. « L'adoption en mars dernier d'un nouveau code électoral est encourageant. Mais nous savons tous qu'il ne s'agit pas seulement de mettre en place des instruments qui fonctionnent mais bien plutôt d'une affaire de volonté politique » a-t-il affirmé. « La principale raison pour laquelle le pays doit organiser des élections libres et justes n'est pas à cause de l'Union européenne ou de l'OTAN mais parce les citoyens macédoniens le méritent » a renchéri Carlos Pais, ambassadeur de l'OSCE à Skopje.


La Macédoine et l'Europe



La Macédoine a obtenu, en décembre 2005, le statut de pays candidat à l'Union européenne. « Ce n'est pas un cadeau mais la reconnaissance du rôle joué par la Macédoine dans la stabilisation des Balkans, de ses progrès sur le chemin vers la démocratie et un Etat multiethnique et multiculturel » soulignait alors le président du Parlement européen, Josep Borrell. « Vous avez accueilli plus de 360 000 réfugiés qui ont fui le nettoyage ethnique à l'œuvre dans les Etats voisins et le dévouement dont vous avez fait preuve dans la mise en oeuvre des accords d'Ohrid vous ont donné droit à être candidat » ajoutait-il.

Indépendante depuis 1991, la Macédoine est la seule des Républiques fédérées à ne pas avoir pris part aux conflits qui, ces dernières années, ont ensanglanté l'ex-Yougoslavie. L'adhésion à l'Union européenne figure parmi les priorités de l'ensemble des formations politiques, elle est également plébiscitée par tous les Macédoniens. Selon une enquête d'opinion réalisée en décembre 2005, en cas de référendum, 92% de la population voteraient en faveur de l'adhésion du pays à l'Union européenne. En outre, 57,2% des personnes interrogées déclarent que l'entrée du pays dans l'UE est de la plus haute importante pour elles. Mais les obstacles à surmonter sont encore nombreux et le chemin devrait être long. Rappelons que le statut de candidat ne se traduit pas automatiquement par une ouverture de négociations d'adhésion, celle-ci restant conditionnée aux capacités du pays à poursuivre les réformes comme à celles de l'Union européenne d'accueillir de nouveaux membres. En décembre dernier, le Danemark, la France et les Pays-Bas avaient d'ailleurs exprimé des réserves à l'octroi du statut de pays candidat à la Macédoine. « L'élargissement de l'Union européenne est notre objectif et personne ne peut empêcher les pays des Balkans d'avoir une perspective européenne » a cependant déclaré Javier Solana, Haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) de l'Union européenne.

Les négociations de la Macédoine avec l'Union européenne ne devraient pas commencer avant le début de l'année 2008 même si le Premier ministre Vlado Buckovski a récemment déclaré « être optimiste » et croire « que les négociations démarreront en 2007 ». « Les choses ne dépendent que de nous. Nous avons une liste de projets prioritaires que nous allons mener à bien. A la fin de cette liste figure la tenue d'élections législatives justes et démocratiques » a-t-il ajouté. Le Commissaire européen à l'élargissement, Olli Rehn, a souligné que la Macédoine n'était pas prête à débuter des négociations, ajoutant que les élections législatives constitueront un test pour la maturité démocratique du pays tout comme le sont l'état de l'économie ou encore celui des télécommunications, considérés comme des priorités dans le cadre du partenariat avec l'Union européenne.

En outre, la Macédoine doit impérativement achever la mise en place des réformes prévues par les accords d'Ohrid (13 août 2001) signées entre les deux communautés, macédonienne et albanophone, du pays pour mettre un terme aux affrontements. Ces accords portaient sur quatre points : la reconnaissance de l'albanais (langue maternelle d'environ un quart de la population macédonienne) comme langue officielle dans les zones où la population albanophone représente au moins 20% de la population ainsi que l'autorisation de l'albanais au Parlement comme dans l'enseignement supérieur et la rédaction des lois en macédonien et en albanais ; le renforcement des pouvoirs locaux de la minorité albanophone et l'augmentation de 23% du nombre de policiers albanophones au sein des forces de l'ordre ; l'amendement de la Constitution en vue d'une reconnaissance de droits élargis à la population albanophone ; le désarmement de la guérilla de l'UCK et l'amnistie des rebelles n'ayant pas commis de crimes susceptibles de relever du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie.

A ce jour, la population albanophone reste sous-représentée au sein des institutions, la réforme de la police est inachevée et le projet de loi sur la langue, très impopulaire auprès des Macédoniens, a été retardé. Le Premier ministre Vlado Buckovski a affirmé, en réponse aux demandes de Javier Solana, que la loi sur la police serait votée en octobre prochain. Les Albanophones représentent 25,17% de la population du pays qui se compose également de 66,6% de Macédoniens, 4% de Turcophones, 2,2% de Roms et 2,1% de Serbes (chiffres du dernier recensement effectué en 2002).

Le souvenir des dernières élections locales des 13 et 27 mars 2005 fait craindre pour le bon déroulement du scrutin législatif. « Les problèmes des élections municipales de l'an passé doivent être dépassés » a averti Josep Borrell, qui a précisé « Toute notre attention sera dirigée vers la Macédoine et la façon dont elle conduira ses élections législatives de façon juste et démocratiques selon les critères de l'OSCE ». Jaap de Hoop Scheffer, secrétaire général de l'OTAN, a également prévenu les autorités du pays qu'elles devaient être en mesure d'assurer la transparence des prochaines élections législatives. La Macédoine est, depuis novembre 2001, un membre potentiel de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord. Au sommet d'Istanbul de juin 2004, l'OTAN a reconnu que le pays remplissait les conditions requises pour devenir membre à part entière de l'organisation. Les observateurs s'attendent à ce que la Macédoine soit admise dans l'OTAN lors du sommet qui se tiendra à Riga en novembre prochain ou, au plus tard, en 2007.

Le Premier ministre, Vlado Buckovski, a affirmé qu'après les élections législatives, la Macédoine intensifiera les pourparlers avec la Grèce au sujet de l'appellation du pays, ce qui, a t-il aussitôt précisé, ne signifie pas que la Macédoine soit prête à changer de nom. La Grèce conteste au pays le droit de s'appeler Macédoine estimant que ce nom appartient à son histoire nationale, l'une des provinces du pays portant ce même nom. Rappelons que la Bulgarie voisine possède également une région appelée Macédoine et que Sofia a cependant été le premier pays à reconnaître la République de Macédoine. La Macédoine compte beaucoup pour cette question du nom, qui fait obstacle à son adhésion définitive à l'Organisation des Nations Unies (ONU), sur le soutien des Etats-Unis, qui ont reconnu le pays sous le nom de Macédoine le 4 novembre 2004, non sans provoquer la colère d'Athènes. Le pays a été admis à l'ONU en avril 1993 sous le nom provisoire d'ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM ou FYROM en anglais).

La question ethnique, le statut encore indéterminé du Kosovo et la faiblesse de l'économie (près d'un tiers de la population active est sans emploi) sont les problèmes les plus importants auxquels la Macédoine doit faire face. Les dernières enquêtes d'opinion donnent un léger avantage à l'Organisation révolutionnaire-Parti démocratique pour l'unité nationale (VMRO-DPMNE) qui devance l'Union social-démocrate (SDSM). En ce qui concerne les partis albanophones, l'Union démocratique pour l'intégration (DUI-BDI) demeure la formation la plus populaire et remporterait deux fois plus de voix que le Parti démocratique albanais (PDA-PDSh).


Rappel des résultats des élections législatives du 15 septembre 2002 :



Participation : 73,5%

source : agence d'information macédonienne (mia)
Directeur de la publication : Pascale JOANNIN
Les auteurs
Corinne Deloy
Chargée d'études au CERI (Sciences Po Paris), responsable de l'Observatoire des élections en Europe à la Fondation Robert Schuman
Fondation Robert Schuman
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